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L'Economie politique N° 49, Janvier 2011
Sud : être pauvre et comment s'en sortir
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- Nombre de pages112
- PrésentationBroché
- Poids0.185 kg
- Dimensions15,0 cm × 24,0 cm × 0,6 cm
- ISBN978-2-35240-054-7
- EAN9782352400547
- Date de parution01/01/2011
- ÉditeurAlternatives économiques
Résumé
Il aura fallu attendre janvier 2011 aux Etats-Unis, à l'occasion de la réunion annuelle de l'American Economic Association, qui rassemble les économistes américains, pour que les économistes se posent la question de leur déontologie. Deux d'entre eux, Gerald Epstein et Jessica Carrick-Hagenbarth, ont écrit une lettre signée par 300 de leurs confrères - dont le prix de la Banque de Suède George Akerlof et l'ancienne conseillère économique de Barack Obama, Christina Romer - réclamant une plus grande transparence de la part des économistes rémunérés par le secteur privé.
Les deux chercheurs ont montré que sur 19 économistes présents dans le débat public américain, 13 étaient susceptibles de conflits d'intérêts mais que 5 seulement mentionnaient clairement leurs travaux payés par les entreprises. On pourrait baptiser ce réveil des Américains l'effet Inside Job, du nom du remarquable documentaire de Charles Ferguson sorti sur les écrans à la fin 2010. On y voit Frederic Mishkin, ancien membre de la banque centrale des Etats-Unis, et Richard Portes, président d'un think tank britannique prestigieux, mis en cause après avoir touché de l'argent pour écrire un rapport louant la bonne santé de la régulation financière en Islande quelques mois avant l'effondrement du pays.
On y subit Glenn Hubbard, ancien conseiller économique de George W. Bush, qui, mis devant le fait accompli de ses collusions avec le monde de la finance, devient très agressif. Un peu plus d'éthique chez les économistes ne les rendra pas forcément plus pertinents. Mais cela permettrait au moins au public de se faire une idée sur les intérêts qu'ils sont susceptibles de défendre.
Les deux chercheurs ont montré que sur 19 économistes présents dans le débat public américain, 13 étaient susceptibles de conflits d'intérêts mais que 5 seulement mentionnaient clairement leurs travaux payés par les entreprises. On pourrait baptiser ce réveil des Américains l'effet Inside Job, du nom du remarquable documentaire de Charles Ferguson sorti sur les écrans à la fin 2010. On y voit Frederic Mishkin, ancien membre de la banque centrale des Etats-Unis, et Richard Portes, président d'un think tank britannique prestigieux, mis en cause après avoir touché de l'argent pour écrire un rapport louant la bonne santé de la régulation financière en Islande quelques mois avant l'effondrement du pays.
On y subit Glenn Hubbard, ancien conseiller économique de George W. Bush, qui, mis devant le fait accompli de ses collusions avec le monde de la finance, devient très agressif. Un peu plus d'éthique chez les économistes ne les rendra pas forcément plus pertinents. Mais cela permettrait au moins au public de se faire une idée sur les intérêts qu'ils sont susceptibles de défendre.














