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Thomas Paine. Professeur de révolutions, député du Pas-de-Calais
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- Nombre de pages262
- FormatePub
- ISBN2-262-05566-1
- EAN9782262055660
- Date de parution01/01/1987
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille758 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPerrin (réédition numérique Feni...
Résumé
Thomas Paine, né à Thetford (Grande-Bretagne) en 1737, est le premier travailleur manuel de l'Histoire à être devenu écrivain, philosophe, révolutionnaire professionnel de dimension internationale. Fils de corsetier, corsetier lui-même, mais relativement instruit (il est allé à l'école jusqu'à treize ans), il obtient un poste d'inspecteur à la régie anglaise des alcools. Chassé comme complice d'un trafic, il démontre, dans un pamphlet qui fait scandale, que les fonctionnaires subalternes - parce qu'ils sont sous-payés - sont acculés à se laisser corrompre.
Remarqué par Franklin - à Londres - qui lui conseille d'émigrer, il débarque en Amérique en 1774. [.] Si Washington est l'épée de la Révolution américaine, Paine en est la plume. [.] Menacé d'arrestation, il se réfugie en France. Les électeurs du Pas-de-Calais choisissent Paine (naturalisé français) pour les représenter à la Convention. Cet ennemi juré de tous les rois tente, malgré tout, de sauver la vie de Louis XVI.
Emprisonné sous la Terreur, il est sauvé de la guillotine par la chute de son ennemi Robespierre, mais il n'est libéré que quatre mois après Thermidor. Ses amis Brissot, Danton, Condorcet, qui traduisaient ses discours, sont morts. Bonaparte, qui l'admire, le consulte avant de rompre avec lui : Paine a deviné le dictateur sous l'uniforme du général républicain. Il passe encore quelques années en France, dans la gêne, oublié, cherchant le réconfort dans l'alcool.
Rentré en Amérique en 1802, il y fait l'expérience amère de l'ingratitude. Bien loin d'être accueilli en héros, ce révolutionnaire suscite la méfiance. Abandonné par les compagnons avec qui il a fondé les États-Unis, il meurt en 1809, léguant ses maigres biens à une famille française fidèle. Un immense écrivain et journaliste politique, un précurseur du socialisme démocratique, attaché à la propriété et à la liberté du commerce.
Un destin pathétique, scandaleusement méconnu en France.
Remarqué par Franklin - à Londres - qui lui conseille d'émigrer, il débarque en Amérique en 1774. [.] Si Washington est l'épée de la Révolution américaine, Paine en est la plume. [.] Menacé d'arrestation, il se réfugie en France. Les électeurs du Pas-de-Calais choisissent Paine (naturalisé français) pour les représenter à la Convention. Cet ennemi juré de tous les rois tente, malgré tout, de sauver la vie de Louis XVI.
Emprisonné sous la Terreur, il est sauvé de la guillotine par la chute de son ennemi Robespierre, mais il n'est libéré que quatre mois après Thermidor. Ses amis Brissot, Danton, Condorcet, qui traduisaient ses discours, sont morts. Bonaparte, qui l'admire, le consulte avant de rompre avec lui : Paine a deviné le dictateur sous l'uniforme du général républicain. Il passe encore quelques années en France, dans la gêne, oublié, cherchant le réconfort dans l'alcool.
Rentré en Amérique en 1802, il y fait l'expérience amère de l'ingratitude. Bien loin d'être accueilli en héros, ce révolutionnaire suscite la méfiance. Abandonné par les compagnons avec qui il a fondé les États-Unis, il meurt en 1809, léguant ses maigres biens à une famille française fidèle. Un immense écrivain et journaliste politique, un précurseur du socialisme démocratique, attaché à la propriété et à la liberté du commerce.
Un destin pathétique, scandaleusement méconnu en France.









