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William Gilpin, montreur de paysage ; John Thelwall, romantique sans-culotte

Par : Joël Cornuault
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  • Nombre de pages146
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.16 kg
  • Dimensions12,8 cm × 16,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-35821-124-6
  • EAN9782358211246
  • Date de parution04/10/2018
  • ÉditeurSandre (Editions du)

Résumé

Cet essai pose la question de notre condition géographique à la faveur de la redécouverte de deux figures de l'Angleterre du premier XIXe siècle : William Gilpin (1724-1804) et John Thelwall (1764-1834). Le premier, qui, avec sa théorie de la beauté pittoresque, cherche à faire valoir l'atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature. Le second, lecteur de Gilpin, marqua la sensibilité romantique anglaise, notamment ses compagnons Coleridge et Wordsworth.
Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l'espace, lequel cesse de n'être qu'un panorama — l'émotion naît du contact physique avec la nature et non plus seulement de sa représentation artistique —, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire : ses observations, à la fois sensibles à la nature et attentives à ceux qui l'habitent, conduisent ce poète-paysan excentrique à développer une perception où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables.