
“ BD journalistique ”
Ce livre rassemble une douzaine de reportages que Joe Sacco, le chef de file du journalisme en BD, réalisa ces dernières années pour différents journaux et magazines. Parlant au nom des victimes, de ceux qu'on n'entend pas ou plus, il nous raconte les conflits sans fin, la misère et la souffrance des oubliés de la géopolitique mondiale à travers des dessins d'un grand réalisme.

4.5/5
4.1/5
17,95 €
“ Une BD émouvante, bouleversante... ”
"Pourquoi j’ai tué Pierre" évoque un sujet difficile : les conséquences d’un acte de pédophilie sur un petit garçon et la lente et difficile reconstruction identitaire qui s’ensuit pour ce dernier, alors même qu’il est devenu adulte. Olivier Ka nous livre un récit intime et pudique, autobiographique, qui évite les pièges grossiers du manichéisme et du jugement moral. Au passage, il évoque de manière critique l’éducation "baba-cool" qu’il a reçue ainsi que la religion. Alfred met en images le parcours de son ami en retranscrivant des ambiances, des atmosphères. Le dessin fonctionne en alchimie complète avec l'histoire : il l’éclaire et la complète, en nous faisant comprendre subtilement ce que l’auteur évoque entre les lignes. De ce fait, les illustrations fonctionnent souvent comme des métaphores du récit. J’ai été vraiment bouleversé par cette BD qui a obtenu le prix du Public du Festival d'Angoulême en 2007.
“ Trois ombre ”
Un récit touchant et magnifique qui aborde de manière poétique (sous forme d'un conte) la question de la maladie et de la mort d'un enfant. Le sentiment d'impuissance, la volonté farouchement chevillée au corps des parents qui sont prêts à tout pour lutter contre ses trois ombres maléfiques qui veulent enlever leur enfant, la peur de l'enfant sont traités avec subtilité et délicatesse.
Un roman graphique incontournable qui laisse au bord des larmes
Alexandre Cotte— Decitre Bellecour
“ Un essai réussi ! ”
Pour tout ceux qui croirait encore que la bande dessinée n'est pas un art, ni même une lecture convenable (ils sont de moins en moins nombreux, ceci dit il reste quelques irréductibles), voilà un essai en BD qui balaiera tous les arguments des sceptiques.
Histoire du média, importance des textes, des illustrations, de leur articulation, des ellipses narratives, tant de choses auxquelles on ne pense même pas en lisant, cet ouvrage met en lumière les ficelles de "l'art invisible".
Alors allez prêcher la bonne parole, il ne faut pas confondre le message avec le messager, la bande dessinée n'est pas plus synonyme de médiocrité qu'un roman n'est gage de qualité (foi de libraire !)
Jéromine Duvert— Decitre Confluence
“ Gé-nial ”
Le 1er tome des notes de blog de Boulet, illustrateur rêveur et farfelu, mais fondamentalement philosophe, sur tous les thèmes de la vie. Des notes humoristiques, imaginaires, tordantes, touchantes, on aime!!! A suivre absolument sur son blog.

15,50 €

V— Decitre Bellecour
“ ”
Arizona, début du XXème siècle, les attaques de train font rage.
Imaginez que vous êtres un bandit mexicain : vaut-il mieux "faire la pie", le gagne-petit ou miser plus haut, plus fort ?!
Maître Byron Peck, avocat d'affaire britannique et l'inquiétant Monsieur Hoggaard arpentent le désert à la poursuite de la sulfureuse Margot de Garine.
Arriveront-ils à temps pour récupérer les mystérieux documents que la belle convoite ?
Amour, humour et vengeance sont au rendez-vous de ce démarrage de série en fanfare.
Tous les clichés du western réunis et détournés pour notre plus grand plaisir !

