Né en 1755, juriste à Dijon, avocat puis député "modéré" aux Etats Généraux de 1789, maire de Belley en 1793, Brillat-Savarin devint une sorte d'exilé politique en 1794. II parcourut la Suisse et la Hollande, fut premier violon à New York, avant de revenir au pays et d'être nommé commissaire du gouvernement en 1799, puis Conseiller à la cour de cassation durant vingt-cinq ans (1801-1826). Son premier livre parut en 1802 ; dix-sept ans plus tard, il publia un Essai historique et critique sur le duel (1819) ; changeant de registre en 1820, il commettait un ouvrage sur L'Archéologie du Département de l'Ain ; et ce n'est qu'à la fin de sa vie qu'il accoucha de sa Physiologie du Goût (1825).
Un ensemble hétéroclite d'une trentaine de Méditations, à la manière d'un journal de bord ou des Pensées pascaliennes, où une réflexion sur la Fin du Monde côtoie les Boissons et la Gourmandise, où les Haltes de chasse s'intercalent entre le Plaisir de la table et la Digestion, et où l'on passe allègrement des Rêves à la Diète, de la Mort à une Histoire philosophique de la cuisine. Ce qui confere à l'oeuvre son unité malgré sa diversité apparente, et lui assure une audience considérable, à son époque comme aujourd'hui, réside précisément dans la mise en oeuvre et le fonctionnement d'une redoutable stratégie de déculpabilisation.
Qu'il disserte sur l'art culinaire ou la métaphysique, la chimie ou les voyages, le jeûne ou les jeunes filles, tout concourt à absoudre le gourmand, traduit devant son esprit, sa biologie et sa place sociale.
Un ensemble hétéroclite d'une trentaine de Méditations, à la manière d'un journal de bord ou des Pensées pascaliennes, où une réflexion sur la Fin du Monde côtoie les Boissons et la Gourmandise, où les Haltes de chasse s'intercalent entre le Plaisir de la table et la Digestion, et où l'on passe allègrement des Rêves à la Diète, de la Mort à une Histoire philosophique de la cuisine. Ce qui confere à l'oeuvre son unité malgré sa diversité apparente, et lui assure une audience considérable, à son époque comme aujourd'hui, réside précisément dans la mise en oeuvre et le fonctionnement d'une redoutable stratégie de déculpabilisation.
Qu'il disserte sur l'art culinaire ou la métaphysique, la chimie ou les voyages, le jeûne ou les jeunes filles, tout concourt à absoudre le gourmand, traduit devant son esprit, sa biologie et sa place sociale.















