En poésie d'abord, mais en prose aussi Jude Stéfan (1930-2020) est l'auteur d'une oeuvre à la fois très singulière et riche d'affinités avec des voix anciennes et toujours vives, de Catulle à François Villon, de Maurice Scève et Louise Labé aux poètes de Vôge baroque. Autant dire que la langue de ce poète, d'une extraordinaire invention, rebrasse dans sa modernité toute une tradition lyrique, Grecs et Latins compris.
L'écriture était pour Jude Stéfan le seul recours contre le vertige de notre impermanence. Si le registre thématique de son ouvre se déploie pour une large part autour de l'amour et de la mort, c'est avec des accents neufs, un phrasé unique, des arabesques d'accords et de dissonances. Le e festoyant français " de ce poète explore le côté noir du lyrisme. N'ignorant rien de la mort charnelle, il glorifie l'éros qui lune contre la mort par caresses et plaisirs.
Car l'amour est pour Stéfan une vertu active, un instinct de vie désespéré, une ardeur indissociable des gestes qui l'accomplissent. La galerie d'amantes qui jalonne son oeuvre, réelles et nommées, ou cachées sous une image, ou feintes, est impressionnante. Elles sont une source inépuisable d'inventions, irriguant tous ses livres jusqu'au dernier, en un immense blason du corps féminin, avant que l'âge le saisisse et qu'un destin malicieux le fasse mourir à Saint-Désir...
En poésie d'abord, mais en prose aussi Jude Stéfan (1930-2020) est l'auteur d'une oeuvre à la fois très singulière et riche d'affinités avec des voix anciennes et toujours vives, de Catulle à François Villon, de Maurice Scève et Louise Labé aux poètes de Vôge baroque. Autant dire que la langue de ce poète, d'une extraordinaire invention, rebrasse dans sa modernité toute une tradition lyrique, Grecs et Latins compris.
L'écriture était pour Jude Stéfan le seul recours contre le vertige de notre impermanence. Si le registre thématique de son ouvre se déploie pour une large part autour de l'amour et de la mort, c'est avec des accents neufs, un phrasé unique, des arabesques d'accords et de dissonances. Le e festoyant français " de ce poète explore le côté noir du lyrisme. N'ignorant rien de la mort charnelle, il glorifie l'éros qui lune contre la mort par caresses et plaisirs.
Car l'amour est pour Stéfan une vertu active, un instinct de vie désespéré, une ardeur indissociable des gestes qui l'accomplissent. La galerie d'amantes qui jalonne son oeuvre, réelles et nommées, ou cachées sous une image, ou feintes, est impressionnante. Elles sont une source inépuisable d'inventions, irriguant tous ses livres jusqu'au dernier, en un immense blason du corps féminin, avant que l'âge le saisisse et qu'un destin malicieux le fasse mourir à Saint-Désir...