Chevalerie et christianisme aux XIIe et XIIIe siècles (Broché)

  • PU Rennes

  • Paru le : 15/12/2011
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La chevalerie présente deux acceptions, l'une sociale et l'autre idéologique. D'une part, le groupe aristocratique des combattants à cheval, et d'autre part les valeurs qui lui imposent des comportements spécifiques. Devons-nous la mêler inextricablement au christianisme? Les penseurs des mie et mue siècles justifient la prépondérance sociale des chevaliers par le péché d'Adam et la rupture de l'harmonie originelle qu'il entraîne.
Ils considèrent que les miles "élu parmi mille", selon l'étymologie d'Isidore de Séville ont pour vocation divine de défendre le faible et de faire régner la justice, instaurant par les armes la paix. Cette théologie politique marque l'évolution de l'adoubement, qui emprunte alors à l'onction royale et aux sacrements chrétiens bien des éléments de son rituel. En recevant l'épée, dûment bénie, et la colée, le nouveau chevalier intègre un ordre, tout comme le clerc est ordonné.
La prédication lui rappelle les devoirs spécifiques de l'état qu'il vient d'adopter, en particulier de mitiger sa violence et d'exercer sa puissance avec droiture et modération. Elle l'encourage à partir en croisade pour défendre la Chrétienté. Jusqu'aux années 1990, dans leurs analyses sur la chevalerie, les historiens ont repris la trame du discours normatif des clercs, que nous venons brièvement de présenter.
Ils ont tenu pour vraisemblable l'influence extérieure de l'Eglise dans la mitigation de la violence nobiliaire, grâce à l'influence sur le code chevaleresque de la Paix de Dieu et plus largement du message évangélique. Depuis les vingt dernières années, d'autres spécialistes remettent en cause ce modèle, remarquant la nature idéale des discours des clercs médiévaux sur la chevalerie, qu'il conviendrait de déconstruire.
Ils adoptent l'anthropologie culturelle pour méthode afin de conclure que, tout au long du Moyen Age et de façon endogène, la société guerrière produit ses propres codes de conduite pour épargner les vies de ses membres dans les combats, pour augmenter son honneur et pour affirmer sa domination sur la paysannerie. Toute superficielle, la religiosité des chevaliers ne serait donc pour rien dans l'autocontrôle de leur violence.
Le débat apparaît en toile de fond du présent ouvrage, où les meilleurs spécialistes de la question se penchent sur les rapports complexes et paradoxaux entre le christianisme et les guerriers nobiliaires. Ils analysent ainsi autant la piété chevaleresque que la part de l'Eglise dans la guerre menée par l'aristocratie au cours d'une période charnière, où les normes, mentalités et conduites connaissent de profonds bouleversements.
  • Date de parution : 15/12/2011
  • Editeur : PU Rennes
  • Collection : Histoire
  • ISBN : 978-2-7535-1726-4
  • EAN : 9782753517264
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 324 pages
  • Poids : 0.51 Kg
  • Dimensions : 15,5 cm × 24,0 cm × 2,5 cm
Martin Aurell, professeur d'histoire médiévale à l'université de Poitiers, membre de l'Institut universitaire de France, étudie les pouvoirs, la société et la culture des XIe-XIIIe siècles. Derniers ouvrages parus: L'Empire des Plantagenêt (1154- 1224), Paris, Perrin, 2003, traduction anglaise, Londres, Longman, 2007; La Légende du roi Arthur (550-1250), Paris, Perrin, 2007; Le Chevalier lettré: savoir et conduite de l'aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles, Paris, Fayard, 2011.
Catalina Girbea, maître de conférences à l'université de Bucarest, chercheur associé au Centre d'Etudes supérieures de civilisation médiévale de l'université de Poitiers, est spécialiste de la littérature arthurienne, qu'elle a analysée dans deux livres récents: La Couronne ou l'auréole: royauté terrestre et chevalerie celestielle dans la légende arthurienne (XIIe-XIIIe siècles), Turnhout, Brepols, 2007, et Communiquer pour convertir dans les romans du Graal (XIIe-XIIIe siècles), Paris, Classiques Garnier, 2010.

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