Les jacarandas de Téhéran

Par : Sahar Delijani
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  • Nombre de pages331
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.456 kg
  • Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 2,5 cm
  • ISBN978-2-226-25616-4
  • EAN9782226256164
  • Date de parution02/04/2014
  • ÉditeurAlbin Michel
  • TraducteurPauline Miller-Fleuret

Résumé

L'action, qui se déroule de 1983 à 2011, suit l'itinéraire d'un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants liés par le sang ou réunis par les flux de l'Histoire. Ce sont eux, les enfants du jacaranda : Neda, née dans la prison d'Evin à Téhéran, arrachée à sa mère après quelques mois ; Omid qui, à trois ans, a vu l'arrestation de ses parents, activistes politiques ; Sheida qui apprend, vingt ans après les purges violentes dans les prisons iraniennes, que son père y a été exécuté.
Portrait émouvant de trois générations marquées à vie par des années de répression et de lutte et pourtant unies par un même rêve de liberté et de justice, le livre de Sahar Delijani est d'un réalisme saisissant. Inspiré de l'histoire de sa propre famille, ce roman évoque pourtant des sujets universels. Son écriture, d'une puissance narrative rare, parvient à captiver le lecteur de bout en bout.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

2.7/5
sur 3 notes dont 3 avis lecteurs
“ Les enfants de la Révolution ”
« Ils sont à l’abri mais (…) errent dans l’inéluctable va et vient des jours et des nuits », même loin de l’Iran il n’y a point de paix, point de salut pour eux, ils ont « le regard flou des vagabonds », la mémoire silencieuse, l’espoir famélique de revoir le jacaranda. Ils sont morts en silence, brisés dans les geôles, à Evin. « Ici, ce n’était pas un lieu fait pour le bonheur. Ici, c’était Evin. Un endroit fait pour ressentir de la peur, une peur qui mijotait, qui bouillonnait, qui fumait», qui hurlait. « C’était les plaintes d’un corps qui ne s’appartenait plus, abandonné, réduit à une masse informe, dont le seul signe de vie restait la force avec laquelle il fracassait le silence à l’intérieur des murs de la prison. Et aucun d’eux ne savait quand viendrait son tour, quand il serait happé aussi par le corridor, et qu’il ne resterait de lui que des cris. » La Révolution a beau être finie, la lutte continue. Lutte pour survivre à cette guerre avec le voisin, lutte pour vivre au milieu de ces frères et ces sœurs qui vous guettent, vous épient. La vie n’est plus pareille à Téhéran, les familles se disloquent, les prisons regorgent de ces morts silencieux tel Amir qui "en quarante-cinq jours, avait appris à connaitre l’odeur de la viande qui pourrit jour après jour, crasse après crasse, interrogatoire après interrogatoire au cours desquels les mêmes questions, les mêmes accusations, les mêmes menaces étaient réitérées comme un cauchemar sans commencement et sans fin, on lui apprenait comment devenir un animal ». Quel avenir pour Neda, Forugh, Sara, Omid et tous les autres nés en prison ? Quel bonheur pour Leila qui pour aider maman Zimat abandonne travail et amour ? Tant de destins abîmé, de corps, de mémoires spoliées, effacées dans cet Iran révolutionnaire. Sahar Delijani, elle-même née en captivité distille des portraits de famille usés, jaunis par la douleur et la séparation. Des combats politiques, des combats de vie, d’amour pour ces êtres de papiers décrient dans leur quotidien au travers de chroniques. Un monde où les réchappés ont « le même regard que les survivants d’un séisme », où les gens n’ont plus la quiétude d’antan, à l’instar de cette mère qui paraissait « vieille, comme si elle était en deuil. Elle ne l’était pas, elle était seulement triste. Si elle avait pu, elle aurait pris la place de ses filles en prison. Elle aurait été plus heureuse, comme ça, plus en accord avec elle-même ». Des exactions, des exécutions longtemps tues, reléguées aux fins fonds de la mémoire mais qui ressortent peu à peu. Paradoxe de l’Histoire, ces enfants de la Révolution reprendront les rênes délaissés par leurs parents un beau jour de juin 2009. Après l’excellent Le Jour où les skateboards seront gratuits de Saïd Sayrafiezadeh, on replonge dans la Révolution iranienne et son douloureux héritage. Merci aux éditions Albin Michel, ainsi qu’à Entrée livres et aux librairies Décitre pour cette découverte.
  • XXe siècle
  • Iran
  • Choquant
  • Téhéran
“ Livre très bouleversant ”
Livre de 330 pages, racontant l'évolution des enfants nés de la révolution des années 1980 en Iran, le parcours de ces enfants nés de cette période et grandissant avec les secrets tenus par leurs parents et grands-parents pour les protéger et les tenir éloigner de cette "guerre". Mais ses enfants ne pourront pas échapper à tous ceci car l’histoire de leurs parents devient la leur ! Histoire réaliste et très bien écrite. Il y a beaucoup de personnages, entre les parents dans les années 1980 et les enfants pour la partie plus récente. Et ce fut un peu dur de se rappeler les différents personnages tout au long du livre. Ce livre n'est pas écrit en chapitre, mais en partie qui raconte chacune l'histoire d'une famille, les différentes familles ont toutes un lien entre elles, plus ou moins proche, en rapport également avec le Jacaranda, chaque partie est écrite avec des retours dans les années 1980 puis de nos jours, et j'ai eu beaucoup de mal à suivre le cours entre les différents flash-back. Le prologue et l'épilogue sont, pour moi, les meilleures parties, celles que j'ai préférées, et on découvre bien à la fin là où l'auteur voulait nous emmener, à la morale de cette histoire. que je ne dévoilerais pas ! C'est un livre que je n'aurais pas ajouté moi même dans ma pile à lire, ce "coup du destin" (recevoir le livre via les jeudis critiques) m'a permit de découvrir un livre, une histoire, un pays que je ne connais pas et qui m'a beaucoup appris, choquée, révoltée et bouleversée tout au long de ma lecture. En conclusion, je ne regrette pas cette lecture et je la conseillerais, l'histoire que j'y ai découverte est très intéressante et bouleversante.
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“ Quand la guerre sévit ”
Le roman se déroule de 1983 à 2011. Il raconte le destin de familles iraniennes au cœur de Téhéran et surtout pendant la période sombre qu'ont vécu les iraniens. Il y a la prison, la persécution, les violences, l'intégrisme religieux, les manifestations, mais aussi la vie quotidienne dans le chaos et de l'amour. Certains meurent en prison, d'autres en ressortent indemnes physiquement. Le lecteur suit aussi le parcours des enfants de ces personnes emprisonnées et comment ils se construisent avec ce passé. Ce n'est pas un livre qui donnera le cœur léger (on s'en doute vu le thème) mais il est intéressant et instructif.
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  • maman Zinat
  • Azar
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  • Omid
  • glaçant
  • stressant
Sahar Delijani a été nominée à deux reprises pour le prix Pushcart. Née en 1983 dans la prison d'Evin à Téhéran, elle a grandi en Californie et est diplômée de l'université de Berkeley. Aujourd'hui, elle vit à Turin avec son mari. Evénement de la foire de Londres en 2012, Les Enfants du jacaranda, son premier roman, est en cours de traduction dans 21 pays.
Les Jacarandas de Téhéran
2.7/5
Sahar Delijani,
E-book
8,49 €