René Corona est un amoureux fou des mots et des écrivains. Il déguste les premiers avec gourmandise avant de les faire rouler et s'entrechoquer comme des billes colorées. Il admire les seconds, avec une ferveur toute adolescente et dans son vaste Panthéon mêle Proust et André Vers, Kerouac et Calet, il a l'amitié littéraire éclectique. Alors lorsque René Corona écrit, il est forcément question des mots et des écrivains, et des tendres.
Les tendres, ceux qui ne sont pas tout à fait à l'aise avec la vie, pas armés, pas cuirassés. Comme le bernard-l'hermitte cherche une carapace, le tendre, sensible, un peu timide, un peu veule parfois, cherche sa place. Les femmes lui seront un refuge, les souvenirs d'enfance également. Les cafés de Paris et les chambres d'étudiant lui semblent, des années plus tard, un paradis perdu. Et les livres, ces milliers de pages lues qui sont comme autant d'amies et ont adouci le monde.
Mais à trop vouloir se protéger, il arrive que l'on cause des blessures, et le monde, brutal, rattrape le tendre. René Corona le sait bien, le tendre n'est pas un héros, il est toujours celui qui meurt à la fin.
René Corona est un amoureux fou des mots et des écrivains. Il déguste les premiers avec gourmandise avant de les faire rouler et s'entrechoquer comme des billes colorées. Il admire les seconds, avec une ferveur toute adolescente et dans son vaste Panthéon mêle Proust et André Vers, Kerouac et Calet, il a l'amitié littéraire éclectique. Alors lorsque René Corona écrit, il est forcément question des mots et des écrivains, et des tendres.
Les tendres, ceux qui ne sont pas tout à fait à l'aise avec la vie, pas armés, pas cuirassés. Comme le bernard-l'hermitte cherche une carapace, le tendre, sensible, un peu timide, un peu veule parfois, cherche sa place. Les femmes lui seront un refuge, les souvenirs d'enfance également. Les cafés de Paris et les chambres d'étudiant lui semblent, des années plus tard, un paradis perdu. Et les livres, ces milliers de pages lues qui sont comme autant d'amies et ont adouci le monde.
Mais à trop vouloir se protéger, il arrive que l'on cause des blessures, et le monde, brutal, rattrape le tendre. René Corona le sait bien, le tendre n'est pas un héros, il est toujours celui qui meurt à la fin.