Là où brillent les étoiles

Par : Nadia Hashimi
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  • Nombre de pages501
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.26 kg
  • Dimensions11,1 cm × 17,8 cm × 2,1 cm
  • ISBN978-2-38122-471-8
  • EAN9782381224718
  • Date de parution17/08/2022
  • ÉditeurHauteville
  • TraducteurEmmanuelle Ghez

Résumé

Kaboul, 1978. Sitara, dix ans, mène une vie heureuse avec sa famille au palais. Un soir, elle quitte sa chambre sur la pointe des pieds pour regarder les étoiles. Cette nuit-là, c'est le coup d'Etat ; aucun des siens n'y survivra. Si elle a la vie sauve, c'est grâce aux étoiles. N'étant plus en sécurité nulle part, l'orpheline est confiée aux soins de deux femmes dévouées et trouve refuge aux Etats-Unis.
Des années après son exil, le passé revient frapper à la porte, ne lui laissant d'autre choix que de retourner en Afghanistan.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
“ Epopée afghane ”
Cette nuit de 1978 éclate un coup d’état qui instaure en Afghanistan un gouvernement communiste d’obédience soviétique. Sitara, qui, à dix ans, vivait avec sa famille au palais présidentiel, échappe de peu au sort de tous les siens, abattus sous ses yeux. Elle trouve refuge chez deux Américaines du milieu diplomatique qui parviennent à lui faire gagner les Etats-Unis. Trente ans plus tard, alors qu’elle vit à New York où elle est devenue médecin, Sitara voit resurgir le passé sous les traits d’un de ses patients. Alors qu’un charnier vient d’être découvert à Kaboul, elle décide de retourner en Afghanistan dans l’espoir d’enfin comprendre toute la vérité sur la mort de ses proches. Si la narration de Sitara est l’occasion de se plonger dans un pan d’histoire afghane, elle est surtout l’expression de la douleur des exilés qui ont dû fuir leur pays, se réinventer une vie et une identité sans que jamais ne cicatrise la déchirure, et qui, hantés par le passé, finissent par découvrir, lorsqu’ils y retournent enfin, des lieux si transformés qu’ils y sont devenus des étrangers. En Sitara, personnage romanesque sans aucun doute en partie nourri des blessures familiales de l’auteur, s’incarnent aussi la souffrance muette des grands traumatisés de la violence et de la guerre, la culpabilité qui fait des survivants des morts-vivants, et l’impossibilité d’envisager l’avenir sans réconciliation avec le passé. Aussi terrible soit-il, le récit s’abstient de tout pathos et se lit facilement, dans un tourbillon d’événements propre à tenir le lecteur en haleine. L’on s’attache à la courageuse Sitara et à ces deux Américaines au grand coeur, l’on tremble des dangers qui les menacent et des risques qu’il leur faudra prendre pour sauver leur peau, et, tout en savourant les mille et un détails culturels afghans qui accompagneront les personnages en véritables madeleines de Proust, l’on s’interroge sur la responsabilité des Etats-Unis, qui, en pare-feu à l’influence soviétique, encouragèrent, pendant la guerre froide, la montée d’un intégrisme religieux dont l’Afghanistan paie aujourd’hui le prix fort. Sur le fond coloré d’un Afghanistan cher à l’auteur, une épopée romanesque passionnante, pour mieux pénétrer les réalités du drame, qui, depuis des décennies, secoue ce pays.

L'éditeur en parle

Je porte en moi un monde disparu Kaboul, 1978. Sitara, dix ans, mène une vie heureuse avec sa famille au palais. Son père est le bras droit du président. Un soir, elle quitte sa chambre sur la pointe des pieds pour observer les constellations. Cette nuit-là, c'est le coup d'Etat ; aucun des siens n'y survivra. Si elle a la vie sauve, c'est grâce aux étoiles. Mais l'orpheline n'est en sécurité nulle part dans ce pays qui a changé de visage.
Grâce à l'aide de deux femmes prêtes à tout pour lui assurer de meilleurs lendemains, Sitara trouve refuge aux Etats-Unis. Des années après son exil, le passé revient la hanter, ne lui laissant d'autre choix que de retourner en Afghanistan pour faire toute la lumière sur cette nuit où sa vie a basculé. Ce douloureux retour aux sources est peut-être sa seule chance de se réconcilier avec le passé.
Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l'Afghanistan dans les années 1970, avant l'invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d'origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l'histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.
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