États des lieux - Treize poètes américains contemporains

John Asherby, Amy Clampitt, Robert Creeley, Louise Glück, Fanny Howe

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  • Éditions du Noroît

  • Paru le : 11/11/2013
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Une invitation lancée à des écrivains québécois est à l'origine de ce livre : traduire en français des poèmes publiés par des auteurs américains actifs au cours des trente ou quarante dernières années. Parce que les poètes choisis par les traducteurs ont pour la plupart fait l'objet d'une réception critique importante, il en a résulté une anthologie qui, malgré son aspect forcément fragmentaire, offre un aperçu significatif des ouvres à lire pour s'initier à la poésie contemporaine écrite aux États-Unis.
Si l'on considère que les treize auteurs réunis ici s'intéressent pour la plupart à des lieux - si l'on considère qu'ils font le pari du sens, de la présence - ce livre établit à sa manière « un état des lieux » de cette poésie. Enfin, toute traduction étant une forme d'appropriation, cette anthologie enrichit la littérature francophone de nouvelles voix. Elle offre à la poésie québécoise la possibilité de s'approprier un territoire vaste et varié qui est aussi un peu le sien. Sous la direction de : Antoine BOISCLAIR Avec des textes (et des traductions) de : John ASHBERY (Pierre Nepveu), Amy CLAMPITT (Charlotte Melançon), Robert CREELEY (François Dumont et Gilles Cyr), Louise GLÜCK (Antoine Boisclair et Daniel Canty), Fanny HOWE (Antonio d'Alfonso), William MERWIN (Marie-Andrée Lamontagne), John MONTAGUE (Jean-Philippe Gagnon), Eric ORMSBY (Robert Melançon), Michael PALMER (David Cantin), Charles SIMIC (Vincent Lambert), Mark STRAND (Daniel Canty), Richard WILBUR (Jean-François Bourgeault), Charles WRIGHT (Antoine Boisclair)
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  • Date de parution : 11/11/2013
  • Editeur : Éditions du Noroît
  • Collection : Dialogues
  • ISBN : 978-2-89018-847-1
  • EAN : 9782890188471
  • Format : PDF
  • Nb. de pages : 148 pages
  • Caractéristiques du format PDF
    • Pages : 148
    • Taille : 1 690 Ko
    • Protection num. : Digital Watermarking
Né en 1927, à Rochester dans l'État de New York, John Ashbery a publié ses premiers poèmes au cours des années 50 et 60, période durant laquelle il a fréquenté le milieu des arts visuels, à Paris et New York, et rédigé pour différentes revues des critiques sur la peinture expressionniste américaine. Des lecteurs ont à cet égard qualifié sa poésie d'« abstraite », en ce sens où son écriture, composée pourtant de mots de tous les jours et exploitant un registre souvent familier, refuse de se soumettre totalement à la figuration, voire à la signification.
Divagations de la conscience, conversations, anecdotes, réflexions sur la poésie ou l'art : peu importe la forme ou les sujets qu'elle exploite, la poésie d'Ashbery ne se laisse jamais saisir complètement. Célébrée aux États-Unis et en Europe, son ouvre poétique est sans conteste l'une des plus marquantes de la seconde moitié du XXe siècle. Associée à la "New York School of Poets", qui rassemble des auteurs comme Frank O'Hara et Kenneth Koch, l'ouvre de John Ashbery comporte plus d'une trentaine de recueils, dont Self-Portrait in a Convex Mirror (Viking, 1975), sans doute le plus encensé et le mieux reçu par la critique, ayant mérité le Pulitzer Prize, le National Book Award et le National Book Critics Circle Award.
Ses premiers recueils ont été rassemblés en partie dans un livre intitulé Collected Poems, 1956-1987 (Library of America, 2008). Parmi ses recueils récents, notons Chinese Whispers (Farrar, Straus and Giroux, 2002) et Notes from the Air: Selected Later Poems (Ecco Press, 2007). Amy Clampitt est née en 1920 à New Providence, en Iowa, où son père possédait une ferme. Après avoir terminé ses études à Grinnel College, elle a vécu presque toute sa vie à New York, tout en passant l'été dans un village de pêcheurs sur la côte du Maine.
