Le flou du monde

Par : Iris Wolff
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  • Nombre de pages240
  • FormatePub
  • ISBN978-2-246-82794-8
  • EAN9782246827948
  • Date de parution09/02/2022
  • Copier CollerNon Autorisé
  • Protection num.Adobe & CARE
  • Taille580 Ko
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurGrasset

Résumé

Samuel naît dans un petit village en Roumanie, non loin de Timisoara et de la frontière hongroise. Sa mère, Florentine, est une femme rêveuse, descendante d'une famille noble. Hannes, son père, est pasteur, en charge des paroissiens de langue allemande qui vivent dans cette région d'Europe centrale depuis des siècles. Samuel est un garçon taciturne et timide, mais la famille est heureuse - autant que possible dans cette Roumanie encore sous la férule de Ceausescu.
Le couple se lie d'amitié avec les Novacs, qui font partie de la minorité slovaque, et leur fille Stana va devenir la compagne de jeux de Samuel. Quand Hannes est convoqué par la Securitate, il se demande néanmoins si ce n'est pas son ami Konstanty Novacs qui l'a dénoncé, pour avoir hébergé deux jeunes Allemands, Beni et Lothar. A l'adolescence, Samuel et Stana tombent amoureux l'un de l'autre, mais peu après, le meilleur ami de Samuel, Oz, se met en délicatesse avec le pouvoir communiste, au point de devoir quitter le pays s'il ne veut pas risquer de mourir dans les geôles du régime.
Samuel n'hésite alors pas une seconde : à l'aide d'un petit avion ULM qu'il a appris à piloter, il aide Oz à passer à l'Ouest. Il ne prévient pas ses parents de sa décision, mais laisse un mot à Stana, lui demandant de ne pas l'attendre. En Allemagne, il va essayer de reconstruire une vie loin des siens. Sa route va croiser celle de Beni, cet Allemand que son père avait accueilli chez eux des années auparavant, et quand l'effondrement des régimes communistes s'annonce, les deux prennent la route en direction de la Roumanie...
En sept chapitres, Iris Wolff retrace le fabuleux destin d'une famille européenne. Sa langue, poétique et aérienne, sert à merveille cette histoire d'amour au carrefour de la grande Histoire, entre oppression et liberté, l'Est et l'Ouest. Traduit de l'allemand par Claire de Oliveira
Samuel naît dans un petit village en Roumanie, non loin de Timisoara et de la frontière hongroise. Sa mère, Florentine, est une femme rêveuse, descendante d'une famille noble. Hannes, son père, est pasteur, en charge des paroissiens de langue allemande qui vivent dans cette région d'Europe centrale depuis des siècles. Samuel est un garçon taciturne et timide, mais la famille est heureuse - autant que possible dans cette Roumanie encore sous la férule de Ceausescu.
Le couple se lie d'amitié avec les Novacs, qui font partie de la minorité slovaque, et leur fille Stana va devenir la compagne de jeux de Samuel. Quand Hannes est convoqué par la Securitate, il se demande néanmoins si ce n'est pas son ami Konstanty Novacs qui l'a dénoncé, pour avoir hébergé deux jeunes Allemands, Beni et Lothar. A l'adolescence, Samuel et Stana tombent amoureux l'un de l'autre, mais peu après, le meilleur ami de Samuel, Oz, se met en délicatesse avec le pouvoir communiste, au point de devoir quitter le pays s'il ne veut pas risquer de mourir dans les geôles du régime.
Samuel n'hésite alors pas une seconde : à l'aide d'un petit avion ULM qu'il a appris à piloter, il aide Oz à passer à l'Ouest. Il ne prévient pas ses parents de sa décision, mais laisse un mot à Stana, lui demandant de ne pas l'attendre. En Allemagne, il va essayer de reconstruire une vie loin des siens. Sa route va croiser celle de Beni, cet Allemand que son père avait accueilli chez eux des années auparavant, et quand l'effondrement des régimes communistes s'annonce, les deux prennent la route en direction de la Roumanie...
