Née en 1969, agrégée de philosophie, membre du Centre de Recherche sur Hegel et l'Idéalisme Allemand (Poitiers), Alexandra ROUX prépare actuellement une thèse de doctorat sur Malebranche et Schelling.
La question de la mort
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- Nombre de pages238
- PrésentationBroché
- Poids0.3 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
- ISBN2-7384-7786-0
- EAN9782738477866
- Date de parution02/06/1999
- CollectionOuverture philosophique
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Pour la connaissance, la mort constitue l'abîme le plus redoutable qui soit. Le poète, en la personne de Yeats, le sait fort bien qui écrit : " l'homme a créé la mort ". Que dira-t-on de plus ? Précisément que parler de la mort, c'est une certaine manière pour l'homme de parler de lui-même. Il s'agira de reconnaître dans la mort cette question inouïe et affectante qui se soulève en l'homme encore vivant parmi les vivants et les morts. A première vue, elle doit commencer par se poser pour le moi. L'histoire de la philosophie elle-même atteste une tendance à privilégier le point de vue de l'ipséité sous les espèces du sujet philosophique. Mais pour parvenir au faîte et au fondement d'elle-même, la question de la mort se pose inévitablement pour autrui. L'expérience éthique doit pouvoir trouver ici sa place, sans prétendre néanmoins s'approprier toute la question elle-même. Dans ses plus hautes expressions, la mort finit par se savoir " à fond " (comme le dit à nouveau le poète), en découvrant qu'elle est l'affection d'une pesanteur, d'une finitude ontologique soufferte d'abord pour autrui dans un irréductible mouvement de " transascendance "...