Elle a travaillé comme secrétaire aux Presses de l'Université Oxford, bibliothécaire à la Société Audubon et rédactrice à la pige. Ce n'est qu'au milieu des années 60 qu'elle s'est mise à écrire régulièrement : son premier poème a été publié en 1978 dans le New Yorker et le premier livre qu'elle reconnaît, The Kingfisher, est paru chez Knopf en 1983, alors qu'elle avait 63 ans. Au cours de la décennie suivante, elle a publié cinq autres livres de poèmes : What the Light Was Like (Knopf, 1983), Archaic Figure (Knopf, 1987), Westward (Knopf, 1990), Manhattan: An Elegy and Other Poems (The University of Iowa Center for the Book, 1990) et A Silence Opens (Knopf, 1994).
Elle a également fait paraître trois essais, sur ses poètes préférés, de John Donne à Seamus Heaney et Antony Hecht, ainsi qu'une sélection de poèmes (Collected Poems, Knopf, 1997). Récipiendaire des bourses Guggenheim et MacArthur, elle a été aussi membre de l'American Academy of Arts and Letters, ainsi que d'American Academy of Poets, ce qui lui a valu notamment d'être professeur invité dans nombre de collèges et d'universités.
Elle est morte d'un cancer à New York en 1994. Robert Creeley (1926-2005) est né à Arlington (Massachusetts). Après des études à Harvard et des séjours en Birmanie, en Inde et en Espagne, il fréquente dans les années 1950 le Black Mountain College, en Caroline du Nord, sorte d'université expérimentale qui regroupe notamment des écrivains, des musiciens et des artistes visuels (dont Robert Duncan, John Cage et Willem de Kooning).
L'aventure donne naissance au groupe des « Black Mountain poets », mouvement qui marquera durablement la poésie américaine. Creeley y édite la Black Mountain Review et se lie avec son aîné Charles Olson, avec qui il entretiendra par la suite une importante correspondance. Surtout identifié à la Nouvelle-Angleterre, à laquelle il restera toujours attaché, il enseigne dans diverses universités américaines, dont l'Université de Buffalo.
Poète très prolifique, il publie aussi des fictions, des essais et une autobiographie. Considérant la forme comme un prolongement du propos, selon l'une de ses formules les plus célèbres (« Form is nothing more than the extension of content »), il est très influencé par le peintre Jackson Pollock et par le jazzman Charlie Parker. Il collabore avec de nombreux artistes visuels (peintres, sculpteurs) et avec plusieurs musiciens, surtout des improvisateurs de jazz, comme le saxophoniste Steve Lacy et le bassiste Steve Swallow.
L'interaction entre les arts reste toujours un aspect central de son travail. Il accorde un statut déterminant à la diction du poème et aux subtilités d'un rythme marqué par l'enjambement. Les thèmes du deuil, de la solitude, de la famille, des relations amicales et amoureuses sont au cour de la poésie de Louise Glück, associée non sans raison à l'esthétique intimiste. Ses poèmes narratifs, souvent écrits sur le mode de la confession, mettent cependant en scène différentes figures mythologiques - Déméter, Perséphone, Hadès, etc.
- qui ouvrent l'expérience intime à une dimension plus universelle ou archétypale. Cette poésie, qu'on a comparée à celle de Sylvia Plath, orchestre ainsi souvent des rencontres entre l'imaginaire personnel de l'auteure et différents mythes grecs ou romains. Née en 1943 à New York, Louise Glück a d'abord fait paraître Firstborn (1968), un recueil qui avait reçu un accueil enthousiaste de la critique et qui été suivi d'une quinzaine d'autres livres de poèmes.
Au cours des années 90 et 2000, elle a reçu la plupart des prix importants associés à la poésie américaine, dont le Pulitzer pour Wild Iris (Ecco Press, 1992) et le prix Bollingen de l'Université Yale pour Vita Nova (Ecco Press, 1999). Au cours des dernières années, elle a publié The Seven Ages (Ecco Press, 2001), October (Sarabande Books, 2004), Averno (Farrar, Straus and Giroux, 2006) et A village Life (Farrar, Straus and Giroux, 2009). Née en 1940, Fanny Howe a enseigné durant une vingtaine d'années la création littéraire dans différentes institutions (Columbia University, Yale University, University of California at San Diego) avant de s'installer au Massachusetts, où elle a grandi et où elle vit présentement.
Son ouvre, qui compte près de vingt livres de prose et de poésie, explore les possibilités du langage, de la grammaire et du rythme dans un style qui peut être associé en partie à celui des "language poets". Les dimensions sociale, politique, lyrique et intimiste de certains de ses recueils nous empêchent cependant de restreinte son ouvre à cette dimension expérimentale. « Si quelqu'un est seul et lit mes poèmes », a-t-elle dit à cet égard en 2004 lors d'une entrevue à Kenyon Review, « j'espère qu'il les lira comme un calepin.
Un registre. D'un lieu, d'une chose belle, d'un problème ». Ses Selected Poems (University of California Press, 2000), lui ont valu le prix de poésie Lenore Marshall et une nomination pour le prix de poésie de la fondation Griffin. Parmi ses recueils récents, notons The Lyrics (Graywoolf Press, 2007), On the Ground (Graywoolf Press, 2004), Gone (University of California Press, 2003) et Forged (Post-Apollo Press, 1999). Né à New York en 1927, William Stanley Merwin a vécu en France, au Portugal et en Angleterre dans les années 1950.
À la fin des années 1970, il a choisi de s'établir sur l'île de Maui, dans l'archipel d'Hawaï, où il vit toujours. Mais l'épaisse forêt du Causse, hantée par les fantômes de la Résistance, des paysans taiseux, des réminiscences d'Hölderlin et de Sophocle, aura été le vivier d'un ensemble de poèmes où la renarde, qui donne son titre au recueil The Vixen (Knopf, 1996), rappelle par intermittence sa présence.
Tour à tour chassant et chassée, la renarde devient emblématique d'un art poétique fait d'attente et tout en stratégies. Mais cette figure aux abois cristallise également les inquiétudes d'un Merwin crépusculaire. Le monde naturel est détruit par l'homme industriel qui ne veut pas voir, ce faisant, à quel point c'est lui-même qu'il détruit. L'ouvre de Merwin - plus de trente recueils, sans compter les traductions et la prose - tient par moments du lamento écologiste, mais elle n'est pas que cela.
Elle est d'abord histoire et temps, et leur inscription dans le paysage. Cependant, qu'elle épouse la forme ample du verset ou se fasse lapidaire, son attention aux rythmes de la langue et au souffle des mots montre bien que l'art et la culture font aussi partie de ce qui sera perdu. Cette ouvre considérable en anglais reste à connaître en français. Outre The Vixen, Luc Goustine a traduit en français un volume de prose, The May of Ventadorn (Les fleurs de mai de Ventadour, Fanlac, 2008).
Paru aux États-Unis en 2002, ce texte, à l'origine une commande de National Geographic, est le résultat des longues fréquentations du poète avec la langue des troubadours et au premier chef de Bernard de Ventadour. De son côté, Christophe Wall-Romana, poète et chercheur à l'université du Minnesota, a traduit un livre de poèmes plus ancien, Writing to an Unfinished Accompaniment. (Écrits au gré d'un accompagnement inachevé, Cheyne Editeur, 2007 [1973]). Né en 1929 à Brooklyn, John Montague a vécu une partie de son enfance en Irlande, le pays natal de ses parents catholiques qui ont été confrontés aux difficultés de la Crise.