En sept chapitres, Iris Wolff retrace le fabuleux destin d'une famille européenne. Sa langue, poétique et aérienne, sert à merveille cette histoire d'amour au carrefour de la grande Histoire, entre oppression et liberté, l'Est et l'Ouest. Traduit de l'allemand par Claire de Oliveira

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4.5/5
sur 2 notes dont 2 avis lecteurs
Minorités allemandes en Roumanie
Elle-même née en Transylvanie où elle a passé son enfance avant de migrer en Allemagne avec sa famille, Iris Wolff nous emmène à l’extrême ouest de cette région de Roumanie, près de la frontière hongroise. De la monarchie de Michel 1er à la dictature de Ceaușescu et à l’effondrement du bloc soviétique, on y suit quatre générations d’une même famille appartenant à la minorité saxonne. L’hiver et l’isolement du petit village où son époux Hannes est pasteur pour sa communauté de langue allemande, ont bien failli empêcher Florentine de mener sa grossesse à terme. Né malgré tout sain et sauf, Samuel grandit paisiblement, au fil d’une existence simple et rurale, pourtant de plus en plus plombée par la pression politique qui vient menacer Hannes jusque dans ses prêches. Lorsque son ami Oz est sur le point d’être arrêté, Samuel l’aide à s’enfuir jusqu’en Allemagne, à bord d’un petit avion d’épandage. Il ne pourra rentrer auprès des siens que bien des années plus tard, après le renversement du « Conducător » qui se prenait pour le « génie des Carpates ». Identité et racines, exil et liens familiaux sont les thèmes au coeur de ce récit consacré aux descendants, dont fait partie l’auteur, de ces colons allemands qui, dès le Moyen-Age, s’installèrent en Roumanie – alors en royaume de Hongrie - pour y créer d’importantes communautés. A l’unification de la Roumanie en 1918, la constitution reconnut ces minorités très anciennes non roumanophones, en leur permettant de conserver leur identité et leur langue. Nombre de ces Saxons de Transylvanie, de ces Allemands de Bucovine, ou encore de ces Souabes du Banat, furent expulsés pendant la seconde guerre mondiale ; beaucoup s’acquittèrent de taxes prohibitives pour être autorisés à quitter la Roumanie de Ceaușescu ; une nouvelle vague partit encore après la dislocation du bloc de l’Est. Mais ils sont toujours plusieurs dizaines de milliers à posséder en Roumanie des passeports indiquant leur nationalité allemande, par droit de sang, et leur citoyenneté roumaine, par droit de sol. Relativement court, le livre enchaîne les ellipses, laissant d’autant plus au lecteur le soin de relier les pointillés entre époques, lieux et personnages, qu’avec une infinie délicatesse, la narration ne laisse transparaître le monde et ses événements que filtrés par l’intériorité des protagonistes. Si le récit y gagne en authenticité, et même en poésie, il faut faire preuve d’une certaine patience pour voir peu à peu se dessiner le fil narratif, entre impressions fugitives et silhouettes habilement esquissées. Il se dégage au final de ce « flou du monde », une impression de nostalgie contemplative beaucoup plus durable que les légères pointes de lassitude un peu désorientée ressenties de-ci de-là au cours de la lecture. Un très joli roman, qui mérite la persévérance de son lecteur.
