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Les libres de couleur en Martinique. Tome 3, De septembre 1802 aux débuts de la Restauration

Par : Abel Alexis Louis
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  • Nombre de pages232
  • PrésentationBroché
  • Poids0.37 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,2 cm
  • ISBN978-2-296-96559-1
  • EAN9782296965591
  • Date de parution01/06/2012
  • CollectionHistoriques
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Cet ouvrage est le dernier volet d'une thématique portant sur les libres de couleur en Martinique depuis 1635 jusqu'au début de la Restauration. Il s'appuie comme les précédents sur des sources d'archives intéressantes. Afin de poursuivre l'abord de la position des libres de couleur en Martinique dans la société coloniale, cette fois, du retour de l'île dans le giron français le 14 septembre 1802 aux premières années de la Restauration, l'utilité des registres de l'état civil et du notariat s'est révélée d'une très grande importance.
La confrontation entre la théorie et la pratique quotidienne des actes relevant des curés, officiers d'état civil et notaires, a démontré comment la ségrégation perdure à cause du maintien de l'esclavage en Martinique entre septembre 1802 et les années 1815-1822. Aucune remise en cause de l'ordre socio-racial ne pouvant être admise dans la société coloniale, les libres de couleur sont demeurés dans un entre-deux discriminatoire et ségrégatif.
Ni la politique menée par l'administration centrale et ses représentants dans l'île à l'encontre des libres de couleur, ni celle visant à contenir au plan démographique cette composante sociale par des mesures limitant l'affranchissement, n'ont cependant eu raison d'eux. Au contraire, leur importance numérique apparaît nettement au début de la Restauration de même que celle économique. La richesse acquise par l'élite de couleur sera l'une des causes de l'affaire Bissette en décembre 1823.
Alors que cette composante sociale restait insignifiante au XVIIe siècle, vers 1814-1816, elle supplante désormais définitivement en nombre celle des Blancs.