Insaisissable vivant. Une sémio-anthropologie de l'art

Par : Anne Beyaert-Geslin
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  • Nombre de pages141
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.3 kg
  • Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 0,8 cm
  • ISBN978-2-84287-882-5
  • EAN9782842878825
  • Date de parution20/06/2024
  • CollectionSemiotica Viva
  • ÉditeurPULIM

Résumé

La crise écologique suscite un réveil de la sensibilité. Elle nous invite à observer les végétaux et les animaux pour envisager d'autres manières d'être vivant que la nôtre et saisir le souffle de la vie qui nous lie à eux. Mais peut-on saisir le vivant ? Les langages ne sont-ils pas des constructions qui, capables de "dire" les mille et une choses du monde, les laissent toujours intouchées ? Cet essai assume l'aporie de l'anthropomorphisme et fait dialoguer la sémiotique, l'anthropologie et les théories de l'art pour évaluer la capacité des langages visuels (peinture, photographie, installation, etc.) à saisir le vivant.
Il décline trois régimes de l'énonciation artistique : la représentation qui ajoute seulement un effet de vie au simulacre d'une présence, l'ostension qui présentifie l'existant non humain lui-même et, via l'agence, le fait rayonner en tant qu'oeuvre, et l'instauration qui restitue cette présence vive et évolutive. Accessible aux non-sémioticiens, la discussion théorique alterne avec des analyses d'oeuvres (C.
Soutine, G. Penone, G. Hauray, en particulier) qui précisent la relation construite avec le vivant. Parcourir l'histoire de l'art naturaliste à partir de ses motifs pour préciser notre relation aux plantes et aux bêtes nous porte aux lisières statutaires de l'art, là où il touche à l'horticulture ou à l'entomologie, notamment, là aussi où le vivant, réclamant ses droits, requalifie le médium pour privilégier toujours la performance.

L'éditeur en parle

L'ouvrage détaille les façons dont l'art naturaliste a dépeint végétaux et animaux et constate les limitations des langages visuels. La sémiotique visuelle dialogue avec l'anthropologie et les théories de l'art pour décliner trois régimes de l'énonciation artistique : la représentation, l'ostension et l'instauration. Des analyses d'oeuvres (C. Soutine, G. Penone, G. Hauray...) précisent la relation construite avec le vivant.
Anne Beyaert-Geslin est professeur en Sciences de l'information et de la communication (sémiotique) à l'université Bordeaux Montaigne et Présidente de l'Association française de sémiotique (AFS). Elle coordonne la revue et la collection Visible aux Presses universitaires de Limoges. Elle a dirigé vingt-cinq numéros de revue et ouvrages collectifs, publié environ deux cents articles de sémiotique visuelle et de sémiotique du design, ainsi que cinq ouvrages personnels : L'image préoccupée, Hermès-Lavoisier, 2009 ; Sémiotique du design, Presses universitaires de France, 2012 ; Sémiotique des objets.
La matière du temps, Presses universitaires de Liège, 2015 ; Sémiotique du portrait. De Dibutade au selfie, De Boerk, 2017 et L'invention de l'Autre. Le Juif, le Noir, le paysan, l'Alien, Garnier, 2021.