Vers l'âge de trente ans, cet héritier des chantres de la ruralité, des mythes et des grands systèmes de croyance enracinés dans la terre de ses ancêtres s'est inscrit, par son travail sur la forme et son penchant pour l'expérimentation, dans la tradition poétique américaine d'après-guerre. Il est à cet égard retourné aux États-Unis pour étudier et nouer des relations d'amitiés avec les poètes John Berryman, Robert Duncan et Gary Snyder. Considéré aujourd'hui comme l'un des grands poètes de langue anglaise, Montague a publié une quinzaine de recueils de poésie, dont certains - Poisoned Land (MacGibbon and Kee, 1961) et la chronique épique The Rough Field (Dolmen, 1972) - ont marqué l'imaginaire littéraire contemporain.
Son travail sur le rythme, brisé pour épouser les accentuations naturelles de la voix, et ses jeux d'assonances caractérisent sa poésie qui s'est intéressée aux luttes sociopolitiques de l'Irlande ainsi qu'aux tensions universelles qui s'y jouent entre tradition et modernité. Sa compréhension de l'univers courtois, unifiant la Provence au monde celtique et puisant aux sources du paganisme, aura été profondément marquée par celle d'Ezra Pound qui en débusqua les survivances au sein des temps présents.
Son ouvre, qui contient aussi des romans, des nouvelles, des essais, des mémoires et une importante anthologie (The Faber Book of Irish Verse, 1974), a été reconnue par l'octroi de plusieurs prix, d'un doctorat honorifique de l'Université de l'État de New York et par l'obtention du premier poste de la Ireland Chair of Poetry (1998). Né à Atlanta en 1941, Eric Ormsby a passé sa jeunesse en Floride puis a étudié notamment à l'Université de Pennsylvanie et à Princeton.
Bibliothécaire, spécialiste de théologie islamique et de littérature arabe (Theodicy in Islamic Thought, 1984 ; Ghazali : The Revival of Islam, 2008), il a été directeur des bibliothèques et professeur d'études islamiques à l'Université McGill avant de devenir chercheur associé à l'Institute of Ismaili Studies de Londres. Critique et essayiste, il collabore régulièrement à The New Criterion, The New York Times, The Wall Street Journal, et il a tenu, jusqu'à la fermeture de ce journal, une chronique hebdomadaire au New York Sun ; deux recueils rassemblent une partie de ses essais.
Extraordinaire polyglotte, il a publié des traductions de l'arabe, du persan, de l'allemand, du français. Parallèlement à tout cela qui suffirait à remplir trois vies, Eric Ormsby a édifié une ouvre poétique qui l'a porté aux premiers rangs des poètes contemporains de langue anglaise. Cette ouvre est longtemps restée secrète : il note, dans la préface de Time's Covenant, que le poème le plus ancien de ce recueil remonte à 1958, mais il n'a commencé à publier qu'au milieu des années 1980, en particulier dans The New Yorker, Parnassus, The Paris Review ; son premier recueil n'a paru qu'en 1990.
Bien que son ouvre ait été aussitôt signalée par John Updike et que ses poèmes paraissent régulièrement dans les meilleures revues aux États-Unis, au Canada, en Angleterre, cette publication tardive et peut-être désordonnée - For a Modest God aux États-Unis, Time's Covenant au Canada et The Baboons of Hada en Angleterre sont des recueils de poèmes choisis - a eu pour conséquence que son ouvre reste à certains égards confidentielle.
Il a publié jusqu'à présent Bavarian Shrine and other poems (ECW Press, 1990), Coastlines (ECW Press, 1992), For a Modest God (Grove Press, 1997), Araby (Vehicule Press, Signal Editions, 2001), Daybreak at the Straits (Zoo Press, 2004), Time's Covenant (Biblioasi, 2007) et The Baboons of Hada (Carcanet, 2011). Michael Palmer est né à New York en 1943 et réside actuellement à San Francisco. Auteur d'une quinzaine de livres de poésie, il est fréquemment associé à l'école des "language poets", plus particulièrement aux ouvres de Louis Zukofsky et de Charles Bernstein, bien qu'il se soit détaché lui-même de ce courant avant-gardiste.
