Algérie : sortie(s) de guerre - 1962-1965

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Vincent Joly et Patrick Harismendy - Algérie : sortie(s) de guerre - 1962-1965.
Souvent prisonnier de "mémoires affrontées ", le traitement historique de la guerre (l'Algérie a eu peine à sortir de tels horizons. Qu'il s'agisse... Lire la suite
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Résumé

Souvent prisonnier de "mémoires affrontées ", le traitement historique de la guerre (l'Algérie a eu peine à sortir de tels horizons. Qu'il s'agisse des mémoires combattantes (surtout françaises), de celles des victimes de toutes natures, de leurs collatéraux, voire (les Etats, la liste est longue (les travaux portés par le besoin - plus ou moins conscient - de faire le deuil, sans qu'on sache toujours ce qui relève de la mise à jour objectivée ou de l'enfouissement.
En la matière, la période postérieure au 19 mars 1962 est souvent absorbée, dans les images mentales des métropolitains, par un besoin de passer à autre chose, qu'exprime bien l'idée de liquidation du passé colonial. Il y a là, au coeur de l'événementialité, une asymétrie voisine et violente, rappelant celle vécue après septembre et surtout décembre 1944.1 oblitération métropolitaine des violences, qui de militaires deviennent au printemps et à l'été 1962 désormais civiles (dans leur immense majorité), doit donc être évaluée.
La compréhension de ce hiatus est en effet centrale pour saisir les mécanismes de sorties de guerre. Il y a d'abord celles des hommes (supplétifs, soldats perdus de l'OAS, militants anticolonialistes, prêtres) dont les destins basculent entre la fuite éperdue et l'espoir bientôt démenti de pouvoir " faire société " en Algérie. Il y a ensuite celles de l'Etat qui génère des temporalités différentes allant de l'urgence du rapatriement et de l'insertion (pour les Français) en métropole aux illusions de maintien d'une présence militaire ou industrielle en Algérie.
Enfin, il y a les échos régionaux de la guerre. A cet égard, l'intégration économique voire sociale des rapatriés n'exclue ni des conflits d'identités individuelles, ni de profonds clivages politiques dont les effets se font encore sentir : le combat anticolonial étant la matrice d'une génération.

Sommaire

  • PARTIR-ARRIVER
    • Survivre à l'indépendance algérienne : itinéraires de Moghaznis en 1962-1963
    • Sorties de guerre et OAS
    • La sortie de guerre de militants juifs algériens et la construction d'une algérianité d'Etat
  • FAIRE TRANSITION
    • Le dernier "gouvernement général" de l'Algérie : Christian Fouchet, haut commissaire de la République
    • Feu la chrétienté d'Algérie : les prêtres français de la mission de France et du couvent dominicain d'Alger au sortir de la guerre d'Algérie
    • Brèves remarques en marge de la communication de Nathalie Viet-Depaule et Tangi Cavalin
  • APRES GUERRE
    • Se définir pied noir : l'impossible construction d'une identité politique chez les français d'Algérie rapatriés dans le Gard
    • Sorties de guerre sur la côte d'Opale
    • La vie politique à la fin de la guerre d'Algérie en Bretagne

Caractéristiques

  • Date de parution
    03/07/2014
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    978-2-7535-3264-9
  • EAN
    9782753532649
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    230 pages
  • Poids
    0.367 Kg
  • Dimensions
    15,5 cm × 24,0 cm × 1,7 cm

Avis libraires et clients

À propos des auteurs

Patrick Harismendy est professeur d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 et membre du Centre de recherches historiques de l'Ouest (CERHIO-EMR CNRS 6258). Vincent Joly est professeur d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 et membre du Centre de recherches historiques de l'Ouest (CERHIO-EMR CNRS 6258).

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