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Les dernières notes et avis

Notes et avis 1 à 8 sur un total de 462
L'année de la victoire
Avis posté le 10/05/2025
    Fabuleux !
    Cher Vous, 1918, la guerre est finie, l’armistice a été signé, Matteo et sa famille rentrent chez eux après trois ans d’absence. Mais plus rien n’est comme avant, les cadavres sont encore là, tout n’est que décombre et misère. La réalité du conflit les frappe encore plus. Mais la vie continue, il faut reconstruire, repartir à zéro, avec rien… Il ne leur reste que la solidarité, la fraternité pour tenter de revivre. Un beau roman, parfois alourdit par trop de détails géographiques, mais l’histoire est tel qu’on pardonne à l’auteur ces quelques lignes en trop par moment. La guerre ne se termine pas lorsque l’on signe un armistice, mais lorsque l’on pense les plaies, que l’on commence à cicatriser. Stanislas Petrosky https://admin.canalblog.com/1179016/write/34958733
    Blanchissage express
    Avis posté le 08/05/2025
      Un roman, sur fond de jazz... qui sent la poudre, le whisky et la cigarette !
      D'un côté, il y a Tancrède, dit Tank, gérant d'une maison funéraire secondé par son frère, Tino, peut-être un peu simplet... ou du moins, toujours silencieux. De l'autre, il y a Colin, neuf ans, qui recherche sa mère et qui se dit que s'il y a bien une personne qui est susceptible de l'avoir vu passer, c'est Tank... Oui, c'est glauque mais il n'a pas d'autre idée, Colin ! Alors, quand Tank comprend qu'il y a un vrai problème dans sa ville et qu'il commence à ramasser un peu trop régulièrement des jeunes femmes qui pourraient correspondre à la description de la mère de Colin, il fait appel à son vieil ami détective privé, Ray. Ce qu'ils ne s'imaginent pas, ces deux-là, c'est que ce qu'ils vont découvrir n'aura pas que des bonnes odeurs de lessive... Avec Blanchissage Express, Michaël Fenris reprend tous les codes des romans de détective des années 60. L'enquête est rythmée, servie par des chapitres courts qui alternent entre les points de vue de Tank et de Ray... ces deux-là se renvoyant régulièrement la balle pour comprendre ce qui se trame derrière les murs de la famille Eichner, magna de la ville. Les personnages ont tous de fortes personnalités et réussissent à ne pas faire pencher ce roman d'action dans le cliché... même si des agents du FBI restent des agents du FBI :-) Très vite, le lecteur a envie de découvrir ce qu'il est arrivé à la mère de Colin et surtout tous les petits secrets, même les plus sales, de ce Los Angeles des années 60. Et pourtant, ce n'est pas très glorieux. Un très bon roman, aux accents de nostalgie d'une époque où ni l'ADN ni internet et les téléphones portables ne permettaient de résoudre une énigme en trois secondes... D'autant que Michaël Fenris démontre parfaitement qu'il n'est pas nécessaire d'avoir recours à toutes ces nouvelles technologiques pour qu'une enquête se déroule sur les chapeaux de roue. Un roman, sur fond de jazz... qui sent la poudre, le whisky et la cigarette... à l'ancienne... tellement agréable à déguster ! https://cecibondelire.canalblog.com/2025/05/blanchissage-express-de-michael-fenris.html
      Furie
      Avis posté le 04/05/2025
        Entre roman fantastiques, polar, espionnage et terreur....