Son ouvre s'intéresse souvent aux rapports entre perception, langage, abstraction et présence au monde. Il a reçu, en 2006, le prestigieux prix Wallace Stevens. En France, trois de ses recueils ont été traduits jusqu'à maintenant : Notes for Echo Lake (éditions Spectres Familiers, 1992), Sun (P. O. L., 1996) et Première figure (José Corti, 2011). Charles Simic est né en 1938 à Belgrade, dans l'ancienne Yougoslavie, et a émigré avec ses parents et son frère dans la région de Chicago en 1954.
Après des études à New York, il a publié ses premiers recueils (What the Grass Says, CA, 1967; Somewhere among Us a Stone is Taking Notes, CA, 1969) avant de devenir professeur de création littéraire à l'Université du New Hampshire, où il a travaillé durant une trentaine d'années. Charles Simic est l'un des poètes contemporains les plus célébrés des États-Unis : reconnu par la critique, comme en témoignent ses nombreux prix, il a pu rejoindre un lectorat plus large grâce à des poèmes accessibles et concrets.
« Depuis Emerson et Whitman », écrit-il à ce sujet dans son essai intitulé Poetry and Experience, « il y a un culte de l'expérience dans la poésie américaine. Nos poètes [.] disent toujours : C'est ce qui m'est arrivé, c'est ce que j'ai vu et senti ». Parmi la vingtaine de recueils qu'il a publiés à ce jour, notons That Little Something (Harcourt, 2008), The World Doesn't End (Harcourt, 1989) et ses sélections de poèmes : Selected Early Poems, (Braziller, 2000), The Voice at 3:00 a.m.: Selected Late and New Poems (Harcourt, 2003).
Il a publié des essais, dont Orphan Factory: Essays and Memoirs (University of Michigan Press, 1997) et traduit des auteurs français, polonais et allemands. AU NOROÎT, est paru "Alchimie de brocante - L'art de Joseph Cornell" (traduit par Daniel Canty, 2010, collection "Dialogues"). Mark Strand est né en 1934 à Summerside, sur l'Île-du-Prince Édouard, d'une archéologue et enseignante et d'un homme d'affaires américains.
Après un bref passage à Halifax, puis Montréal, la famille s'installe à Philadelphie en 1938, avant d'être entraînée à Cuba, en Colombie, au Pérou et au Mexique par l'emploi du père, qui travaille pour Pepsi. Les étés sont passés à St-Margaret's Bay, en Nouvelle-Écosse, dont le paysage maritime s'imprime en Strand. Son premier livre, Sleeping with One Eye Open, est publié en 1964 par Stone Wall Press, à Iowa City.
La fondation Fulbright lui permet de se rendre, en 1965, au Brésil, en tant que professeur de littérature. Il débute ensuite une longue relation éditoriale avec Harry Stone, qui publie Reasons for Moving chez Atheneum en 1968. Au courant des années 70 et 80, Strand gagne sa vie en enseignant dans diverses universités américaines et publie une douzaine de recueils. The Continuous Life (Knopf, 1990) fait de lui un poète reconnu par la critique.
Cette année-là, Strand est nommé poète lauréat des États-Unis par le bibliothécaire de la Library of Congress. Suivront un long poème, Dark Harbor (Knopf, 1993) puis Blizzard of One (Knopf, 1998), pour lequel Strand remporte le Prix Pulitzer. Il a depuis fait paraître trois recueils : Chicken, Shadow, Moon & More (Knopf, 1999), Man and Camel (Knopf, 2006) et New Selected Poems (Knopf, 2007). La poésie de Strand, livrée dans une langue minimaliste, est climatique.
Ses poèmes s'approchent de la narration, et ne sont pas sans afficher une certaine parenté avec les fabulations du réalisme magique. Ils se déroulent dans une zone crépusculaire, qui existe à un pas de nos vies quotidiennes, à la frontière embrouillée de soi et du monde. Né en 1921 à New York, Richard Wilbur s'est intéressé à la poésie dès ses années de collège avant de faire l'expérience de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il a été soldat pour l'armée américaine.
