Prix Femina des lycéens 2018 avec Je voudrais que la nuit me prenne, Isabelle Desesquelles est notamment l'auteur de Je me souviens de tout (Julliard, 2004), Les hommes meurent, les femmes vieillissent et Les Âmes et les Enfants d'abord (Belfond, 2014). Elle a fondé une résidence d'écrivains, la maison De Pure Fiction.
Prix Femina des lycéens
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- Nombre de pages72
- FormatePub
- ISBN978-2-7144-7103-1
- EAN9782714471031
- Date de parution14/01/2016
- Copier Coller02 page(s) autorisée(s)
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille681 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurBelfond
Résumé
La misère est partout. Mais apprendre à nos enfants à vivre avec, n'est-ce pas là le crime originel ? A Venise, une femme rencontre celle qui n'a plus de corps, plus de face : la mendiante. Son âme engloutie par quelque chose de plus noir encore que les eaux de la Sérénissime : l'indifférence. L'une tient la main d'un enfant, l'autre tend la sienne vers un ciel aveugle. Il y a celle debout ; il y a celle à genoux.
Immobiles toutes deux. La misère est à exacte hauteur des enfants. On vit avec. Avant même qu'ils ne sachent lire et écrire, ce que nous offrons à ceux que nous élevons, c'est la pauvreté à hauteur de leurs yeux. A bonne hauteur... elle ne le sera jamais. Le chemin de l'école redevient une cour des miracles que pas un enfant ne devrait traverser. Pour grandir, il lui faudra d'abord regarder le malheur dans les yeux.
Tout comme ses parents, il s'y habituera vite, et arrivera le moment où la misère le dépassera. Elle est où l'humanité ? L'inhumanité est sous nos fenêtres, on peut ne pas la regarder en face, elle vous saute à la gueule. La vérité que contiennent ces 110 pages, vous la croisez à chaque coin de rue. Un récit que l'on lit d'une traite, un bijou qui brille de feux sombres. Il vous happe et c'est une force qui nous entoure.
Elle est là l'humanité.
Immobiles toutes deux. La misère est à exacte hauteur des enfants. On vit avec. Avant même qu'ils ne sachent lire et écrire, ce que nous offrons à ceux que nous élevons, c'est la pauvreté à hauteur de leurs yeux. A bonne hauteur... elle ne le sera jamais. Le chemin de l'école redevient une cour des miracles que pas un enfant ne devrait traverser. Pour grandir, il lui faudra d'abord regarder le malheur dans les yeux.
Tout comme ses parents, il s'y habituera vite, et arrivera le moment où la misère le dépassera. Elle est où l'humanité ? L'inhumanité est sous nos fenêtres, on peut ne pas la regarder en face, elle vous saute à la gueule. La vérité que contiennent ces 110 pages, vous la croisez à chaque coin de rue. Un récit que l'on lit d'une traite, un bijou qui brille de feux sombres. Il vous happe et c'est une force qui nous entoure.
Elle est là l'humanité.
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