15,95 €
Annelore— Decitre Ecully
“ Les reines de sang ”
Série historique en 4 volumes. Aliénor d'aquitaine (1120-1204) a du batailler ferme pour gagner sa place de Reine des Francs puis reine consort d’Angleterre. Cette conquête du pouvoir ne sait pas fait sans verser le sang.
Scenario et mise en scène cohérent et fluide. A découvrir dans la même collection " Les reine de sang" : Isabelle louve de France; Frédégonde, la sanguinaire.
“ ”
Marc-Antoine Mathieu nous livre ici encore une bd événement, l'intrigue se déroule en 3 secondes et met en scène plusieurs « histoires » grâce à une excellente et savante mise en abîme.
Une sombre affaire se révèle au lecteur au fil des cases.
Cet album est à lire, à relire et à re-relire pour capter toutes les subtilités du récit.
DU GRAND ART.
Cam—
“ Monsieur Mardi-Gras Descendres ”
A quoi ressemble le purgatoire? Victor Tourterelle, mort une nuit entre Mardi-Gras et Mercredi Descendres, cartographe de son vivant sera chargé d'en dresser la topographie complète. Mais le purgatoire est un lieu de folie perdu dans l'univers, où les os sont la seul richesse des squelettes qui peuple ce lieu étrange, et où le café est devenu la denrée la plus précieuse...
Monsieur Mardi-Gras Descendres est un chef d'œuvre graphique, une BD qui marque l'histoire du genre.

“ ”
Le titre annonce la couleur : ces nouvelles vont vous faire du bien... Quinze histoires, autant de tranches de vie oscillant entre optimisme, émotion et tendresse.
Un petit bijou, idéal pour un cadeau.

3/5
16,95 €
“ A suivre... ”
Un, deux, trois puis quatres camarades dont un camarade commissaire dans les ruines et la bataille de Stalingrad... Leur mission ? Faire un film, un film héroïque bien sur et pour cela deux cinéastes, un fils d'un haut membre du parti, le réalisateur et l'autre, un vrai cinéaste qui pourrait être réhabilité si la mission était réussie. La tension est palpable et la menace permanent, les faces sont croqués dans des expressions que la maguouille, la peur fait grimacer avec pour seul décor des ruines et un cinéma aussi en ruine. Les auteurs nous laissent là tout commence, il faudra donc attendre la suite pour s'en faire une meilleure idéee même si déjà ce huis clos vnéneux fonctionne et donne une bonne idée des rouages du parti dans un décor presque hors du temps. La vodka est le seul liant. Dans les ruines de Stalingrad se jouent d'autres enjeux et la survie dont on a juste avec ce premier volume un avant goût. A suivre...

3.5/5
2.7/5
14,00 €
“ Un tome 1 prometteur ”
Ralph Azham a de drôles de pouvoirs, il peut non seulement voir les morts, mais aussi prédire les naissances...Oui mais comme l'oracle n'a pas vu en lui l'élu...Il fait figure de paria dans son village. Il est perçu comme le derniers des loosers, tout juste bon à ramasser des cailloux et des poignées de terre car il « connait plein d'endroits »
Une invasion barbare va pousser notre jeune héros sur la route de l'aventure. Construit comme un va-et-viens entre présent et passé Ralph va découvrir son histoire et ses origines et se heurter à cette question « Est ce qu'on ment aux gens qu'on aime? »
On attends avec hâte la suite de ce premier tome prometteur
“ Le nouveau Zombillenium ! ”
Après un premier tome très réussi, Arthur de Pins signe un deuxième opus dans la même veine ! Zombillenium, parc d'attraction à thème sur les monstres et autres zombies, a cela de particulier que tous ses employés sont bel et bien de VRAIS monstres, condamnés à y travailler pour l'éternité. Entre conflits syndicaux, chasse aux sorcières et un taux de chômage en augmentation qui provoque le mécontentement de la population locale, le vampire PDG de Zombillenuim ne risque pas de manquer d'occupation ! Une série à découvrir au plus vite !

5/5
4/5
23,95 €

Lilian G.— Decitre Annemasse
“ Peter-Pan est Suisse ”
D'inspiration il est beaucoup question ici. L'inspiration du héros/écrivain qui a disparue et qu'il retrouvera grâce a un voyage dans les Alpes suisses. l'inspiration de l'auteur ensuite, qui atteint avec cette bande dessinée follement élégante le sommet de son art. Un chef-d'oeuvre.

