Lone Sloane Tome 1
les 6 voyages de Lone Sloane

Par : Philippe Druillet
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  • Nombre de pages72
  • FormatAlbum
  • PrésentationRelié
  • Poids0.735 kg
  • Dimensions24,3 cm × 32,0 cm × 1,2 cm
  • ISBN978-2-7234-8337-7
  • EAN9782723483377
  • Date de parution08/02/2012
  • ÉditeurDrugstore
  • PréfacierRené Goscinny

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FabienDecitre Part-Dieu
5/5
“ L'extraordinaire univers de Lone Sloane ”
Le Trône du Dieu Noir – Les Îles du vent sauvage – Rose – Torquedra Varenkor – Le Pont sur les étoiles – Ô Sidarta – Terre. La mise en page alterne un agencement classique des cases avec des pages complètement « ouvertes », où le dessin déborde et s'organise vers un vertige. « Pour nous, professionnels, Druillet a fait exploser le récit illustré et l'a fait sortir du cadre étroit de ses petites cases. Les échos de cette explosion ne sont pas près de s'éteindre », comme le dit René Goscinny dans sa préface. L'architecture spatiale des vaisseaux, ainsi que celle des univers étranges rencontrés, sont dans une démesure surhumaine, des sculptures démoniaques ou divines, sont d'inspiration orientale et paraissent antiques dans leur minéralité luisante. La couleur est parfois psychédélique ou bien d'une noirceur inquiétante. Les cases sont travaillées et liées à leur contenu par une stylisation de leurs bordures, il y a des pleines pages organisées autour d'une symétrie. L'encrage, et notamment la figure de Lone Sloane, se fait plus épais, plus carré, on découvre aussi l'explication de ses yeux rouges, un éclair de folie. Et toujours les références à Lovecraft (un exemple dans le premier voyage : sa rencontre avec « celui qui cherche »). Après un voyage insolite sur un trône de pierre, Lone Sloane se retrouve à nouveau dans la position du « misérable maillon » face à des enjeux où le combat se déroule entre des entités divines et cosmiques. Druillet utilise pour la première fois des doubles pages que l'on doit lire en inclinant la BD sur la tranche, il utilise aussi des références classiques de la SF en parlant de robotique et d'un vaisseau mi-orgue dirigé par une I.A. prénommée Rose. La vision la plus titanesque des voyages est celle de cette « muraille » ancrée sur des étoiles où l'attend une épreuve de plus qui lui permet de se dépouiller de ses souillures, il y rencontre aussi un extraordinaire Dragon de l'éther qui lui permet de retrouver son vaisseau Ô Sidarta, la dernière histoire est d'un délire encore plus grand, laissant déjà entrevoir la folie graphique qui anime Urm le Fou ou Vuzz... Cela annonce aussi l'aventure suivante qui se tiendra sur la planète Delirius, « au sein d'un carnaval d'enfer et de folie, une longue saga où la mort guette à chaque instant ».
Philippe Druillet est né en 1944 à Toulouse. C'est un artiste complet, protéiforme et précurseur dans de nombreux domaines. Dès 1966, la création du personnage de Lone Sloane marque une rupture dans le paysage de la bande dessinée mondiale. Au fil de parutions (La Nuit, Delirius, Yragaël, Urm le fou, Salammbô...) et de coups d'éclat restés fameux (Avec Jean Giraud/Moëbius, il claque la porte du journal "Pilote" en 1974 pour devenir l'un des fondateurs de "Métal Hurlant" et de la maison d'édition Les Humanoïdes Associés), il va faire exploser les cadres traditionnels du médium BD, et influencera durablement plusieurs générations d'auteurs.
Mais ses talents ne s'arrêtent pas là : depuis ses débuts, Druillet s'est toujours plu à emprunter les passerelles tendues entre les différentes formes d'expression artistique. Il a ainsi exploré avec réussite des domaines aussi divers que la photographie - son premier métier -, la peinture, la sculpture, l'opéra-rock, l'architecture ou l'infographie. En 1996, il réalise le court métrage en images de synthèse, La Bataille de Salammbô, spectacle multimédia.
En 2005, il conçoit la totalité des décors de la mini-série télévisée Les Rois Maudits de Josée Dayan. Parmi de nombreuses récompenses, il est honoré en 1988 du Grand Prix de la Ville d'Angoulême, puis est élevé au rang de Commandeur des Arts et Lettres en 1998.
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