        Cher Vous, Des pouvoirs psychiques capables de mettre l’humanité en danger… Des pouvoirs terrifiants qui font trembler certaines élites, et ces pouvoir sont aux mains de deux adolescents. Ils intéressent beaucoup de monde, dont une organisation secrète, tous veulent connaître leurs secrets. Mais l’un des deux, Robin, est le fils d’un tueur professionnel œuvrant pour le gouvernement, et il va tout mettre un œuvre, franchir toutes les frontières pour tenter de protéger son fils, le sauver de cette organisation. Un roman entre le fantastique, le polar, l’espionnage, un livre qui sort des sentiers battus, on n’y trouve des inspirations diverses, les X-mens, Les Trois jours du Condor, et d’autre œuvres, un soupçon d’ultra violence et de grand-guignol. Le tout remanié à la sauce Farris. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est de la terreur comme c’est notifié sur la quatrième, mais ça vaut tout de même le détour. https://cecibondelire.canalblog.com/2025/05/furie-de-john-farris.html
        Monsieur Antoine
        Avis posté le 03/05/2025
          Drole, Tendre, Sensible...
          Antoine Lagadec a claqué la porte de son ancienne vie du jour au lendemain, a chargé tout ce qu'il souhaite garder dans son vieux pick-up, a installé Woopie, son border collie, à côté de lui, et a taillé la route pour sa nouvelle vie. Sa nouvelle vie, Antoine a décidé qu'elle serait à Jarlieu, ou plus exactement dans le quartier de Saint-Amboise... un quartier-lotissement où tout le monde a emménagé en même temps dans les années 70, où tous les enfants ont grandi ensemble... et sont partis ensemble... Laissant leurs parents se morfondre dans ce qui ne ressemble plus à leur rêve de famille et de copains. Alors, évidemment, l'arrivée d'Antoine, un nouveau...ou plutôt, un étranger... va raviver un peu l'étincelle de tout le quartier. D'autant qu'il dénote avec ses costumes à l'anglaise, son vieux pick-up et cette façon qu'il a de se mêler un peu de tout... énonçant quelques vérités qui risquent de secouer un peu le quartier endormi sur ses lauriers. Il intrigue, Monsieur Antoine mais pas que... Il réveille aussi quelques petites papillons dans les yeux de Faustine... et, surtout, il va tisser un lien étonnant avec Louise, l'adolescente en pleine crise existentielle. Bien sûr, Monsieur Antoine, personnage avenant, souriant et dynamique, laissera place à Antoine Lagadec avec ses fêlures, ses chagrins et ses douleurs. Avec douceur et sensibilité, Laurent Malot offre une comédie sur le temps qui passe, les regrets, la solitude, la solidarité, la rédemption, l'amour (même quand on pense avoir dépasser l'âge limite :-) ) et l'amitié. Monsieur Antoine est une bulle de fraîcheur, un roman sur la rédemption et l'espoir... sur la renaissance après avoir eu le courage d'affronter ses démons, ses regrets et ses erreurs. Monsieur Antoine est un roman vivant, joyeux, tendre qui fait un bien fou ! A lire... absolument... comme ça.... juste par bonheur ! https://cecibondelire.canalblog.com/2025/05/monsieur-antoine-de-laurent-malot.html
          Casse-dalle
          Avis posté le 12/04/2025
            C’est mordant, incisif et drôle. Oui, drôle et pourtant c’est sombre !
            Cher Vous, Tu veux du roman noir social, mais un brin, non pas un brin, une poutre bien décalée ? Ben si c’est ça que tu recherches, faut à tout prix que tu te jettes sur ce petit bijou à l’humour noir et au cynisme magique ! C’est mordant, incisif et drôle. Oui, drôle et pourtant c’est sombre, vu que l’on est dans le monde de la boucherie charcuterie, je te dirais bien que c’est aussi sombre d’un boudin noir. Le boudin noir, tu sais, ce truc à base de sang, de graisse et de quelques épices, ben c’est un peu le résumé de ce livre. Claire Silesus est une star de télé qui se casse la gueule depuis quelques temps. Fini le temps de la gloire de l’audimat, dorénavant, faut trainer sa pomme dans les grandes surfaces, tenter de convaincre le badaud. Salazar est patron d’un abattoir. Il a voulu la faire l’envers à ses employés, mais ils ne se sont pas laissé faire, c’est déjà suffisamment la misère dans les Ardennes, pas besoin d’un fiasco de plus ! Non, ils vont faire de la résistance, à leur façon. Les aléas de la vie font que Claire va croiser cette bande de rebelles bien barrés, et la suite, il faut impérativement la découvrir dans ce petit bijou ! https://cecibondelire.canalblog.com/2025/04/casse-dalle-de-jennifer-have.html
            La librairie des livres interdits
            Avis posté le 08/04/2025
              Le livre comme outil de résistance !
