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L'Aube des Voleurs. HISTOIRES D'HORREUR EN FRANÇAIS - BREDEVOORT VAN DEN BERG, #3
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- FormatePub
- ISBN8232598570
- EAN9798232598570
- Date de parution18/11/2025
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurDraft2Digital
Résumé
L'AUBE DES VOLEURS - HISTOIRE D'HORREUR EN FRANÇAIS - BREDEVOORT VAN DEN BERG Au cour maudit et désolé de l'Afrique du Sud, un homme lit les failles du monde là où les autres ne voient que le vide. Willem Strydom, serrurier hors pair, possède ce don trouble : percevoir les fragilités dans le tissu de la réalité, ces failles où suinte l'horreur d'un autre plan. Contraint de quitter son exil par un revenant de son passé, il doit rassembler une équipe brisée pour un ultime casse : percer le coffre Aurora.
Mais cette cible n'abrite pas de richesses conventionnelles. C'est un être vivant, une forteresse psychique qui capture et garde la matière première la plus dangereuse qui soit : la mémoire et le désir humains. Ce qui commence comme un cambriolage d'anthologie se transforme rapidement en une descente aux enfers psychique. Piégés dans les entrailles pulsantes de la chambre forte, les cambrioleurs deviennent la proie d'un système de défense qui ne se contente pas de mutiler les corps, mais s'attaque aux fondements de l'âme.
La confiance se délite, et chaque ombre semble accuser un traître parmi eux. Pour les amateurs d'horreur métaphysique et de science-fiction conceptuelle, ce roman vous entraîne dans les abysses de la conscience. C'est un puzzle existentiel où le prix de la survie pourrait être le sacrifice de votre propre identité. Magistrale réflexion sur la culpabilité et les fantômes intérieurs, cette ouvre d'épouvante littéraire est une lecture incontournable, dont l'écho persistant vous hantera longtemps après avoir refermé le livre. "L'air était sans odeur.
Sa texture était celle de la poussière fine mêlée à la sueur de rêves en décomposition. C'était l'haleine du Haut-Veld, et Willem Strydom la portait dans ses poumons comme une maladie. Il se tenait sur le perron de sa petite ferme délabrée, ses mains (des mains de fossoyeur, de dissecteur) crispées sur la rambarde en fer. Le métal était chaud, mais la chaleur ne venait pas du soleil. Elle suintait de l'acier lui-même, une lente fièvre contre nature.
Devant lui s'étendaient les montagnes, non pas telles des ecchymoses, mais tels des cadavres géants sous une couverture mauve. Le nuage qui s'amoncelait au-dessus d'elles n'était pas lourd de pluie. Il était lourd de silence. Un silence épais et humide qui dévorait le son.À l'intérieur de la maison, le silence était pire. Ce n'était pas l'absence de bruit. C'était la présence de quelque chose qui aurait dû être mort depuis longtemps, mais qui respirait encore.
C'était la sensation de quelqu'un derrière votre épaule, même lorsque vous savez que la pièce est vide. Sur la table en bois à côté de lui reposait une collection de serrures. D'un côté, un jeu de crochets aussi fins que des aiguilles à os. Il fit rouler le manche bombé en acier à outils entre ses doigts. Ce n'était jamais qu'un simple instrument. C'était une extension de sa volonté. Ouvrir une serrure, c'était percer une membrane.
Cela laissait toujours sortir quelque chose. Et entrer autre chose."
Mais cette cible n'abrite pas de richesses conventionnelles. C'est un être vivant, une forteresse psychique qui capture et garde la matière première la plus dangereuse qui soit : la mémoire et le désir humains. Ce qui commence comme un cambriolage d'anthologie se transforme rapidement en une descente aux enfers psychique. Piégés dans les entrailles pulsantes de la chambre forte, les cambrioleurs deviennent la proie d'un système de défense qui ne se contente pas de mutiler les corps, mais s'attaque aux fondements de l'âme.
La confiance se délite, et chaque ombre semble accuser un traître parmi eux. Pour les amateurs d'horreur métaphysique et de science-fiction conceptuelle, ce roman vous entraîne dans les abysses de la conscience. C'est un puzzle existentiel où le prix de la survie pourrait être le sacrifice de votre propre identité. Magistrale réflexion sur la culpabilité et les fantômes intérieurs, cette ouvre d'épouvante littéraire est une lecture incontournable, dont l'écho persistant vous hantera longtemps après avoir refermé le livre. "L'air était sans odeur.
Sa texture était celle de la poussière fine mêlée à la sueur de rêves en décomposition. C'était l'haleine du Haut-Veld, et Willem Strydom la portait dans ses poumons comme une maladie. Il se tenait sur le perron de sa petite ferme délabrée, ses mains (des mains de fossoyeur, de dissecteur) crispées sur la rambarde en fer. Le métal était chaud, mais la chaleur ne venait pas du soleil. Elle suintait de l'acier lui-même, une lente fièvre contre nature.
Devant lui s'étendaient les montagnes, non pas telles des ecchymoses, mais tels des cadavres géants sous une couverture mauve. Le nuage qui s'amoncelait au-dessus d'elles n'était pas lourd de pluie. Il était lourd de silence. Un silence épais et humide qui dévorait le son.À l'intérieur de la maison, le silence était pire. Ce n'était pas l'absence de bruit. C'était la présence de quelque chose qui aurait dû être mort depuis longtemps, mais qui respirait encore.
C'était la sensation de quelqu'un derrière votre épaule, même lorsque vous savez que la pièce est vide. Sur la table en bois à côté de lui reposait une collection de serrures. D'un côté, un jeu de crochets aussi fins que des aiguilles à os. Il fit rouler le manche bombé en acier à outils entre ses doigts. Ce n'était jamais qu'un simple instrument. C'était une extension de sa volonté. Ouvrir une serrure, c'était percer une membrane.
Cela laissait toujours sortir quelque chose. Et entrer autre chose."























