Une erreur d'agent immobilier. Une secrétaire maladroite. Un rendez-vous en double - en réalité, cinq rendez-vous - pour visiter lemême appartement vide au 25, Via Manzoni, appartement 42. Mercredi 15 mars, 11 h : cinq inconnus se retrouvent dans ce même appartement vide. L'agent immobilier, gêné, ne se présente pas. À sa place, il envoie la femme de ménage, qui parle peu italien et connaît encore moins le logement.
Pas de chaises, pas de meubles :juste un parquet rayé, de hauts plafonds et la gêne de ceux qui ne savent plus quoi faire. Il s'agit de Livio Felli, Maria Chiara Bini, Matteo Storti, Manlio Corsini et du docteur Stefano De Sanctis. Personne n'achètera cet appartement. Personne ne repartira indemne. Le docteur De Sanctis - neurologue de soixante-dix ans, chef de service respecté, homme habitué à diriger - perd patience.
Et puis, presque par hasard, il se met à parler. Il parle de sa femme, de son fils qui ne peut obtenir son diplôme sans son aide, de ses filles qui ont déjà fait l'inventaire des meubles. Et finalement, il révèle un secret inattendu : le vieil homme atteint d'Alzheimer est en parfaite santé. Il simule la maladie depuis des mois. Pour se cacher. Pour éviter d'être remplacé. La confession de De Sanctis brise la glace.
Matteo Storti, un quadragénaire qui a le don de se mettre dans le pétrin, raconte comment il a perdu son emploi, s'est fait arnaquer par la femme de sa vie et a tenté un braquage de banque avec son CV mal rédigé. Maria Chiara Bini a passé vingt ans à écrire des lettres cinglantes qu'elle n'a jamais envoyées - jusqu'à ce qu'elle les envoie toutes, involontairement, grâce à un bénévole trop zélé. Livio Felli est un archiviste solitaire qui consacre ses soirées à trois bouteilles de vin bon marché, avec la même ferveur que d'autres vont à la salle de sport.
Manlio Corsini est un mari, un père, un professionnel qui, en une seule soirée - grâce aux quelques gouttes d'alcool versées en cachette dans son verre par sa femme exaspérée - s'est retrouvé à ronfler en caleçon sur le canapé d'un client important, perdant d'un seul coup sa réputation et son lit conjugal. « Un seuil, cinq vies » est un roman court et précis, construit comme une comédie d'erreurs qui se transforme - sans qu'on s'en rende compte - en quelque chose de plus intime.
Cinq personnages qui s'ignoreraient dans la rue se retrouvent à se confier dans unappartement vide, assis par terre comme de vieux amis. Ils ne se jugent pas. Ils ne se consolent pas. Ils écoutent. Avec un style direct et ironique, Leo Duca explique comment la honte devient parfois la porte d'entrée vers l'honnêteté. Et comment une erreurpeut réunir, par un après-midi de mars, les bonnes personnes au mauvais endroit.
Une erreur d'agent immobilier. Une secrétaire maladroite. Un rendez-vous en double - en réalité, cinq rendez-vous - pour visiter lemême appartement vide au 25, Via Manzoni, appartement 42. Mercredi 15 mars, 11 h : cinq inconnus se retrouvent dans ce même appartement vide. L'agent immobilier, gêné, ne se présente pas. À sa place, il envoie la femme de ménage, qui parle peu italien et connaît encore moins le logement.
Pas de chaises, pas de meubles :juste un parquet rayé, de hauts plafonds et la gêne de ceux qui ne savent plus quoi faire. Il s'agit de Livio Felli, Maria Chiara Bini, Matteo Storti, Manlio Corsini et du docteur Stefano De Sanctis. Personne n'achètera cet appartement. Personne ne repartira indemne. Le docteur De Sanctis - neurologue de soixante-dix ans, chef de service respecté, homme habitué à diriger - perd patience.
Et puis, presque par hasard, il se met à parler. Il parle de sa femme, de son fils qui ne peut obtenir son diplôme sans son aide, de ses filles qui ont déjà fait l'inventaire des meubles. Et finalement, il révèle un secret inattendu : le vieil homme atteint d'Alzheimer est en parfaite santé. Il simule la maladie depuis des mois. Pour se cacher. Pour éviter d'être remplacé. La confession de De Sanctis brise la glace.
Matteo Storti, un quadragénaire qui a le don de se mettre dans le pétrin, raconte comment il a perdu son emploi, s'est fait arnaquer par la femme de sa vie et a tenté un braquage de banque avec son CV mal rédigé. Maria Chiara Bini a passé vingt ans à écrire des lettres cinglantes qu'elle n'a jamais envoyées - jusqu'à ce qu'elle les envoie toutes, involontairement, grâce à un bénévole trop zélé. Livio Felli est un archiviste solitaire qui consacre ses soirées à trois bouteilles de vin bon marché, avec la même ferveur que d'autres vont à la salle de sport.
Manlio Corsini est un mari, un père, un professionnel qui, en une seule soirée - grâce aux quelques gouttes d'alcool versées en cachette dans son verre par sa femme exaspérée - s'est retrouvé à ronfler en caleçon sur le canapé d'un client important, perdant d'un seul coup sa réputation et son lit conjugal. « Un seuil, cinq vies » est un roman court et précis, construit comme une comédie d'erreurs qui se transforme - sans qu'on s'en rende compte - en quelque chose de plus intime.
Cinq personnages qui s'ignoreraient dans la rue se retrouvent à se confier dans unappartement vide, assis par terre comme de vieux amis. Ils ne se jugent pas. Ils ne se consolent pas. Ils écoutent. Avec un style direct et ironique, Leo Duca explique comment la honte devient parfois la porte d'entrée vers l'honnêteté. Et comment une erreurpeut réunir, par un après-midi de mars, les bonnes personnes au mauvais endroit.