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La logique totalitaire. Essai sur la crise de l'Occident

Par : Jean Vioulac
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  • Nombre de pages638
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.556 kg
  • Dimensions12,5 cm × 19,0 cm × 2,9 cm
  • ISBN978-2-13-084475-4
  • EAN9782130844754
  • Date de parution05/04/2023
  • CollectionQuadrige
  • ÉditeurPUF

Résumé

L'ouvrage aborde la crise constitutive de notre époque, comprise comme accomplissement de l'histoire occidentale de la rationalité. La logique propre à cette histoire est restituée à partir de Hegel, qui permet de voir dans l'histoire un processus de totalisation achevée dans la " totalité autonome " de l'Etat, régie par la terreur et la guerre. Cette figure de l'Etat correspond au concept classique, depuis les années 1920, de totalitarisme, c'est pourquoi il importe de les étudier : mais les totalitarismes ne sont ici abordés que comme phénomènes, seconds et dérivés, d'un processus de totalisation dont il faut exhiber le mode de déploiement.
D'où une relecture de Tocqueville, qui montre que le processus de totalisation politique repose sur l'avènement du pouvoir total de la masse, puis une relecture de Marx, qui découvre dans le capitalisme un processus de totalisation immanent au champ des pratiques, lequel fonde le processus social étudié par Tocqueville. Le cheminement de l'ouvrage est ainsi généalogique, et reconduit de la totalité étatique à sa base sociale, puis à son fondement pratique : la dernière étape consiste alors à mettre en évidence que la question de la technique est plus fondamentale encore que celle du capitalisme, en mettant au jour, avec Heidegger et Günther Anders, un " totalitarisme technocratique ".
Son enjeu consiste ainsi à articuler l'Etat, la démocratie, le capitalisme et la technique comme catégories fondamentales de la totalisation (dite " mondialisation ") contemporaine, en même temps que mettre au jour leur provenance spécifiquement occidentale.

L'éditeur en parle

L'ouvrage aborde la crise constitutive de notre époque, comprise comme accomplissement de l'histoire occidentale de la rationalité. La logique propre à cette histoire est restituée à partir de Hegel, qui permet de voir dans l'histoire un processus de totalisation achevée dans la " totalité autonome " de l'Etat, régie par la terreur et la guerre. Cette figure de l'Etat correspond au concept classique, depuis les années 1920, de totalitarisme, c'est pourquoi il importe de les étudier : mais les totalitarismes ne sont ici abordés que comme phénomènes, seconds et dérivés, d'un processus de totalisation dont il faut exhiber le mode de déploiement.
D'où une relecture de Tocqueville, qui montre que le processus de totalisation politique repose sur l'avènement du pouvoir total de la masse, puis une relecture de Marx, qui découvre dans le capitalisme un processus de totalisation immanent au champ des pratiques, lequel fonde le processus social étudié par Tocqueville. Le cheminement de l'ouvrage est ainsi généalogique, et reconduit de la totalité étatique à sa base sociale, puis à son fondement pratique : la dernière étape consiste alors à mettre en évidence que la question de la technique est plus fondamentale encore que celle du capitalisme, en mettant au jour, avec Heidegger et Günther Anders, un " totalitarisme technocratique ".
Son enjeu consiste ainsi à articuler l'Etat, la démocratie, le capitalisme et la technique comme catégories fondamentales de la totalisation (dite " mondialisation ") contemporaine, en même temps que mettre au jour leur provenance spécifiquement occidentale.