Dans son premier recueil, The Beautiful Changes and Other Poems (Reynal, 1947), il évoque cette expérience à l'aide d'un style élaboré qui offre un point de vue ironique sur des événements tragiques. La poésie de Wilbur sera par la suite associée à un certain classicisme, comme pourraient en témoigner les vers réguliers et les rimes employés dans Things of This World, (Harcourt, 1956, Prix Pulitzer), Advice to a Prophet (Harcourt, 1961) et Walking to Sleep (Harcourt, 1969).
« L'univers est plein d'énergie », dit-il dans une entrevue accordée à Paris Review, « et cette énergie tend vers une structure et une forme ». Généralement plus souples, ses poèmes rassemblés dans New and Collected Poems (Harcourt, 1988), livre qui lui a valu un deuxième Pulitzer, et dans Collected Poems (Harcourt, 2004), mélangent anecdotes personnelles et réflexions philosophiques. Poète salué par la critique, accessible et savant, Wilbur est également connu pour ses traductions d'auteurs français (Molière, Racine, Voltaire, Baudelaire, Mallarmé, Valéry, etc.) qui font aujourd'hui autorité.
Il a écrit des livres pour enfants, publié quelques proses (Prose Pieces 1953-1976, Harcourt) et enseigné pendant vingt ans l'anglais à l'Université Wesleyan au Connecticut. Né au Tennessee en 1935, Charles Wright est l'auteur d'une ouvre poétique imposante dont le sud des États-Unis, les Appalaches, les paysages de la Virginie et ses rivières constituent le décor principal. À la fois concrets et méditatifs, simples et exigeants, ses poèmes entrent en dialogue avec des auteurs issus de traditions variées : celle la modernité - Hopkins, Pound et Stevens ont notamment influencé sa poétique -, mais aussi celle de la poésie taoïste, Li-Bai (Li-Po), Tchouag Tseu et Li He faisant partie des écrivains qu'il cite ou évoque.
À la suite d'un service militaire effectué en Europe, expérience sur laquelle il revient souvent dans son ouvre, il s'est aussi intéressé à la poésie italienne. Ses traductions des poèmes d'Eugenio Montale (The Sorm and Other Poems, Oberlin College Press, 1978) mettent en lumière cette autre source d'inspiration. Depuis les années 1960, il a publié plus d'une vingtaine de recueils, dont quelques-uns ont été rassemblés dans Country Music: Selected Early Poems (Wesleyan University Press, 1982) et The World of the Ten Thousand Things: Poems, 1980-1990 (Farrar, Straus and Giroux, 1990).
Parmi ses recueils plus récents, Black Zodiac (Farrar, Straus and Giroux, Prix Pulitzer 1997), Appalachia (Farrar, Straus and Giroux, 1998) et Scar Tissue (Farrar, Straus and Giroux, Prix Griffin 2007) ont reçu un accueil particulièrement enthousiaste de la part de la critique. En parallèle à son parcours de poète, Charles Wright a publié des essais et a été professeur d'anglais à l'Université de Charlottesville en Virginie.
Modeste malgré le succès de son ouvre, il a retenu de la pensée taoïste un certain goût pour les paradoxes et une tendance à l'effacement. « J'aimerais que mes poèmes aient l'attention du monde entier », a-t-il confié dans une entrevue accordée à la Southern Review, « mais j'aimerais aussi être un auteur anonyme ». Professeur de littérature au collège Saint-Laurent, co-fondateur et membre des cahiers littéraires Contre-Jour, Jean-François Bourgeault a notamment publié, en collaboration avec Guillaume Asselin, La littérature en puissance.
Autour de Giorgio Agamben (VLB éditeur, 2006). Le reste, essais, articles, traductions, est composé de feux follets sur lesquels il préfère ne pas s'attarder, conscient que ces lueurs flottantes des marais perdent toujours le voyageur qui s'en remet imprudemment à elles pour le guider. Né à Lachine dans le dernier tiers du 20e siècle, Daniel CANTY est écrivain et artiste. Son ouvre circule entre la littérature et l'édition, le cinéma et le théâtre, les arts visuels et médiatiques et le design.