              L'histoire n'est pas datée... Nous pourrions dire que nous sommes dans un futur proche... Un futur plutôt sombre dirigé par un dictateur. Et comme la culture a toujours été un outil d'émancipation et de subversivité, une liste de livres interdits a été dressée... Parce qu'un peuple qui s'instruit est un peuple qui réfléchit... et ça ne peut pas faire l'affaire d'Âmes mal disposées ! Parce que Mitch est un libraire passionné, il refuse de laisser ces livres au placard. Il continue donc de faire son métier de librairie et de parler des livres... de tous les livres. Malheureusement, les autorités vont le savoir, sur dénonciation. Il va être jeté en prison, pour 5 ans. " -[...] qu'est-ce que je vous avais fait ? -Rien du tout. Je n'avais pas prévu de devenir un salaud, c'est arrivé par accident." Quand il va pouvoir reprendre le cours de sa vie, dehors, il va non seulement devoir faire avec ce qu'il aura vécu en prison mais également avec le nouveau monde qui s'est composé sans lui. Qu'est devenu sa librairie ? Où sont ses amis ? Qu'est devenue Anna ? Est-il possible de reprendre sa vie où elle s'est arrêtée ? Entre dystopie, enquête, romance et suspens, Marc Levy cite ses livres de référence et rappelle à quel point la censure est le début de la chute du Monde. Avec finesse, Marc Levy offre une histoire qui alterne entre rires et larmes, sourire et colère. Les personnages sont attachants, particulièrement Mitch bien sûr, mais Anna, Mathilde, Madame Ateltow, Madame Bergol, Verner... se dessinent doucement au fil des pages dévoilant leurs forces, leurs faiblesses, leurs vies, devenant doucement touchants. La librairie des livres interdits est le pamphlet d'une société qui se dit moderne mais use de la censure pour asseoir ses idées rétrogrades. Mais c'est aussi une comédie quelquefois burlesque parce qu'au fond : "[...]alors que même le plus mauvais des hommes gardait en lui une étincelle d'humanité, aussi infime fût-elle." Une lecture à la fois légère et nécessaire, qui pousse à la résistance !
              Bloody glove
              Avis posté le 07/04/2025
                Et si Freddy Krueger était votre ami imaginaire ?
                Cher Vous, Marc Falvo est un grand malade qui a entrepris de jouer les réanimators de la série gore qui hanta Fleuve Noir dans les années 80. Faire avec sa maison d’édition Faute de frappe, la maison de l’horrifique, de l’angoisse de l’épouvante… Et ça marche ! Preuve en est avec ce roman rendant hommage aux griffes de la nuit de Wes Craven. Outre le côté Slasher, l’histoire aux relents cyniques, il y a aussi l’exercice de style, un ouvrage écrit à la deuxième personne du singulier. Pas juste des passages où l’auteur s’adresserait aux lecteurs comme le faisait le grand Frédéric Dard, non tout un livre en tu. L’histoire de Frédéric Parmentier qui t’est racontée comme ça, l’histoire d’un Looser comme le dit Bob en introduction. C’est frais, c’est drôle, ça te ramène à tes années d’adolescence où tu passais les samedis soir avec tes potes à mater des films d’horreur. Le petit plus, une préface de Jack Sholder, le réalisateur de La revanche de Freddy.
                Bloody glove
                Avis posté le 07/04/2025
                  Et si Freddy Krueger était votre ami imaginaire ?
                  Et si votre ami imaginaire s´appelait Freddy Krueger ? Chronique by Stanislas Petrosky https://cecibondelire.canalblog.com/2025/04/bloody-glove-de-robert-slasher.html