Jean-François Muracciole n’oublie pas de nous exposer les conséquences politiques de la Libération de Paris. Le Général de Gaulle a réussi à imposer ses conditions à ses Alliés : c’est une armée française qui entrera la première à Paris pour soutenir le combat des Parisiens. Dans son célèbre discours, De Gaulle « oublie » même de citer les troupes alliées. Leur chef Eisenhower ne pourra que constater l’extraordinaire popularité de De Gaulle et le reconnaîtra ainsi officiellement comme le chef de la France.
La libération de Paris. 19-26 août 1944
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- Nombre de pages297
- PrésentationBroché
- Poids0.398 kg
- Dimensions14,5 cm × 21,5 cm × 2,3 cm
- ISBN978-2-84734-741-8
- EAN9782847347418
- Date de parution17/07/2013
- CollectionL'histoire en batailles
- ÉditeurTallandier
Résumé
Entrée des chars de la 2e DB dans Paris, combats de rue associant FFI et tankistes de Leclerc, de Gaulle descendant les Champs Elysées, liesse populaire. Autant d'images gravées dans la mémoire collective et qui surgissent immédiatement à l'évocation de la libération de Paris. Aux premières histoires de la libération de Paris, bientôt suivies par les mémoires de plusieurs acteurs, ont succédé les grandes polémiques comme la lancinante mise en accusation des communistes par les gaullistes à propos des tireurs des toits.
Cette nouvelle histoire de la libération de Paris se propose d'éclairer l'événement sous des angles négligés jusqu'ici. D'un strict point de vue militaire, la bataille de Paris oppose des forces de faible ampleur. Et les pertes sont à la hauteur des effectifs engagés : 200 morts et 500 blessés alliés, sans doute 2 800 tués et 4 900 blessés allemands. Et pourtant, on dansa dans les rues de Montevideo à l'annonce de la libération de Paris.
De toute évidence, la force du symbole dépasse de très loin l'enjeu militaire : elle est perçue comme l'annonce de la chute désormais imminente du Reich hitlérien. S'il y eut bataille, elle se situa donc sur le plan politique. Cinq acteurs principaux s'y déchirèrent furieusement : le pouvoir vichyste déliquescent, les communistes, de Gaulle, la Résistance intérieure, et le général von Choltitz, soucieux d'une reddition honorable.
De Gaulle en sort vainqueur. Mais ce serait oublier le rôle décisif d'Eisenhower, véritable deux ex machina de la pièce, et le basculement de la police parisienne, hier encore fidèle à Vichy.
Cette nouvelle histoire de la libération de Paris se propose d'éclairer l'événement sous des angles négligés jusqu'ici. D'un strict point de vue militaire, la bataille de Paris oppose des forces de faible ampleur. Et les pertes sont à la hauteur des effectifs engagés : 200 morts et 500 blessés alliés, sans doute 2 800 tués et 4 900 blessés allemands. Et pourtant, on dansa dans les rues de Montevideo à l'annonce de la libération de Paris.
De toute évidence, la force du symbole dépasse de très loin l'enjeu militaire : elle est perçue comme l'annonce de la chute désormais imminente du Reich hitlérien. S'il y eut bataille, elle se situa donc sur le plan politique. Cinq acteurs principaux s'y déchirèrent furieusement : le pouvoir vichyste déliquescent, les communistes, de Gaulle, la Résistance intérieure, et le général von Choltitz, soucieux d'une reddition honorable.
De Gaulle en sort vainqueur. Mais ce serait oublier le rôle décisif d'Eisenhower, véritable deux ex machina de la pièce, et le basculement de la police parisienne, hier encore fidèle à Vichy.















