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Tuer le mort. Le désir révolutionnaire
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- Nombre de pages268
- PrésentationBroché
- Poids0.31 kg
- Dimensions13,5 cm × 20,0 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-13-063507-9
- EAN9782130635079
- Date de parution16/09/2015
- ÉditeurPUF
Résumé
En octobre 1793, les tombeaux de la Basilique de Saint-Denis sont profanés et les corps des rois inhumés en ce lieu depuis quelque quinze siècles sont extraits, dissous et jetés pêle-mêle dans la fosse de l'Histoire. Acte hors norme, unique en son genre, légalement exécuté au nom de l'Etat révolutionnaire, de la Terreur instituée. Le présent ouvrage, à partir de la reconstitution de la trame serrée des discours et des faits, s'emploie à extraire la signification de cette violence symbolique pure.
L'échafaud pour les rois vivants ne suffit pas, il s'agit bien de tuer le mort. Cela n'est intelligible qu'en revisitant à l'aide de Freud la fonction du corps totémique et du "tabou du chef" et en en démontant la logique inconsciente. L'anthropologie psychanalytique du politique, avec les ressources de la métapsychologie, interroge la haine pure, la passion de la ruine et la structure du désir révolutionnaire.
L'Eros du changement collectif, se radicalisant en mise en acte de la pulsion de mort, vise le corps ennemi qui ne saigne plus. L'enjeu de l'événement, le corps de la souveraineté, n'est rien moins que l'entrée cataclysmique du sujet dans la modernité politique, ce qui en fait l'actualité chronique.
L'échafaud pour les rois vivants ne suffit pas, il s'agit bien de tuer le mort. Cela n'est intelligible qu'en revisitant à l'aide de Freud la fonction du corps totémique et du "tabou du chef" et en en démontant la logique inconsciente. L'anthropologie psychanalytique du politique, avec les ressources de la métapsychologie, interroge la haine pure, la passion de la ruine et la structure du désir révolutionnaire.
L'Eros du changement collectif, se radicalisant en mise en acte de la pulsion de mort, vise le corps ennemi qui ne saigne plus. L'enjeu de l'événement, le corps de la souveraineté, n'est rien moins que l'entrée cataclysmique du sujet dans la modernité politique, ce qui en fait l'actualité chronique.








