La Couronne Noire. HISTOIRES D'HORREUR EN FRANÇAIS - BREDEVOORT VAN DEN BERG, #4
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- FormatePub
- ISBN8232858278
- EAN9798232858278
- Date de parution03/12/2025
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurDraft2Digital
Résumé
LA COURONNE NOIRE - HISTOIRE D'HORREUR EN FRANÇAIS - BREDEVOORT VAN DEN BERGLa tempête ne prévient pas. Elle arrache le navire à la nuit, le fracasse contre des récifs que les cartes n'ont jamais nommés, et abandonne les survivants sur une langue de sable et de roche battue par le vent. Ils sont loin des comptoirs, loin des routes marchandes, loin de tout ce qui ressemble à un secours. Les premiers jours, on panse les blessures et on compte les morts.
Les suivants, on partage le peu d'eau et de biscuit que la mer a bien voulu recracher. Très vite, la peur ordinaire cède la place à autre chose. Une peur plus ancienne, plus intime, qui ne vient pas seulement du ventre vide ou du froid qui mord la nuit, mais de la manière dont les regards commencent à se détourner, dont les prières s'étranglent dans les gorges, et dont une voix s'élève au-dessus des autres pour promettre un ordre là où il n'y a plus que chaos.
Sur cette île sans nom, l'isolement devient un creuset. Les âmes s'y dénudent, les loyautés s'y corrompent, et ce qui sommeillait sous les apparences de la civilisation se révèle avec une clarté effrayante. Certains parlent d'une relique arrachée aux cales du navire, d'autres d'une présence qui hante les récifs et murmure aux oreilles des dormeurs. La réalité, elle, se délite un peu plus chaque jour, et la petite communauté des rescapés se transforme lentement en une congrégation dévouée à un pouvoir qui n'a rien d'humain.
Pour quelques-uns, ceux qui refusent encore de céder, l'enjeu n'est plus seulement de survivre. Il est de se souvenir de ce qu'ils étaient, de tenir tête à une terreur sans nom, et de préserver une étincelle de lumière alors que l'horizon se referme et que la nuit semble vouloir s'installer pour toujours. Ceci n'est pas seulement un récit de survie face aux éléments, mais une descente vertigineuse dans un thriller psychologique où la croyance pieuse affronte le désespoir cosmique.
Lukas de Witt, armé d'un artefact ancien et maléfique connu sous le nom de Couronne Noire, accomplit l'ouvre du Diable, pervertissant l'esprit et l'âme des naufragés. Alors que la frontière entre salut et damnation s'estompe, les survivants sont contraints à un affrontement non seulement contre un fou, mais contre le mal surnaturel qui l'alimente. Cette aventure gothique épique remet en cause le cour même de l'humanité face à des ténèbres écrasantes. « L'haleine du diable souffle cette nuit sur la "Goede Hoop".
Maarten van Dyk la sent dans le crépuscule, qui file à travers le gréement. Partout flotte l'odeur douceâtre du goudron. Elle enivre l'esprit, cet air, et Maarten, encore jeune de ses vingt et un ans, sent son âme faiblir pour la première fois. Il tente de prier, mais les mots restent coincés dans sa gorge. Autour de lui, l'océan repose, plat comme un miroir de plomb sous un ciel lourd."On se sent tout petit, n'est-ce pas, Van Dyk ? Le grand rien."Maarten entend les paroles.
Lukas de Witt, le sous-marchand, se tient à côté de lui, si silencieusement qu'il aurait pu être là depuis toujours. Ses vêtements sont nets, son visage rasé, ses cheveux parfaits. Il sent le savon, les feuilles sèches et le cuivre."L'immensité de Dieu me rend humble, Monsieur", dit Maarten, et il déteste le tremblement dans sa voix. »
Les suivants, on partage le peu d'eau et de biscuit que la mer a bien voulu recracher. Très vite, la peur ordinaire cède la place à autre chose. Une peur plus ancienne, plus intime, qui ne vient pas seulement du ventre vide ou du froid qui mord la nuit, mais de la manière dont les regards commencent à se détourner, dont les prières s'étranglent dans les gorges, et dont une voix s'élève au-dessus des autres pour promettre un ordre là où il n'y a plus que chaos.
Sur cette île sans nom, l'isolement devient un creuset. Les âmes s'y dénudent, les loyautés s'y corrompent, et ce qui sommeillait sous les apparences de la civilisation se révèle avec une clarté effrayante. Certains parlent d'une relique arrachée aux cales du navire, d'autres d'une présence qui hante les récifs et murmure aux oreilles des dormeurs. La réalité, elle, se délite un peu plus chaque jour, et la petite communauté des rescapés se transforme lentement en une congrégation dévouée à un pouvoir qui n'a rien d'humain.
Pour quelques-uns, ceux qui refusent encore de céder, l'enjeu n'est plus seulement de survivre. Il est de se souvenir de ce qu'ils étaient, de tenir tête à une terreur sans nom, et de préserver une étincelle de lumière alors que l'horizon se referme et que la nuit semble vouloir s'installer pour toujours. Ceci n'est pas seulement un récit de survie face aux éléments, mais une descente vertigineuse dans un thriller psychologique où la croyance pieuse affronte le désespoir cosmique.
Lukas de Witt, armé d'un artefact ancien et maléfique connu sous le nom de Couronne Noire, accomplit l'ouvre du Diable, pervertissant l'esprit et l'âme des naufragés. Alors que la frontière entre salut et damnation s'estompe, les survivants sont contraints à un affrontement non seulement contre un fou, mais contre le mal surnaturel qui l'alimente. Cette aventure gothique épique remet en cause le cour même de l'humanité face à des ténèbres écrasantes. « L'haleine du diable souffle cette nuit sur la "Goede Hoop".
Maarten van Dyk la sent dans le crépuscule, qui file à travers le gréement. Partout flotte l'odeur douceâtre du goudron. Elle enivre l'esprit, cet air, et Maarten, encore jeune de ses vingt et un ans, sent son âme faiblir pour la première fois. Il tente de prier, mais les mots restent coincés dans sa gorge. Autour de lui, l'océan repose, plat comme un miroir de plomb sous un ciel lourd."On se sent tout petit, n'est-ce pas, Van Dyk ? Le grand rien."Maarten entend les paroles.
Lukas de Witt, le sous-marchand, se tient à côté de lui, si silencieusement qu'il aurait pu être là depuis toujours. Ses vêtements sont nets, son visage rasé, ses cheveux parfaits. Il sent le savon, les feuilles sèches et le cuivre."L'immensité de Dieu me rend humble, Monsieur", dit Maarten, et il déteste le tremblement dans sa voix. »