Elle-même née en Transylvanie où elle a passé son enfance avant de migrer en Allemagne avec sa famille, Iris Wolff nous emmène à l’extrême ouest de cette région de Roumanie, près de la frontière hongroise. De la monarchie de Michel 1er à la dictature de Ceaușescu et à l’effondrement du bloc soviétique, on y suit quatre générations d’une même famille appartenant à la minorité saxonne. L’hiver et l’isolement du petit village où son époux Hannes est pasteur pour sa communauté de langue allemande, ont bien failli empêcher Florentine de mener sa grossesse à terme. Né malgré tout sain et sauf, Samuel grandit paisiblement, au fil d’une existence simple et rurale, pourtant de plus en plus plombée par la pression politique qui vient menacer Hannes jusque dans ses prêches. Lorsque son ami Oz est sur le point d’être arrêté, Samuel l’aide à s’enfuir jusqu’en Allemagne, à bord d’un petit avion d’épandage. Il ne pourra rentrer auprès des siens que bien des années plus tard, après le renversement du « Conducător » qui se prenait pour le « génie des Carpates ». Identité et racines, exil et liens familiaux sont les thèmes au coeur de ce récit consacré aux descendants, dont fait partie l’auteur, de ces colons allemands qui, dès le Moyen-Age, s’installèrent en Roumanie – alors en royaume de Hongrie - pour y créer d’importantes communautés. A l’unification de la Roumanie en 1918, la constitution reconnut ces minorités très anciennes non roumanophones, en leur permettant de conserver leur identité et leur langue. Nombre de ces Saxons de Transylvanie, de ces Allemands de Bucovine, ou encore de ces Souabes du Banat, furent expulsés pendant la seconde guerre mondiale ; beaucoup s’acquittèrent de taxes prohibitives pour être autorisés à quitter la Roumanie de Ceaușescu ; une nouvelle vague partit encore après la dislocation du bloc de l’Est. Mais ils sont toujours plusieurs dizaines de milliers à posséder en Roumanie des passeports indiquant leur nationalité allemande, par droit de sang, et leur citoyenneté roumaine, par droit de sol. Relativement court, le livre enchaîne les ellipses, laissant d’autant plus au lecteur le soin de relier les pointillés entre époques, lieux et personnages, qu’avec une infinie délicatesse, la narration ne laisse transparaître le monde et ses événements que filtrés par l’intériorité des protagonistes. Si le récit y gagne en authenticité, et même en poésie, il faut faire preuve d’une certaine patience pour voir peu à peu se dessiner le fil narratif, entre impressions fugitives et silhouettes habilement esquissées. Il se dégage au final de ce « flou du monde », une impression de nostalgie contemplative beaucoup plus durable que les légères pointes de lassitude un peu désorientée ressenties de-ci de-là au cours de la lecture. Un très joli roman, qui mérite la persévérance de son lecteur.
Belles histoires
Ce roman se déroule en Roumanie sous le “règne” de Ceausescu, il raconte l’histoire de Samuel, de peu avant sa naissance jusqu’à l’âge adulte de sa fille. Ses parents font partie de la communauté de langue allemande, minoritaire dans le pays et son père est le Pasteur du village. Son enfance est silencieuse et protégée par sa famille et ses amis jusqu’à ce qu’ils hébergent deux jeunes gens de passage et que son père soit arrêté et interrogé sur le contenu de leurs discussions ! Chaque chapitre est le point de vue ou le moment de vie d’une personne de sa famille dans lequel nous le voyons grandir, murir, aimer comprendre et décider ! Le régime liberticide de Ceausescu est abordé avec beaucoup d’humour et de dérision par l’ami avec lequel il s’exilera en Allemagne. L’écriture est douce et poétique mais n’oublie pas pour autant les duretés et les peurs de l’existence des habitants que l’auteure connait bien pour avoir vécu elle-même ce déchirement ! C’est pour moi un beau livre qui s’intéresse aux personnes et à leur humanité ! #Lefloudumonde #NetGalleyFrance
Ce roman se déroule en Roumanie sous le “règne” de Ceausescu, il raconte l’histoire de Samuel, de peu avant sa naissance jusqu’à l’âge adulte de sa fille. Ses parents font partie de la communauté de langue allemande, minoritaire dans le pays et son père est le Pasteur du village. Son enfance est silencieuse et protégée par sa famille et ses amis jusqu’à ce qu’ils hébergent deux jeunes gens de passage et que son père soit arrêté et interrogé sur le contenu de leurs discussions ! Chaque chapitre est le point de vue ou le moment de vie d’une personne de sa famille dans lequel nous le voyons grandir, murir, aimer comprendre et décider ! Le régime liberticide de Ceausescu est abordé avec beaucoup d’humour et de dérision par l’ami avec lequel il s’exilera en Allemagne. L’écriture est douce et poétique mais n’oublie pas pour autant les duretés et les peurs de l’existence des habitants que l’auteure connait bien pour avoir vécu elle-même ce déchirement ! C’est pour moi un beau livre qui s’intéresse aux personnes et à leur humanité ! #Lefloudumonde #NetGalleyFrance