Antoine BERMAN, docteur en linguistique et lui-même traducteur de littératures allemandes et latino-américaines, aborde ces problèmes en étudiant une époque et une culture où ils ont été posés avec vigueur et passion, ont fait l'objet de débats et ont reçu des réponses différentes : l'Allemagne romantique. " Nous sentons, écrivait SCHLEIERMACHER en 1828, que notre langue ne peut vraiment développer sa pleine force que par les contacts les plus multiples avec l'étranger. " De Herder à Hölderlin en passant par Novalis, Goethe, Humboldt et les frères Schlegel, l'acte de traduire occupe en effet une place centrale dans le champ culturel littéraire allemand. Jamais la traduction, dans l'histoire de l'Occident, n'a été méditée de façon aussi riche et aussi vivante.
L'Epreuve De L'Etranger
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- Nombre de pages311
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.32 kg
- Dimensions12,6 cm × 19,0 cm × 1,9 cm
- ISBN2-07-074052-8
- EAN9782070740529
- Date de parution01/02/1995
- CollectionTel
- ÉditeurGallimard
Résumé
Voici un essai sur la traduction qui pose les bonnes questions : qu'est-ce que traduire ? Quelle place occupe la traduction dans une culture ? En quoi consiste cette opération de translation d'une langue dans une autre, qui est d'abord " épreuve de l'étranger " ?
C'est, pour le lecteur français, tout un domaine inconnu qui est ici dévoilé, exploré et analysé. Et, au-delà du problème spécifique de la traduction, c'est toute une série de questions fondamentales qui surgissent, questions que retrouve notre modernité : le rapport du " propre " et du " natal " à l'étranger, l'essence de l'œuvre, la nature de la langue. Cet essai, remarquablement conduit, à la fois érudit et clair, ouvre la voie à une nouvelle discipline (faudrait-il l'appeler traductologie ?) qui ferait enfin entrer la traduction dans le champ de l'histoire, du savoir et de la réflexion.
L'éditeur en parle
"Nous sentons, écrivait Schleiermacher en 1828, que notre langue ne peut vraiment développer sa pleine force que par les contacts les plus multiples avec l'étranger". De Herder à Hölderlin en passant par Novalis, Goethe, Humboldt et les frères Schlegel, l'acte de traduire occupe en effet une place centrale dans le champ culturel et littéraire allemand. Jamais la traduction, dans l'histoire de l'Occident, n'a été méditée de façon aussi riche et aussi vivante.
C'est, pour le lecteur français, tout un domaine inconnu qui est ici dévoilé, exploré, analysé. Et, au-delà du problème spécifique de la traduction, c'est toute une série de questions fondamentales qui surgissent, questions que retrouve notre modernité : le rapport du "propre" et du "natal" à l'étranger, l'essence de l'oeuvre, la nature de la langue. Cet essai, remarquablement conduit, à la fois érudit et clair, ouvre la voie à une nouvelle discipline (faudrait-il l'appeler traductologie ? ) qui ferait enfin entrer la traduction dans le champ de l'histoire, du savoir et de la réflexion.
C'est, pour le lecteur français, tout un domaine inconnu qui est ici dévoilé, exploré, analysé. Et, au-delà du problème spécifique de la traduction, c'est toute une série de questions fondamentales qui surgissent, questions que retrouve notre modernité : le rapport du "propre" et du "natal" à l'étranger, l'essence de l'oeuvre, la nature de la langue. Cet essai, remarquablement conduit, à la fois érudit et clair, ouvre la voie à une nouvelle discipline (faudrait-il l'appeler traductologie ? ) qui ferait enfin entrer la traduction dans le champ de l'histoire, du savoir et de la réflexion.













