Court traité de complotologie - Suivi de Le "complot judéo-maçonnique" : fabrication d'un mythe apocalyptique moderne

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Résumé

L'histoire universelle est remplie de complots réels, qui ont abouti ou échoué. Mais elle est aussi pleine de complots fictifs ou imaginaires attribués à des minorités actives (francs-maçons, jésuites, Juifs, lobbies) ou aux autorités en place (gouvernements, services secrets, etc). Ces entités, supposées , maléfiques et dotées de très grands pouvoirs, sont des objets de croyances collectives depuis plus de deux siècles.
Les schémas anciens, qui ont beaucoup servi au XXe siècle, ne cessent d'être réinvestis : ils traduisent un état psychosocial qui mérite d'être observé et analysé. Dans un monde de fortes incertitudes et de peurs, où l'adhésion aux "grands récits" a faibli, la multiplication des représentations ou des récits conspirationnistes, ainsi que leur diffusion rapide et leur banalisation, est un phénomène remarquable, mais aisément explicable : ces récits, si délirants puissent-ils paraître, présentent l'avantage de rendre lisibles les événements.
Ils permettent ainsi d'échapper au spectacle terrifiant d'un monde chaotique dans lequel tout semble possible, à commencer par le pire. D'où l'engouement pour ces récits et leur succès public, marquant l'entrée dans un nouvel âge de la crédulité. Sous le regard conspirationniste, les coïncidences ne sont jamais fortuites, elles révèlent des connexions cachées et permettent de fabriquer des modèles explicatifs des événements.
On y rencontre notamment le mythe répulsif du "Gouvernement mondial" occulte. Les cas fourmillent, du 11-Septembre à l'"affaire DSK", en passant par la dernière grande crise financière et la mort de Ben Laden...

Caractéristiques

  • Date de parution
    10/04/2013
  • Editeur
  • ISBN
    978-2-84205-750-3
  • EAN
    9782842057503
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    435 pages
  • Poids
    0.708 Kg
  • Dimensions
    15,2 cm × 23,5 cm × 3,0 cm

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À propos de l'auteur

Biographie de Pierre-André Taguieff

Né à Paris en 1946, Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. À partir du milieu des années 1960, il poursuit des études de philosophie et de linguistique à la Faculté de Nanterre (Paris X), et se passionne pour les musiques contemporaines sous l'impulsion du musicologue Daniel Charles, tout en dirigeant une formation de jazz. De tendance libertaire, étudiant enthousiaste du philosophe-sociologue Henri Lefebvre, il fréquente de 1966 à 1968 la mouvance situationniste.
À Nanterre, il s'initie à la phénoménologie en suivant les cours de Jean-François Lyotard, Mikel Dufrenne, Emmanuel Levinas et Paul Ricoeur, puis s'intéresse à la pensée de Nietzsche, à laquelle il consacre son mémoire et son DEA de philosophie (1969-1970). Il assiste alors régulièrement aux conférences sur Nietzsche de Gilles Deleuze, de Michel Foucault et d'Henri Birault. Proche du philosophe et sémioticien Louis Marin, il s'engage en 1973 à l'École pratique des hautes études (VIe section), puis à l'EHESS, sous la direction d'Algirdas Julien Greimas, dans des recherches sur la philosophie du langage et la théorie de l'argumentation.
Il participe aussi aux travaux d'analyse du discours politique dans le cadre du laboratoire CNRS de l'ENS de Saint-Cloud, "Lexicologie et Textes politiques", dirigé par Maurice Tournier. Il étudie ensuite la psychologie sociale sous la direction de Gérard Lemaine, à l'EHESS. Il enseigne parallèlement la philosophie en lycée ou en École normale d'instituteurs ainsi que la psychologie à l'université Paris VII, jusqu'à son entrée au CNRS, en 1984.
Travaillant sur le racisme et l'antisémitisme dans le sillage de Léon Poliakov, et commençant à étudier systématiquement les idéologies d'extrême droite, Pierre-André Taguieff  construit dans les années 1984-1985 un modèle théorique des populismes, et plus particulièrement des formes de national-populisme, qui a renouvelé l'approche du nationalisme contemporain. C'est aussi à cette époque qu'il conceptualise la distinction entre le "vieux" racisme biologique et inégalitaire et le "nouveau" racisme différentialiste et culturel, distinction reprise dans la plupart des travaux ultérieurs sur le racisme.
Il s'efforce parallèlement, dans ses travaux, d'identifier clairement les nouvelles formes prises par la judéophobie après la disqualification du vieil antisémitisme. Il intervient sur un mode critique plutôt que militant, durant les années 1980, dans le cadre de plusieurs mouvements antiracistes comme le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) et la Ligue des droits de l'homme. À la fin des années 1980, il contribue à créer l'Observatoire de l'antisémitisme, dont il devient le président.
Il commence à enseigner à l'Institut d'études politiques de Paris au milieu des années 1980, s'orientant de plus en plus vers l'histoire de la pensée politique, consacrant de nombreuses études au nationalisme, au populisme et à l'eugénisme. Il y enseignera jusqu'en 2005. Il a aussi enseigné au Collège international de philosophie, à l'EHESS, à l'Université libre de Bruxelles (chaire Chaïm Perelman) et à l'Institut universitaire d'Études juives Élie Wiesel.      Au début des années 1990, Pierre-André Taguieff  s'engage dans des recherches sur les mythes politiques modernes et contemporains, qu'il s'agisse des croyances conspirationnistes ou des visions de l'Histoire ordonnées à l'idée de progrès ou à celle de décadence.
Mais il consacre aussi des travaux aux avatars de l'idée républicaine et au devenir de la démocratie, aux problèmes posés par le multiculturalisme et le communautarisme, à la question du pluralisme et aux fondements de la bioéthique. Il est l'auteur de plus de vingt-cinq livres et collaborateur de nombreuses revues, françaises et étrangères. Il est directeur de recherche au CNRS (Paris, CEVIPOF) depuis 1993.
Après avoir été président de la Fondation du 2 mars (2000-2002), il s'est rapproché du Cercle de l'Oratoire, club de réflexion politique lié à la revue Le Meilleur des Mondes. Pierre-André Taguieff est notamment l'auteur de La Nouvelle judéophobie (Mille et une nuits, 2002), La Couleur et le sang. Doctrines racistes à la française (Mille et une nuits, 2002), Les Protocoles des sages de Sion. Faux et usages d'un faux (Fayard, 2004), Prêcheurs de haine.
Traversée de la judéophobie planétaire (Fayard, 2004), La Foire aux illuminés (Mille et une nuits, 2005), L'Imaginaire du complot mondial. Aspects d'un mythe moderne (Mille et une nuits, 2006), La Bioéthique ou le juste milieu. Une quête de sens à l'âge du nihilisme technicien (Fayard, 2007).

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