La rumeur de Nîmes. Dix ans après l'inondation de 1988

Par : Collectif élèves ES du Lycée M, René Domergue, Camille Clavel, Dorian Foucault, Claude Heinrich

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  • Nombre de pages100
  • FormatPDF
  • ISBN2-7449-1672-2
  • EAN9782744916724
  • Date de parution01/01/1998
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille22 Mo
  • Infos supplémentairespdf
  • ÉditeurÉdisud (réédition numérique Feni...

Résumé

Dix ans après l'inondation de Nîmes, où en est la rumeur ? René Domergue et ses élèves reprennent l'enquête. "Aux efforts de rigueur intellectuelle, que nécessite toute enquête sociologique, s'ajoute parfois une difficulté morale à prendre de la distance envers son objet de recherche, lorsque celui-ci est une population éprouvée, et que les enquêteurs en font eux-mêmes partie. Ce fut le cas pour René Domergue et ses élèves du lycée Montaury, quand ils eurent la témérité d'entreprendre, quelques jours seulement après la catastrophe, alors que tout le monde était encore sous le choc, une enquête sur le nombre de victimes causées par l'inondation de Nîmes, le 3 octobre 1988. Il s'agissait alors d'étudier une rumeur, au sens premier du mot, c'est-à-dire des informations non vérifiées, de source non officielle, circulant parmi la population.
Selon ces bruits, le nombre réel de noyés était considérablement supérieur au chiffre officiel qu'annonçaient les autorités. Ces études, menées à chaud, au moment même où circulent les rumeurs, sont extrêmement précieuses. Elles fixent ces "paroles qui s'envolent" et les recueillent quand il en est encore temps, avant que les gens n'oublient ou se rétractent. Elles identifient, sociologiquement, les diffuseurs des rumeurs et les interrogent sur leurs raisons de croire.
Cette recherche sur la rumeur de Nîmes s'inscrit dans la droite ligne du célèbre travail d'Edgar Morin, « La rumeur d'Orléans ». Jean-Bruno Renard, Professeur de sociologie, Université Paul Valéry (Montpellier)
Dix ans après l'inondation de Nîmes, où en est la rumeur ? René Domergue et ses élèves reprennent l'enquête. "Aux efforts de rigueur intellectuelle, que nécessite toute enquête sociologique, s'ajoute parfois une difficulté morale à prendre de la distance envers son objet de recherche, lorsque celui-ci est une population éprouvée, et que les enquêteurs en font eux-mêmes partie. Ce fut le cas pour René Domergue et ses élèves du lycée Montaury, quand ils eurent la témérité d'entreprendre, quelques jours seulement après la catastrophe, alors que tout le monde était encore sous le choc, une enquête sur le nombre de victimes causées par l'inondation de Nîmes, le 3 octobre 1988. Il s'agissait alors d'étudier une rumeur, au sens premier du mot, c'est-à-dire des informations non vérifiées, de source non officielle, circulant parmi la population.
Selon ces bruits, le nombre réel de noyés était considérablement supérieur au chiffre officiel qu'annonçaient les autorités. Ces études, menées à chaud, au moment même où circulent les rumeurs, sont extrêmement précieuses. Elles fixent ces "paroles qui s'envolent" et les recueillent quand il en est encore temps, avant que les gens n'oublient ou se rétractent. Elles identifient, sociologiquement, les diffuseurs des rumeurs et les interrogent sur leurs raisons de croire.
Cette recherche sur la rumeur de Nîmes s'inscrit dans la droite ligne du célèbre travail d'Edgar Morin, « La rumeur d'Orléans ». Jean-Bruno Renard, Professeur de sociologie, Université Paul Valéry (Montpellier)