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Fabrice Baumann.

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Responsable animation & office Decitrepro, je lis très professionnellement mais aussi pour mon plus gros plaisir. Lecteur éclectique.

Le livre que j'ai dévoré le plus vite

Watership Down de Richard Adams
Watership Down
Richard Adams

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Si je devais sauver un livre, ce serait...

Les illusions perdues d'Honoré de Balzac

Un livre qui m'a fait (sou)rire

Mon chien stupide de John Fante
Mon chien stupide
John Fante

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Un livre qui m'a remué

Les jours de notre mort de David Rousset
Les jours de notre mort
David Rousset

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Le pays où je rêve d'aller

Le monde

Les derniers avis

Maudite soit la guerre
Avis posté le 13/04/2026
  • Paris
  • polar
  • grande guerre
  • sélection Decitrepro
Guerre à tous les étages
Chez Citroën,  on produit des Tours Eiffel d'obus,  femmes et indigènes au charbon ; dans la rue des éclopés,  des invalides... On est à l'arrière,  on est à Paris et la guerre, la grande est partout dans tous les esprits, les familles, on craint les nouveaux départs comme le courrier qui arrive ; on soupçonne même l'ennemi d'être à l'intérieur. On peut prendre pour son poilu quelque chose en pharmacie quand ceux qui reviennent en bouillis sont accros à la morphine et s'en remettent à Sainte Thérèse De Lisieux. Une enquête balade l'inspecteur Soubielle dans cette guerre de l'arrière aussi présente et préoccupante qu’au front. Elle prend presque la forme d'un meurtre en chambre close et la scène du crime a été légèrement retouchée. Loin de la zone militaire, les poilus parfois la nuit tirent en l'air et on regarde d'une mauvais œil partout les embusqués, les resquilleurs, c'est la guerre des parisiens. Gwenaël Bulteau revient au cœur du cyclone et lui aussi remonte les époques, les générations avec brio, faisant conjugaison d'Histoire et de polar, dans un style limpide, il raconte par le menu et dans le détail comment la guerre, la grande, même à l’arrière n'épargne personne et parfois même s'installe chez tout le monde confuse, armée et meurtrière. 
Eux deux
Avis posté le 09/04/2026
    On ne connaît jamais la fin
    Encore une fois l'idée de départ est excellente et le compte à rebours maîtrisé, on est au niveau du répondeur, voir encore mieux. L'annonce de la fin rebat sans doute les cartes dans la vie comme dans tout bon synopsis de série. Dernière saison sonnée, le glas d'une aventure comme la fin d'une familiarité engagée avec quelques personnages emmêlés dans leur destin dont on est juge et spectateurs des soubresauts. Passé l’annonce, l’improvisation laisse peu de marge. Il en va de même avec nos vies et l'annonce de sa fin peut laisser un goût d'inachevé comme un sentiment d’urgence. Intriquant les deux scénarios, l’un réel, l’autre fictionnel, Luc Blanvillain promène un joli trio avec l'humour et l'humanité qui est la sienne, camarde en habit de Bébél, production de séries,  repentirs de quinqua parisien, on se délecte presque du pire scénario ; l'échéance est d'un mois et on ne perd pas une miette, d'un dialogue, d'un twist, la rédemption sauce Blanvillain, c'est de l'amour et de l'amitié concentré.  Ces antihéros ont du panache et une forme d'élégance sortis de leurs gonds. Délire juste pour la forme, pas que, en donnant à la mort une allure grotesque et un manque d'imagination patent, il donne forme à tout ce que la vie peut nourrir de fantaisie et de restes de bons sentiments quand on a plus le choix et qu'il faut improviser une bonne fois pour toute. 
    Un éloignement
    Avis posté le 09/04/2026
    • recit
    • humanité
    • précarité
    • sans-abris
    Un rapprochement
    Impossible de ne pas tourner la première page après avoir digéré difficilement la citation. Impossible après des années de maraudes de ne pas relever l'attention fraternelle,  l'attention matérielle et tout autant de questions qui vont avec, la bonne distance, celle qui s'impose. C'est une manière très douce de s'approcher et de redonner un peu d'existence,  esquisse de portrait et mains tendus, tout est concentré et fragile. L'étonnement pudique,  la constance cimente quelque chose. Comment en quelques lignes décrire sans excès, maintenir une identité précaire,  un édifice bancal, un sujet destiné à l'oubli. Nommer, parler, relever quelques éléments, démarcher pour lui, raconter,  y revenir encore par mille questions après, ne plus voir sans le voir en passant, s'arrêter. C'est le récit d'une rencontre entre un sans-abris et le narrateur qui tente de faire se peut. On est à  la seule distance possible qui vient sans doute du caractère des deux. Le courant passe. Une attention active et prolongée à équidistance d'un éloignement progressif et constant. Le lien tient. Il y a parfois comme un semblant de normalité,  un rapport d'étonnement. On peut à travers le regard du narrateur décrire tout ce qui nous éloigne ensemble objectivement et fixer pudiquement l'essentiel, quelques rapprochements. Je comprends que souvent vous passiez mais approchez, lisez. Fraternité. 
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