Le début des pieds. Suivi de Ventre

Par : Ludovic Degroote
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 6 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 20 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages122
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.262 kg
  • Dimensions15,1 cm × 21,1 cm × 1,6 cm
  • ISBN978-2-87704-262-8
  • EAN9782877042628
  • Date de parution02/06/2023
  • ÉditeurUnes (éditions)

Résumé

Avec un mélange de fausse candeur, d'humour, et de transparence (transparence qui ne nous épargne rien des mouvements internes du corps), Ludovic Degroote pose dans Le début des pieds l'équation d'une impossible séparation : la séparation du monde tout autant que le rapport au monde est impossible. Récit de chutes, livre d'écoulements, le poème creuse son intériorité en déroulant un regard qui partant de l'intérieur interroge sa place dans le monde : quand bien même on s'y trouve tout entier, on le regarde de l'extérieur - de l'extérieur de tout sauf de son propre corps.
Le corps se fait ici le creuset au même titre que le langage des peurs, des maladies, des blessures, des pentes contre lesquelles il est si difficile de lutter. "S'il n'y avait que deux bords on pourrait se rejoindre" dit Ludovic Degroote qui fait le détour par les sitcoms télévisées et les amours de Nathan et Nirina pour rejoindre son propre vertige. Les autres, même personnages virtuels (mais que sommes-nous vis-à-vis des autres justement ? ) peuvent-ils simplifier la complexité du monde, et nos propres complications ? C'est ce qui nous "lie à cette séparation" de soi-même, à ce paradoxe qui pousse à s'écarter de soi sans y parvenir, sans pouvoir même en faire le tour.
C'est un épicurisme renversé, en négatif qui est à l'oeuvre ; la mort n'existe pas tant qu'on est en vie, et c'est bien ce qui est terrible, de ne pouvoir se défaire de sa vie sans mourir. Le présent agrandit la plaie de vivre pour Degroote qui attend sans cesse la vie qui "ne saurait tarder" et qui pourtant est là, à creuser les blessures, à mesure que l'on cherche à se sauver, mais à se sauver de quoi puisque la seule issue de la vie est de ne plus vivre ? Que faire contre la mobilité qui est la condition même de la vie sinon suivre le mouvement de ses pieds, que faire contre la fluidité même qui nous traverse le corps sinon la laisser provoquer nos effondrements, que faire sinon accepter de tenir ses cicatrices, en adopter la trace ? Questions qui trouvent leur aboutissement radical dans Ventre, texte inédit que nous publions ici à la suite du Début des pieds lui-même indisponible depuis plusieurs années, et ses poèmes acérés qui agrègent ce que l'on absorbe des autres, tranchent dans le vif de la peau et des os, et de ce qui au fil du temps se rétracte - viscères et mémoire - la peur au ventre, car "nous n'existons que par nos intérieurs" .
Ludovic Degroote résout finalement dans ces deux livres réunis la question matrice et motrice de son oeuvre, qui est de supporter la gravité de l'existence avec légèreté, et d'y répondre avec farce et sérieux : "ce qui nous manque c'est de n'avoir pas connu autre chose que la vie" .
Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, Ludovic Degroote, né en 1958, traverse les espaces formels comme les géographies intérieures : cherchant à brouiller la frontière qui sépare le vers de la prose, ses livres interrogent la place de l'intime à partir d'expériences personnelles (Un petit viol ou Monologue, aux éditions Champ Vallon, Pensées des morts aux éditions Tarabuste), de lieux géographiques (La digue, Barque bleue, zambèze aux Editions Unes), ou encore de la proximité avec l'art (Eugène Leroy, autoportrait noir aux éditions Invenit, josé tomás aux Editions Unes).
Ouvrages qui sont aussi une réflexion sur la manière dont la littérature peut donner forme à ces matières. Double lauréat du Prix des Découvreurs (2005, 2013), il a collaboré à de nombreux livres d'artistes et publie régulièrement des chroniques de poésie.
Babel heureuse N° 2, automne 2017
Helen Riot, Ludovic Degroote, Stéphane Chaumet, François Heusbourg
E-book
3,99 €
Personne
Antoine Emaz
Grand Format
16,00 €
Si décousu
Si décousu
Ludovic Degroote
Grand Format
21,00 €
La digue
La digue
Ludovic Degroote
Grand Format
16,00 €
Langue Trou
Langue Trou
Ludovic Degroote
Grand Format
14,00 €
Zambèze
Zambèze
Ludovic Degroote
Grand Format
17,00 €
José Tomas
José Tomas
Ludovic Degroote
Grand Format
16,00 €
Barque bleue
Barque bleue
Ludovic Degroote
Grand Format
16,00 €
Sans issue
Sans issue
Ludovic Degroote
Grand Format
3,00 €
Jean Rustin
Jean Rustin
François-Marie Deyrolle
15,30 €