4/5
4.1/5
Shenzhen
Album
20,00 €
“ Observation d'un autre monde ”
Lorsque Guy Delisle voyage, il n'est généralement pas isolé. Mais cette fois-ci il est envoyé seul à Shenzen encadrer une équipe de graphistes chinois auxquels il ne peut s'adresser que par le biais d'une traductrice dont l'anglais est ... approximatif. L'anglais reste d'ailleurs une notion assez abstraite à Shenzen ... S'ensuivent trois mois d'errance à travers une ville inconnue, au milieu d'une population dont il ne parvient pas à appréhender la culture. Le rendu est bluffant !
Une sorte de "Lost in Translation" en bande dessinée.

4/5
15,30 €
Fabien— Decitre Part-Dieu
“ L'Île Pourquoi ”
Avec ce titre énigmatique, est-ce d'une femme dont parle Jean-Claude Forest ? presque, en fait il s'agit d'une île - en hommage à l'Île Mystérieuse de Jule Verne - où nous allons suivre les aventures fantastiques d'un groupe d'aventuriers, ces derniers la nomme l'Île Pourquoi, parce qu'elle a l'exacte forme d'un point d'interrogation. Les récits de science-fiction de Forest ont un charme particulier, son trait est immédiatement reconnaissable, la finesse de son humour, son bestiaire et sa poésie nous transportent complétement dans un "ailleurs" qui nous semble pourtant familier. L'invention de l'Arbre Minuit, est tout simplement génial, cet arbre, labyrinthe gigantesque, devient un micro-monde à lui tout-seul, l'incarnation d'un fantasme de gosse. Forest s'amuse à parodier le roman de Verne, tout en respectant sa trame classique, les pirates y sont aussi présents ainsi qu'un personnage qui remplace celui de Nemo de manière surprenante, cet ange protecteur de nos aventuriers tisse un lien avec autre ouvrage (cultissime) de Forest, et certains d'entre eux se retrouveront d'ailleurs dans une autre série, dont la dinguerie m'enchante : Hypocrite. D'abord découvert dans l'excellente collection Histoires Fantastiques chez Dargaud, mais dans une version colorisée ignoble - sauf si on est un inconditionnel du vintage seventies - on a maintenant la chance de pouvoir relire ce titre dans la collection Éperluette de L'Association, retour au noir et blanc, ouf, et dans la version définitive de l'auteur et dans un format différent.

12,20 €
“ La bande dessinée, un art ? ”
En introduction, on nous explique que "L’art selon madame Goldgruber" est à l’origine un catalogue pour une exposition consacrée à l’auteur dans la ville de Wels en Autriche. Nicolas Mahler détourne la commande habilement et nous propose, à travers douze chapitres, une réflexion sur la place de la bande dessinée dans le monde de l’art, réflexion qui se base avant tout sur les anecdotes personnelles de l’auteur. On rigole beaucoup à la lecture de cette BD, notamment du fait du décalage permanent que l’on ressent entre les intentions de l’auteur et le regard que les personnes portent sur son travail – que ce soit le contrôleur fiscal, les profs d’université ou les fonctionnaires des douanes. Cette incompréhension à laquelle se heurte Mahler met en lumière tous les préjugés et les questions absurdes associés généralement au medium "bande dessinée" : la BD est-elle de l’art ? A quoi sert-elle ? Est-elle réservée uniquement aux enfants ? Servis par un trait minimaliste, certains épisodes sont particulièrement hilarants.

