Né à Marseille en 1876, Victor Méric (Henri Coudon de son vrai nom) rejoint rapidement Paris où il fréquente les artistes bohèmes de Montmartre et les milieux anarchistes. Il milite alors dans les meetings et les salles de rédaction et collabore au journal "Le Libertaire" fondé en 1895 par Sébastien Faure. Antimilitariste farouche, il prend part à l'Association internationale antimilitariste, une organisation qui appelle à la désertion.
En 1907, le socialiste Gustave Hervé fonde "La Guerre sociale", un journal antimilitariste où se côtoient socialistes révolutionnaires et anarchistes. Victor Méric y participe, aux côtés notamment de Miguel Almereyda, Charles Malato, Emile Pouget, et d'un certain Jean De Boë que l'on retrouvera mêlé à l'histoire des bandits tragiques. Parallèlement, il publie dans "Les Hommes du jour", une série périodique de portraits acérés dont certains lui vaudront la prison.
En 1917, la révolution russe enflamme le coeur des révolutionnaires. Et la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), à laquelle appartient Victor Méric, se divise sur la question de son adhésion à l'Internationale communiste, ou IIIe Internationale, fondée par Lénine. En 1920, une majorité vote l'adhésion et fonde un nouveau parti, la Section française de l'Internationale communiste (SFIC), ancêtre du Parti communiste français.
Victor Méric est alors élu au comité directeur de ce nouveau parti, et collabore à "L'Humanité" qui en est l'organe officiel. Mais très vite l'autorité russe qui dirige l'Internationale communiste pèse à la sensibilité libertaire de Méric. Il s'insurge de plus en plus contre la discipline imposée et sera finalement exclu du parti en 1923. Il s'investit alors dans l'Union socialiste communiste qui regroupe des dissidents de la SFIC.
Victor Méric ne cesse cependant pas d'écrire. Il publie ainsi plusieurs ouvrages, essais et littérature, où il peut librement s'exprimer : "Les Bandits tragiques" en 1926, "Le Crime des vieux" en 1927, "La Der des der" en 1928, "Les Compagnons de l'escopette" en 1930, "A travers la jungle politique et littéraire", deux séries parues en 1930 et 1931, "La Guerre qui revient : fraîche et gazeuse" en 1932.
Il poursuit en outre son militantisme pacifiste en fondant en 1931 la Ligue internationale des combattants de la paix ainsi qu'un journal, "La Patrie humaine". Mais le cancer ne lui laisse guère de temps et Victor Méric meurt à l'automne 1933.
En 1907, le socialiste Gustave Hervé fonde "La Guerre sociale", un journal antimilitariste où se côtoient socialistes révolutionnaires et anarchistes. Victor Méric y participe, aux côtés notamment de Miguel Almereyda, Charles Malato, Emile Pouget, et d'un certain Jean De Boë que l'on retrouvera mêlé à l'histoire des bandits tragiques. Parallèlement, il publie dans "Les Hommes du jour", une série périodique de portraits acérés dont certains lui vaudront la prison.
En 1917, la révolution russe enflamme le coeur des révolutionnaires. Et la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), à laquelle appartient Victor Méric, se divise sur la question de son adhésion à l'Internationale communiste, ou IIIe Internationale, fondée par Lénine. En 1920, une majorité vote l'adhésion et fonde un nouveau parti, la Section française de l'Internationale communiste (SFIC), ancêtre du Parti communiste français.
Victor Méric est alors élu au comité directeur de ce nouveau parti, et collabore à "L'Humanité" qui en est l'organe officiel. Mais très vite l'autorité russe qui dirige l'Internationale communiste pèse à la sensibilité libertaire de Méric. Il s'insurge de plus en plus contre la discipline imposée et sera finalement exclu du parti en 1923. Il s'investit alors dans l'Union socialiste communiste qui regroupe des dissidents de la SFIC.
Victor Méric ne cesse cependant pas d'écrire. Il publie ainsi plusieurs ouvrages, essais et littérature, où il peut librement s'exprimer : "Les Bandits tragiques" en 1926, "Le Crime des vieux" en 1927, "La Der des der" en 1928, "Les Compagnons de l'escopette" en 1930, "A travers la jungle politique et littéraire", deux séries parues en 1930 et 1931, "La Guerre qui revient : fraîche et gazeuse" en 1932.
Il poursuit en outre son militantisme pacifiste en fondant en 1931 la Ligue internationale des combattants de la paix ainsi qu'un journal, "La Patrie humaine". Mais le cancer ne lui laisse guère de temps et Victor Méric meurt à l'automne 1933.