Un peu avant Mappemonde, il publie « VVV » avec l'artiste visuel Patrick Beaulieu (2015). Il est notamment l'auteur d'un récit, « Les États-Unis du vent » (2014), d'un roman, « Wigrum » (2011), d'un essai, « Êtres artificiels » (1997) et le metteur en livre de la trilogie « La table des matières - Le Livre de chevet » (2009), « La Table des matières » (2007) et « Cité selon » (2006) - et de nombreux autres ouvrages.
Il vit à Montréal où il enseigne le design d'évènements à l'Uqam et l'écriture à l'École nationale de théâtre. AU NOROÎT, il a traduit de l'anglais les ouvres « Petits théâtres » d'Erin Moure (2013, collection « Latitude »), « L'homme aux sept orteils » de Michael Ondaatje (2011, collection « Latitude »), « Alchimie de brocante. L'art de Jospeh Cornell » de Charles Simic (2010, Collection « Dialogues ») et « Pierre blanche » de Stéphanie Bolster (2007, collection « Latitude »).
Il fait également partie des traducteurs de l'anthologie « États des lieux. Treize poètes américains contemporains » (2013, collection « Dialogues »). Gilles Cyr, né en Gaspésie en 1940, est poète et traducteur. Derniers livres publiés : Fruits et frontières (Éditions de l'Hexagone, 2006), Poèmes 1968-1994 (Éditions Typo, 2010) et Huit sorties (Éditions de l'Hexagone, 2012). Des choix de ses poèmes ont paru en espagnol (Songe que je bouge / Piensa que no estoy, traduction de Benjamín Valdivia, Querétaro, Mexique, Editorial Fuera de Comercio, 2001) et en anglais (The Graph of Roads, Selected Poems 1968-1999, traduction de Patrick Williamson, Gerald Mangan, Patrick Boran et Yann Lovelock, Toronto, Guernica, 2008), ainsi qu'en allemand, en arabe, en coréen, en géorgien, en italien et en russe.
Il a traduit, en collaboration, trois ouvrages de poésie coréenne et un ouvrage de poésie iranienne. Parmi ses dernières traductions, des poèmes de Lorine Niedecker (revue Contre-Jour, Montréal, n? 19, automne 2009). Poète, traducteur, critique littéraire, essayiste, cinéaste indépendant, Antonio D'Alfonso fonde en 1978 Les éditions Guernica qui ont publié plus de 480 titres depuis 1978. Il vend la maison en 2010 et termine son doctorat en études italiennes (cinéma) à l'University de Toronto en 2012.
Son roman Un vendredi du mois d'août (2004) se mérite le prix Trillium. Il est l'auteur de plus d'une trentaine de livres. Il traduit surtout la poésie, et la poésie québécoise, entre autres Philippe Haeck, Stéphane Psenak, José Acquelin, Roger Des Roches, Louise Dupré, Claudine Bertrand, Fernand Ouellette, Jean-Pierre Vallotton. Son long-métrage Bruco a gagné deux prix au New York Festival of Independent Film en 2010.
Antigone est sorti en 2012. AU NOROÎT, il a publié L'apostrophe qui me scinde (2010), Un homme de trop (2005), Comment ça se passe (2001) et L'autre rivage (1999). photographie de l'auteur : © Elisabeth Pouyfaucon François Dumont est professeur au Département des littératures de l'Université Laval. Il a publié des études portant principalement sur la poésie, dont Usages de la poésie (PUL, 1993), La poésie québécoise (Boréal, 1999) et Le poème en recueil (Nota bene, 2010), ainsi que des poèmes, dont Brisures (Le Noroît, 2005).
