Philosophe et germaniste, est professeur à l'université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il enseigne l'esthétique à l'UFR d'Arts plastiques et sciences de l'art où il dirige le Centre de recherches en esthétique théorique et appliquée. Il est le directeur de la Collection d'esthétique chez Klincksieck.
L'art dans tous ses extrêmes
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- Nombre de pages211
- PrésentationBroché
- Poids0.322 kg
- Dimensions14,5 cm × 24,0 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-252-03842-0
- EAN9782252038420
- Date de parution04/06/2012
- CollectionL'université des arts
- ÉditeurKlincksieck
Résumé
L'art de ce début de XXIe siècle, infiniment inventif, échappe
à toute qualification. Sans qualité, il multiplie les
configurations à l'infini, déroute les attentes, infiltre la vie
quotidienne, et, comme l'exprime Claude Amey, ce qui est
extrême, ce n'est pas la ligne droite mais le nombre des
agencements qui entendent partager "le sensible". Tous les
prophètes du déclin de l'art, les Cassandre prédisant sa mort
programmée, de G.
W. F. Hegel, qui ne parlait en fait que de "dissolution", à Arthur Danto, se sont donc fourvoyés. Le capitalisme libéral a réussi à inventer la "fin de la fin de l'art". Il est parvenu à créer un art à son image, un art affranchi des injonctions et des illusions modernistes, un art sans modèles, sans valeurs, sans idéaux, sans perspective humaniste, bref, un art "conforme", témoin désabusé, voire cynique, véritable sismographe d'un monde agité et déboussolé, lui aussi soumis à des reconfigurations permanentes.
Pas de confusion toutefois : l'art de la non-finitude ne renonce pas au beau, ni au sublime, ni au laid. Bien au contraire, il absorbe le tout, libéré de tout idéalisme, et notamment de l'illusion selon laquelle il pourrait réenchanter le monde. C'est peut-être ce qu'exprime la 11e biennale de Lyon intitulée "Une terrible beauté est née" d'après un vers d'un poème de Yeats. Une beauté terrible, que l'on pourrait dire aussi effrayante, abominable, affreuse, apocalyptique, atroce, catastrophique, dantesque, dramatique, effroyable, épouvantable, extraordinaire, fantastique, farouche, féroce, formidable, foudroyante, horrible, insoutenable, intenable, intense, monstrueuse, prodigieuse, puissante, redoutable, sombre, terrorisante, tragique, violente, etc.
Sans qualité, l'art actuel supporte tous les qualificatifs.
W. F. Hegel, qui ne parlait en fait que de "dissolution", à Arthur Danto, se sont donc fourvoyés. Le capitalisme libéral a réussi à inventer la "fin de la fin de l'art". Il est parvenu à créer un art à son image, un art affranchi des injonctions et des illusions modernistes, un art sans modèles, sans valeurs, sans idéaux, sans perspective humaniste, bref, un art "conforme", témoin désabusé, voire cynique, véritable sismographe d'un monde agité et déboussolé, lui aussi soumis à des reconfigurations permanentes.
Pas de confusion toutefois : l'art de la non-finitude ne renonce pas au beau, ni au sublime, ni au laid. Bien au contraire, il absorbe le tout, libéré de tout idéalisme, et notamment de l'illusion selon laquelle il pourrait réenchanter le monde. C'est peut-être ce qu'exprime la 11e biennale de Lyon intitulée "Une terrible beauté est née" d'après un vers d'un poème de Yeats. Une beauté terrible, que l'on pourrait dire aussi effrayante, abominable, affreuse, apocalyptique, atroce, catastrophique, dantesque, dramatique, effroyable, épouvantable, extraordinaire, fantastique, farouche, féroce, formidable, foudroyante, horrible, insoutenable, intenable, intense, monstrueuse, prodigieuse, puissante, redoutable, sombre, terrorisante, tragique, violente, etc.
Sans qualité, l'art actuel supporte tous les qualificatifs.
L'éditeur en parle
Qu'est-ce que l'art contemporain ?