.—
“ Biblesquement drôle ! ”
Un épisode biblique comme vous n'en avez jamais vu ! Jésus, que la rumeur appelle le Messie, est un peu le nouveau guide spirituel de toute une jeunesse qui se met à le suivre, à l'idolâtrer, certains devenant ses douze apôtres. Parmi eux, les fils de Jonas, Alphée et Simon. C'est bien beau tout ça mais qui va les aider pour la pêche et les autres travaux domestiques ?
Ces trois pères juifs se mettent donc en route, parcourant la Galilée et la Judée, à la recherche de leurs fils « enrôlés » par ce Jésus et bien décidés à les ramener au plus vite à la maison. Et pour couronner le tout, deux anciennes prostituées repenties et touchées par la Grâce divine se joignent à eux...
Excellente série !
“ De l'absurdité de la censure ”
Un seul dessin, un cafard inséré dans un Bd hebdomadaire, aura valu à Mana Neyestani plus de cinq ans de poursuites, de haine, d'emprisonnement et de fuites. Réinterprété et déformé par les tensions ethniques, ce dessin met le feu aux poudres entre la minorité azeri et les autorités iranienne. A mesure que les manifestations prennent de l'ampleur, l'auteur est emprisonné, interrogé, et mis à l'écart. La censure à son degré le plus absurde.
Avec un graphisme particulièrement approprié, Mana Neyestani retrace ce destin qui fut le sien, dans toutes ses absurdités, ses horreurs et la propension du combat entre les tensions ethniques et les autorités à envenimer n'importe quelle escarmouche.
Un témoignage saisissant, révoltant, un autre point de vue sur l'Iran et son régime punitif,. Mais surtout, l'histoire d'une mésentente aux proportions démesurées, aberrantes, capables de ravager tout honnête homme. En somme, l'absurdité des dictatures, lorsqu'un pays condamne ses hommes, étudiants, notables, dessinateurs, pour leurs pensées.

3/5
10,70 €
“ Attention pingouins déroutants! ”
Ces pingouins c'est un peu de nous, de l'actualité, de notre quotidien, mais ce sont aussi nos bêtises, nos questions, le tout enrobé d'une bonne pointe d'humour. Dans les 4 volumes de la série, je me suis régalée avec tous ces pingouins parfois un peu bêtes mais finalement attachants.
“ Une des plus belle BD de Frederik Peeters ! ”
En lisant le premier tome de cette série en quatre volumes, il est certain que vous ne pourrez plus vous arrêter ! Le fantastique univers graphique de Frederik Peeters nous entraine dans un monde futuriste, plutôt hostile aux deux héros, en cavale à la suite d'un crime commis involontairement et qui errent à travers la galaxie à la recherche d'un lieu sûr. Une atmosphère de fin d'époque règne tout au long de l'histoire, traduisant encore une fois la sombre vision de l'auteur quant à l'avenir de l'espèce humaine...

3/5
Canopée
Album
14,20 €
Cam—
“ Canopée ”
Pas vraiment d'avis sur cette bande dessinée, il faut la lire pour se faire une idée. Ce qui est sûr c'est que ça sort de l'ordinaire... Il faudra guetter la prochaine publication de cet auteur.

L'invention du vide
Album
18,50 €

5/5
5/5
3,00 €
“ Splendeurs & misères du verbe - Ibn Al Rabin ”
Voici une BD qui accroche au premier regard par la contradiction apparente qu’elle suggère. A priori, le titre, Splendeurs et misères du verbe, en impose par sa grandiloquence et annonce une somme théorique un peu ronflante sur l’utilisation du dialogue dans la bande dessinée ; mais cette idée première est bien vite contrebalancée par l’aspect modeste de l’album édité dans l’excellente collection Patte de mouche de l’Association qui se caractérise par des volumes au format très petit et à la pagination faible. On est encore plus dérouté lorsqu’on feuillète la BD en s’apercevant qu’elle entièrement muette !
Finalement qu’en est-il exactement ? La bande dessinée est un médium qui a ses propres codes pour raconter une histoire, dont l’utilisation des phylactères et le découpage particulier en différentes cases. A travers quatre petites scénettes très drôles, Ibn Al Rabin s’amuse à détourner précisément ces deux principes de narration en les utilisant de façon complètement différente par rapport à leur fonction première.
Bref, c’est amusant, ça ne coûte rien (3 euros) et cela nous fait réfléchir de manière ludique sur le neuvième art. Que demander de plus ?
“ Le louvre de long en large ”
Pour ceux qui connaissent la collection, l'auteur ayant carte blanche au Louvre pour réaliser une b.d., il se met en scène. Et met en bulle de manière un peu gonflée sa quête d'idée ou son manque d'inspiration comme on veut, c'est malin. Sur les murs des cases, "plus fort que Tintin" et notre auteur sans arrêt au téléphone fait tout le Louvre de long en large à moitié distrait ou attentif comme on veut. Tout au crayon noir avec quelques taches de rouges par ci par là c'est fascinant, c'est une déambulation. Il croque les visiteurs et leur regard, dégage des éléments des tableaux, s'amuse des formes et des motifs. Il disparaît parfois, s’efface et se met à la place des œuvres. Qu'est-ce qu'elle voit la Joconde ? Il se joue de détails, de visages et du couple et attrape à la volée. Son va et vient est amusant, talentueux. C'est aussi le Louvre pour ce qu'il est, fait tout aussi bien de ce qui est accroché que de ses visiteurs. C'est nonchalant et culotté mais c'est génial...