Il a aussi coécrit, avec Michel Biron et Élisabeth Nardout-Lafarge, Histoire de la littérature québécoise (Boréal, 2007) et il a réalisé des enregistrements de poèmes et de chansons, avec la collaboration musicale de Claude Bellavance et Guy St-Jean (Ateliervolant.net). Jean-Philippe Gagnon est né à Rimouski en 1980. Doctorant en Études littéraires à l'Université du Québec à Montréal et à l'Université de Nice, il a fait paraître des articles critiques, dont un qui va paraître sous peu sur la poétique de Montague dans la revue Loxias de l'Université de Nice (http : //revel.unice.fr/loxias/).
Il a fait paraître Frères d'encre et de sang (2007) et Au fond de l'air (2010) aux Édistions de l'Hexagone. Il est aussi membre rédactionnel de la revue d'art contemporain en ligne Archée (http://archee.qc.ca) Vincent Lambert poursuit des études de lettres à l'Université Laval. Il a publié des articles sur la poésie québécoise et s'apprête à réunir, à l'Hexagone, un second recueil de poèmes sous le titre La fin de temps par un témoin oculaire.
Il est directeur littéraire de la revue Québec français et des éditions Le Lézard amoureux. Charlotte Melançon a traduit une vingtaine de livres, notamment de Lynn Coady, Northrop Frye, Alberto Manguel, John Ralston Saul, Charles Taylor, Guy Vanderhaeghe, ainsi que Le Second Rouleau d'A. M. Klein en collaboration avec Robert Melançon. Elle a également traduit des poèmes d'Emily Dickinson, dont un premier choix, Escarmouches, a paru en 1992, et elle a publié, au Noroît, La Prison Magique, quatre essais sur Emily Dickinson.
Récemment ont paru, hors commerce aux Antipodes, deux recueils de poèmes, Petit Carnet et Secretum. Robert MELANÇON est poète, traducteur et essayiste. Il est entre autres l'auteur d'une étude sur Paul-Marie Lapointe. AU NOROÎT, il a publié "Le dessinateur" (2001), "Exercices de désouvrement" (collection "Chemins de traverse", 2002), "Le paradis des apparences" (2004), "Peinture aveugle" (2010), "Questions et propositions sur la poésie" (collection "Chemins de traverse", 2014) et "L'Avant-printemps à Montréal" (réédition, 2014). Il compte par ailleurs parmi les traducteurs de l'anthologie "États des lieux.
Treize poètes américains contemporains" (collection "Dialogues", 2013). Enfin, une monographie sur son ouvre est parue au Noroît sous le titre "Le désaveuglé" (collection "Chemins de traverse", 2007). photographie de l'auteur : Jean-François Dowd Pierre Nepveu, poète, essayiste, romancier, a enseigné la littérature à l'Université de Montréal de 1978 à 2009. Parmi ses recueils de poèmes, Romans fleuves et Lignes aériennes lui ont tous deux valu le prix du Gouverneur général.
Co-auteur avec Laurent Mailhot d'une anthologie de la poésie québécoise, il a publié plusieurs essais, dont L'écologie du réel et Intérieurs du Nouveau-Monde, qui portent sur la littérature québécoise contemporaine et les littératures des Amériques, et il a fait paraître en 2011 une biographie : Gaston Miron. La vie d'un homme. Depuis 1972, plusieurs revues ont publié ses traductions de poètes canadiens ou étrangers.
L'ensemble de son ouvre a été couronnée au Québec par le prix Athanase-David en 2005 et sa contribution à la littérature québécoise par l'Ordre du Canada en 2012. Antoine Boisclair a fait paraître une étude sur la poésie québécoise : "L'École du regard. Poésie et peinture chez Saint-Denys Garneau, Roland Giguère et Robert Melançon" (Éditions Fides, Prix Gabrielle-Roy 2009 de l'ALCQ et Prix du Canada 2010 de la FCSH).
Il collabore régulièrement à différentes revues littéraires, en y publiant des articles ou des comptes rendus, et enseigne la littérature au collège Jean-de-Brébeuf. AU NOROÎT, il a publié "Le bruissement des possibles" (2011 : prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec). Il a également dirigé le collectif "États des lieux - Treize poètes américains contemporains" (2013, collection "Dialogues"). photo de l'auteur : Hélène Jacques

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