L'utopie et la ville. Après la crise, épisodiquement

Par : Jean-Louis Violeau
Formats :
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 1 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 21 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages109
  • PrésentationBroché
  • Poids0.155 kg
  • Dimensions15,0 cm × 20,0 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-84534-219-4
  • EAN9782845342194
  • Date de parution08/10/2013
  • ÉditeurSens & Tonka

Résumé

Etre pleinement de son époque empêche de fixer son regard sur elle pour mieux la saisir. Le présent est devenu si envahissant... La crise que nous traversons ne s'accompagne paraît-il d'aucune alternative. Comment la raconter, cette crise ? Elle ne porte pas de nom. Instrument de gouvernance et de normalisation en même temps que principe dialectique, la crise cherche toujours à instaurer sa raison supérieure.
On fait semblant d'adhérer au présent, mais une naïveté sincère et grave, une candeur extrêmement sérieuse a disparu. Et pourtant, au fond ça résiste encore un peu. Au vent de l'éventuel, l'Utopie reste un sentiment plus partagé qu'on ne pourrait le croire. Ainsi de tout ce lexique médiatique de l'altérité ou de l'alternative, d'un " autre monde " à la " politique autrement ", en passant par une " autre Europe"...
Les hommes font l'Histoire parce qu'ils ne cessent de se raconter des histoires face aux injures que le monde comme il va ne cesse de lancer à ce qui y a été rêvé. Lorsque l'on dit fort communément qu'en matière d'urbanisme et d'architecture les choix ne sont pas l'effet d'une mode mais d'une politique, on oublie généralement de préciser que les choix politiques sont souvent influencés par la mode.
Les crises capitalistes s'incarnent physiquement dans les espaces qu'elles produisent. Depuis la chute des utopies, l'architecture se développe, incertaine et contradictoire, dans toutes les directions. Elle est éblouie par la lumière des projets produits à la chaîne par des starchitectes dessinant une ville globalement faite d'exceptions au point d'en devenir homogène. Et cette grande bousculade d'idées approximatives de dessiner une métropole froide gouvernée souterrainement par le chiffre et les statistiques.
Jean - Louis Violeau est sociologue, professeur à l'Ecole d'architecture de Paris - Malaquais (ENSAPM). Directeur du laboratoire ACS, ENSA de Paris - Malaquais (depuis juin 2012). Avoir eu vingt ans en 1989 n'y inclinait pas franchement, et pourtant l'Utopie et l'architecture auront depuis plus d'une vingtaine d'années rythmé son temps et ses lectures. Il a fait paraître sa thèse, Les architectes et mai 68 (2005), puis Les architectes et mai 81 (2011) aux éditions Recherches.
Il s'est aussi intéressé aux logiques des avant-gardes à travers l'Internationale situationniste et la revue Utopie dont il a édité, avec Craig Buckley, une anthologie parue chez Semiotexte / MIT Press en 2011. Il collabore régulièrement avec les revues AMC - Le Moniteur architecture, D'architectures, Urbanisme, Place Publique et Esprit.
Image Placeholder
Jean-Louis Violeau
Grand Format
28,00 €
Barré Lambot
Barré Lambot
Jean-Louis Violeau
Grand Format
29,90 €