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Culture commerciale et développement rural. L'exemple du coton au Nord-Cameroun depuis 1950

Par : Régine Levrat
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  • Nombre de pages300
  • PrésentationBroché
  • Poids0.565 kg
  • Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-296-11316-9
  • EAN9782296113169
  • Date de parution25/02/2010
  • CollectionEtudes africaines
  • ÉditeurL'Harmattan
  • PréfacierHervé Gruson

Résumé

Introduite en 1950 au Nord-Cameroun par la Compagnie Française de Développement des Textiles (CFDT), la culture du coton a connu une progression remarquable jusqu'en 2004, où sa production a atteint 300 000 tonnes. Il y est devenu le moteur du développement, plus particulièrement depuis la création en 1974 de la Sodécoton, société nationale de développement, filiale de la CFDT, chargée de promouvoir en même temps le coton et le développement des régions encadrées. Pratiquée sous forme annuelle par plus de 300 000 petits paysans, cette culture s'intègre dans les systèmes agricoles traditionnels sans remettre en cause la priorité accordée aux produits vivriers. Elle a permis la modernisation des techniques, notamment la diffusion de l'attelage, et est la principale source de revenus monétaires des producteurs. Elle est à l'origine de la création de groupements villageois, début de vie associative et ouverture vers la démocratie. Son rôle dans l'activité régionale et même nationale est majeur. Il est à l'origine de la migration de centaines de milliers de paysans venus de régions surpeuplées de l'Extrême-Nord, vers des terres sous-peuplées des pays de la Bénoué qu'il a permis de mettre en valeur. II engendre de nombreuses activités : égrenage du coton, huileries, transports, commerce, finances... En revanche, l'industrie textile n'a jamais réussi à être vraiment concurrentielle et survit à peine devant l'invasion des produits chinois. L'essentiel de la production est exporté, ce qui la rend très dépendante du marché international. Depuis 2004, c'est la crise : la production s'effondre, tombant à 110 000 tonnes en 2007. Crise provoquée par la chute des cours de la fibre, aggravée par la faiblesse du dollar qui affecte tous les pays de la zone franc, remettant en cause la survie même de la filière et le gagne-pain des producteurs. Crise qui interroge sur la place, peut-être excessive, du coton dans l'économie régionale et sur sa compétitivité ; ainsi que sur la déréglementation du marché mondial, dominé par les plus gros producteurs, Etats-Unis en tête, qui par leur politique de subventions font baisser les cours.