Rien, dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, ne ressemble à ce mince recueil d'une intimité rare. Ces trois poèmes dévoilent tour à tour l'essence spirituelle d'une vie, un délicat "exercice d'admiration" et l'énigme du quotidien. Loin des formes classiques qu'elle défendait - rime et alexandrin -, ils marquent l'aboutissement des ultimes recherches esthétiques de la première femme élue à l'Académie française.
Singuliers et souvent cryptiques, ces textes hybrides sont une constellation d'images parfois insolites, de sensations de voyage, inventaire tout personnel où af ? eure la présence du divin parmi les hommes et les bêtes. Ces poèmes-instants saisissent la fulgurance du visible et de l'invisible, ont quelque chose de la sagesse zen. Si l'on associe Yourcenar à la perfection des Mémoires d'Hadrien, ce recueil, d'une modernité saisissante, rappelle qu'elle a toujours refusé d'enfermer son oeuvre à l'intérieur d'une quelconque frontière.
Rien, dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, ne ressemble à ce mince recueil d'une intimité rare. Ces trois poèmes dévoilent tour à tour l'essence spirituelle d'une vie, un délicat "exercice d'admiration" et l'énigme du quotidien. Loin des formes classiques qu'elle défendait - rime et alexandrin -, ils marquent l'aboutissement des ultimes recherches esthétiques de la première femme élue à l'Académie française.
Singuliers et souvent cryptiques, ces textes hybrides sont une constellation d'images parfois insolites, de sensations de voyage, inventaire tout personnel où af ? eure la présence du divin parmi les hommes et les bêtes. Ces poèmes-instants saisissent la fulgurance du visible et de l'invisible, ont quelque chose de la sagesse zen. Si l'on associe Yourcenar à la perfection des Mémoires d'Hadrien, ce recueil, d'une modernité saisissante, rappelle qu'elle a toujours refusé d'enfermer son oeuvre à l'intérieur d'une quelconque frontière.