4.5/5
5/5
19,00 €
“ L'économie pour les nuls ”
Une bande dessinée simple et très drôle pour comprendre les rouages du système bancaire et financier mondial.
L'occasion surtout de mettre en lumière l'iniquité et l'absurdité d'un système qui pourtant régente nos sociétés, nos existences et que l'on nous présente comme incontournable, voire indépassable. Un livre instructif à lire et faire découvrir absolument.
Sophie E.— Decitre Confluence
“ Magnifique et bouleversant ”
Tenant tout à la fois du documentaire et de l'aventure, cette bande dessinée d'Emmanuel Lepage nous bouleverse par son utilisation très à propos du noir et blanc et des couleurs.
Là où l'on s'attend, comme l'auteur, à ne trouver que désespoir et désolation, apparaissent les couleurs vives et saturées de la vie qui a repris le dessus, deux décennies après la catastrophe nucléaire.
Un témoignage extraordinaire !

5/5
Zaya Tome 2
Album
18,00 €
“ L'excellence du graphisme, l'intensité du scénario. ”
Après un premier opus réussit, le deuxième décolle encore plus vite et ne peut décevoir les fans. L'univers déroutant prend une ampleur gargantuesque et l'héroïne par cette bombe graphique furieuse nous fait palpiter jusqu'à la dernière case fatidique.
On en piaffe d'impatience pour le tome suivant.
Fabien— Decitre Part-Dieu
“ Un peu de bois et d'acier ”
Un simple banc public est le point de mire de l'histoire, ou plutôt, en faisant un long plan fixe sur ce banc, Chabouté échafaude une théorie de petites histoires, indépendantes, et qui s'entremêlent au fil du temps qui passe. Dès l'ouverture on pense à la célèbre chanson de Brassens. Et peu à peu on distingue deux catégories de personnages, les passants et ceux qui s'arrêtent pour s'assoir sur le banc. L'humeur des personnages les fait parfois basculer d'une catégorie à l'autre. Cela permet à Chabouté de faire défiler une grande variété de gens, de toute génération et de toute catégorie sociale. Il construit des déclinaisons sur le thème de la rencontre, conflictuelle ou amorreuse, sur la solitude, il utilise l'ellipse de manière géniale, nous fait rire ou pleurer, il invente de purs instants de poésie, tout particulièrement dans la scène du ballon qui nous fait penser à Tati. Il écorne au passage ces ignobles cons qui mettent tant d'énergie et de bêtise à inventer des moyens d'empêcher que l'on puisse se coucher sur un banc. On retrouve avec bonheur le trait immédiatement reconnaissable de Chabouté, ce noir et blanc tout simple et qui donne un éclairage unique à son histoire entièrement muette. Ceux qui pensent qu'il ne se passe rien quand on s'assoie sur un banc, ou que l'on y perd son temps à ne rien faire, ceux-là peuvent toujours passer leur chemin, pour tout les autres, accro à la rêverie et à la contemplation des petites choses du quotidien, ils éprouveront un immense bonheur en parcourant cette petite merveille.

5/5
15,50 €
“ Epervier ”
Une BD culte qui relate les aventures de Yann de Kermeur. Le must de la BD historique qui nous emmène par monts et par vaux ! A découvrir impérativement !

5/5
Pinocchio
Album
22,00 €
David— Decitre Levallois-Perret
“ « Librement adapté du roman de Carlo Collodi »... ”
... nous prévient-on au début du récit. Quel euphémisme. Exit, le pantin de bois qui voulait devenir humain : ici, Pinocchio est un robot multifonction dénué de personnalité et inventé dans le but d'être vendu à l'armée, qu'un bug – littéralement – rendra « légèrement » hors de contrôle. Commence alors un genre de road-trip dévastateur à la sauce roman noir, dans un monde glaçant dont je ne sais quelle inspiration est la plus effrayante : le monde réel ou celui des contes. Le récit, quasiment muet, se veut mature, cynique et impitoyable, principalement servi par un dessin magistral ultra expressif.
Si vous êtes certain de connaître parfaitement Pinocchio – roman ou film – Winshluss va vous faire rapidement déchanter, pour votre grand plaisir.

.—
“ Blast ”
Polza est accusé d'avoir fait du mal à une femme. Comment? Pourquoi? On ne sait pas... On assiste à un huit clos ponctué de "flash back" sur le voyage de Polza qui l'a conduit tout droit à la case prison. Polza est un être dérangeant : enfant engoncé dans un habit d'adulte, malsain mais malgré tout attachant , un être qui se cherche mais semble ne jamais pouvoir se trouver. Il nous dégoûte, il nous émeut, il ne laisse personne indifférent.
Un trait en noir en blanc qui renforce la noirceur de cette oeuvre, qui nous pousse à nous immiscer dans les méandres de l'esprit torturé d'un homme qui cherche désespérément sa place dans le monde qui l'entoure. De magnifiques planches souvent silencieuses mais qui en disent long. Une oeuvre superbe dont je n'ai pas su me détacher en la refermant : vivement le prochain!

25,00 €
“ Tardi and co ”
Un grand Tardi encore ! Délaissant la première guerre mondiale, Tardi s'attaque à une histoire personnelle, celle de son père qui a été fait prisonnier dans un stalag. C'est René Tardi qui parle, mais c'est un roman à deux voix, puisqu'il raconte en se mettant en scène son emprisonnement à son fils...et c'est sa fille Rachel qui met l'histoire en couleur ! une histoire de famille décidément !

5/5
5/5
L'autre fin du monde
Album
36,00 €
“ L'amour, la mort et autres choses... ”
Ibn Al Rabin nous livre avec L’autre fin du monde un pavé hors norme de par son volume (1150 pages, bigre !) et de par son format imposant – une vraie bible ! Qu’en est-il du contenu ? Milch est hanté chaque nuit par le fantôme de sa femme qui refuse de lui parler malgré ses nombreuses sollicitations ; il décide d’aller voir un psychiatre pour soigner sa folie... En parallèle, un jeune homme mène avec sa femme une chasse au trésor de son grand-père tragiquement disparu dans un accident d’avion... Bien entendu, ces deux histoires vont se croiser pour déclencher une suite de péripéties toutes plus savoureuses les une que les autres. Ibn Al Rabin réussit le pari (pourtant loin d’être gagné a priori) de nous émouvoir sur plus d’un millier de page avec son style minimaliste et dépouillé qui est devenu sa marque de fabrique (ces petits bonhommes à peine esquissés sous forme d’ombre noire) ainsi qu’avec un sens aigu du dialogue – les répliques sont souvent hilarantes et la gestion des silences dans les conversation est parfaite. On pouvait craindre vu le pavé certaines longueurs ; il n’en est rien : le récit est fluide, les personnages sont croqués dans toute la profondeur de leurs émotions... Un vrai bijou je vous dis !
Anne-Laure D.— Decitre Ecully
“ On est loin du Capitaine Haddock!! ”
Riff Reb's adapte Jack London et nous livre l'histoire glaçante d'un jeune homme pris dans les griffes d'un Capitaine sadique et effrayant... L'affrontement, physique et psychique, de ces 2 personnalités diamétralement opposées, fait froid dans le dos!
J'aime le parti pris original et percutant de n'utiliser qu'une couleur par chapitre, l'effet monochrome est aussi étouffant que la personnalité et la perversité du Capitaine et accentue notre malaise...
A découvrir absolument!
“ Un père comme les autres ”
Ils sont tous comme ça les pères, toujours très concernés et toujours très occupés. Ce n'est pas une caricature, ils sont tous comme ça et c'est pour ça qu'on les aime


















