Aimée Verret est née à Montréal, où elle réside toujours. Après avoir obtenu une maîtrise en création littéraire, elle fait paraître un premier recueil de poésie en 2010, Ce qui a brûlé, aux Éditions Triptyque et un roman jeunesse en 2013, Inséparables, aux Éditions de Mortagne. Elle est aussi correctrice et réviseure à la pige pour diverses maisons d'édition québécoises.
Echarpe
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- Nombre de pages68
- FormatePub
- ISBN978-2-89031-910-3
- EAN9782890319103
- Date de parution23/01/2014
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille553 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurÉditions Triptyque
Résumé
Le corps d'Isadora n'est plus. Si l'on peut survivre à un accident de la route, on n'échappe pas aux multiples deuils qui ponctuent l'existence, comme à ces nuits qu'il faut traverser, seul ou à deux. On tire une ficelle, on se tricote sa propre écharpe, sa propre fin, éloignant ceux qui nous sont chers. Et, quand on retourne au salon, ce sont tous ces morts que l'on salue, sans oublier celle par qui tout a commencé, celle qui a tant pris soin des corps des autres.
Mais, l'écharpe la tirant toujours, son corps bascula et finit par tomber sur la chaussée de la promenade des Anglais.
On la releva abîmée, couverte de poussière et de sang... Le Petit Parisien, 15 septembre 1927 La fin d'Isadora est parfaite. C'est une sorte d'horreur qui laisse calme. Jean Cocteau Puis soudain, il me sembla que Deirdre était assise sur une de mes épaules et Patrick sur l'autre, en équilibre parfait, dans une félicité absolue, et comme je tournais la tête en dansant, tantôt à droite, tantôt à gauche, je voyais leurs visages clairs, leur sourire d'enfants, et mes pieds ignoraient la fatigue.
Isadora Duncan
On la releva abîmée, couverte de poussière et de sang... Le Petit Parisien, 15 septembre 1927 La fin d'Isadora est parfaite. C'est une sorte d'horreur qui laisse calme. Jean Cocteau Puis soudain, il me sembla que Deirdre était assise sur une de mes épaules et Patrick sur l'autre, en équilibre parfait, dans une félicité absolue, et comme je tournais la tête en dansant, tantôt à droite, tantôt à gauche, je voyais leurs visages clairs, leur sourire d'enfants, et mes pieds ignoraient la fatigue.
Isadora Duncan














