La Grèce face à l'Europe. Dépendance et industrialisation truquée

Par : Sophie Boutillier
  • Nombre de pages182
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.232 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,0 cm
  • ISBN2-7384-1068-5
  • EAN9782738410689
  • Date de parution03/05/2000
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

La Grèce fait-elle partie de la Communauté économique européenne (CEE) ? A cette question peu nombreuses sont les réponses exactes. Lorsque l'on parle de la Grèce aujourd'hui, on pense Grèce antique. La Grèce contemporaine est connue pour ses plages, l'Acropole et son soleil. Il est vrai que le tourisme constitue une des premières richesses de ce pays. L'industrie y est faiblement développée. Comment expliquer cette situation qui n'est pas particulière à la Grèce, mais qui est le lot des pays "sous-développés" ? Pour cela il faut se replonger dans l'histoire.
Lorsque la Grèce se libère du joug ottoman en 1821, elle tombe sous celui des multinationales. Ces dernières et les Etats des pays industriels ont façonné une partie de son économie et son administration. Ils trouvèrent appui auprès des grandes familles du pays. D'où la constitution d'un Etat sans relations organiques avec la société civile. L'adhésion de la Grèce à la CEE en 1981 n'a pas donné au pays un "sursaut modernisateur", mais a permis d'institutionnaliser cet état de dépendance.
Aussi le fossé qui sépare la Grèce des pays industriels s'agrandit progressivement depuis.
Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis sont tous deux docteurs en sciences économiques et sociologues, spécialistes de questions d'économie industrielle et internationale. Ils ont travaillé en Grèce pendant plusieurs années en tant que chercheurs et enseignants, et sont actuellement maîtres de conférences invités à l'université de Lille II. Ils ont publié en 1988 chez l'Harmattan : "Chine : questions sur l'ouverture aux multinationales".