Emmerder Goïta ?. Comment Emmanuel Macron a voulu "libyaniser" le Mali

Par : Pierre Rugero
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  • Nombre de pages198
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.192 kg
  • Dimensions12,0 cm × 19,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-312-12116-1
  • EAN9782312121161
  • Date de parution19/05/2022
  • ÉditeurEditions du Net (Les)

Résumé

Macron a voulu libyaniser le Mali que son prédécesseur avait soi-disant sauvé des djihadistes. En 2013, Hollande avait lancé Serval et Macron viendra avec une version de Barkhane, une force inadaptée, inefficace et indésirable qui a fini par plier bagages en traînant, il est vrai, les pieds alors que les Maliens dénonçaient les accords de défense qui les liaient à la France et entamaient une coopération militaire fructueuse avec la Russie.
Alors que pendant longtemps l'ennemi de mon " maître " était mon ennemi, la France de Macron a cru dissuader les nouvelles autorités maliennes de faire appel à l'expertise russe dans le conflit qui les opposait aux débris des rebelles qu'un autre prédécesseur de Macron, Sarkozy, avait financés et formés lors de la destruction de la Libye. Au Mali, le plan A consistait à amputer ce pays de sa très riche partie septentrionale, une forme révisée de la sud-soudanisation opérée en 2011 au pays du colonel John Garang.
Lorsque des Maliens excédés par la fourberie de Macron prirent le pouvoir et qu'ils se révélèrent imperméables au chantage français, le plan B fut mis en oeuvre et la déstabilisation, la punition (sanctions), l'emmerdement du Mali, sa libyanisation commença... Le colonel Assimi Goïta est-il déjà condamné à périr comme Thomas Sankara et Mouammar Kadhaffi ? Emmanuel Macron en a-t-il vraiment le courage et surtout les moyens ? Est-il seul dans cette phase de la recolonisation de l'Afrique ?
Macron a voulu libyaniser le Mali que son prédécesseur avait soi-disant sauvé des djihadistes. En 2013, Hollande avait lancé Serval et Macron viendra avec une version de Barkhane, une force inadaptée, inefficace et indésirable qui a fini par plier bagages en traînant, il est vrai, les pieds alors que les Maliens dénonçaient les accords de défense qui les liaient à la France et entamaient une coopération militaire fructueuse avec la Russie.
Alors que pendant longtemps l'ennemi de mon " maître " était mon ennemi, la France de Macron a cru dissuader les nouvelles autorités maliennes de faire appel à l'expertise russe dans le conflit qui les opposait aux débris des rebelles qu'un autre prédécesseur de Macron, Sarkozy, avait financés et formés lors de la destruction de la Libye. Au Mali, le plan A consistait à amputer ce pays de sa très riche partie septentrionale, une forme révisée de la sud-soudanisation opérée en 2011 au pays du colonel John Garang.
Lorsque des Maliens excédés par la fourberie de Macron prirent le pouvoir et qu'ils se révélèrent imperméables au chantage français, le plan B fut mis en oeuvre et la déstabilisation, la punition (sanctions), l'emmerdement du Mali, sa libyanisation commença... Le colonel Assimi Goïta est-il déjà condamné à périr comme Thomas Sankara et Mouammar Kadhaffi ? Emmanuel Macron en a-t-il vraiment le courage et surtout les moyens ? Est-il seul dans cette phase de la recolonisation de l'Afrique ?