Homesman - Occasion

Par : Glendon Swarthout
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  • Nombre de pages288
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.376 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,4 cm
  • ISBN978-2-35178-076-3
  • EAN9782351780763
  • Date de parution05/05/2014
  • CollectionNature Writing
  • ÉditeurGallmeister
  • TraducteurLaura Derajinski

Résumé

Au coeur des grandes plaines de l'Ouest, au milieu du XIXe siècle, Mary Bee Cuddy est une ancienne institutrice solitaire qui a appris à cultiver sa terre et à toujours laisser sa porte ouverte. Cette année-là, quatre femmes, brisées par l'hiver impitoyable et les conditions de vie extrêmes sur la Frontière, ont perdu la raison. Aux yeux de la communauté des colons, il n'y a qu'une seule solution : il faut rapatrier les démentes vers l'Est, vers leurs familles et leurs terres d'origine.
Mary Bee accepte d'effectuer ce voyage de plusieurs semaines à travers le continent américain. Pour la seconder, Briggs, un bon à rien, voleur de concession voué à la pendaison, devra endosser le rôle de "homesman" et l'accompagner dans son périple. Inoubliable portrait d'une femme hors du commun et de son compagnon taciturne, aventure et quête à rebours, Homesman se dévore de la première à la dernière page.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4.7/5
sur 3 notes dont 2 avis lecteurs
“ Un anti-western singulièrement féministe ”
Traumatisées par les terribles épreuves qui plombent leur quotidien dans les grandes plaines de l’Ouest américain au XIXe siècle, quatre épouses de colons ont sombré dans la démence. Leur petite communauté décide de les rapatrier dans leurs familles demeurées à l’Est. Une femme et un homme se chargent de les convoyer dans un périple qui doit durer des semaines : Mary Bee Cuddy, ex-institutrice célibataire reconnue pour son esprit charitable et ses capacités à cultiver sa terre seule, et Briggs, voleur de concession à qui cet engagement doit épargner la potence. L’on est bien loin de La petite maison dans la prairie ou des westerns classiques lorsque l’on découvre les histoires de ces quatre malheureuses, chacune plus affligeante et tragique l’une que l’autre. Isolées, d’interminables et implacables hivers durant, dans leurs rudimentaires maisons-terriers creusées dans la terre, trimant comme des bêtes pour d’aléatoires récoltes qui ne leur épargnent ni la faim ni les dettes, épuisées par les grossesses puis dévastées par une mortalité infantile accablante, ces épouses de colons sont usées à vingt ans, si encore elles ne s’effondrent pas auparavant. Comme il est tout autant impossible pour les maris de survivre avec une moitié désormais inutile que de quitter la concession où ils ont tout investi, ne leur reste plus qu’à renvoyer ces ombres d’épouses là où ils les ont trouvées, dans des familles qui les placeront peut-être dans les asiles qui n’existent pas sur la Frontière. Mais le trajet-retour est lui-même une gageure : comment mener sans encombre, au travers d’un territoire hostile, quatre femmes folles à lier, d’ailleurs elles-mêmes possiblement dangereuses ? C’est un duo improbable qui se lance dans l’aventure. Mary Bee est une femme mûre que son éducation et son intégrité, autant que son autorité, sa solidité et son indépendance, rendent bien trop déconcertante pour les hommes de son époque et condamnent à une insupportable solitude. Briggs est un chien errant transformé par ses déboires en dur-à-cuire sans foi ni loi, rustre mais parfaitement adapté à ce brutal bout du monde où vient se disloquer jusqu’à la notion-même d’humanité. Ces deux-là vont devoir s’entendre pour faire face aux mille épreuves et dangers de leur sinistre convoyage, dont le noir récit parviendra néanmoins à offrir quelques fugaces et touchantes éclaircies dans une plaine aussi oppressante que splendide, puis dans une ville toute aussi surprenante, où le pire côtoie le meilleur. Cet anti-western singulièrement féministe présente une bien sombre, mais très réaliste vision de la Conquête de l’Ouest, quand des convois de pionniers, partis au prix d’immenses sacrifices au devant d’un Ouest fabuleux, essuyèrent de terribles désillusions et firent surtout la fortune d’affairistes et de spéculateurs sans scrupules. Une lecture passionnante, bouleversante et terriblement noire, qui remet à l’endroit une mémoire historique pervertie par le mythe. Coup de coeur.
“ Western féminin et délicat ”
Bouleversante, cette épopée flirte avec le western sans l'embrasser totalement, adoptant un féminisme plein de nuances et d'émotion. Le voyage que Mary Bee Cudy entreprend pour ramener ces tristes démentes à l'Est, la valeureuse accompagnée d'un rustre, sera éprouvant, tant pour le lecteur que pour les personnages. Un incontournable (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2021/01/21/homesman-glendon-swarthout/)

L'éditeur en parle

Paru en 1988 aux Etats-Unis, Homesman a obtenu les deux récompenses littéraires les plus prestigieuses décernées pour le genre du Western. Une première traduction épuisée depuis plusieurs années avait été publiée en 1992 par les Presses de la Cité sous le titre Le Chariot des damnées. Cette réédition bénéficie d'une nouvelle traduction. L'adaptation cinématographique de ce roman par Tommy Lee Jones, qui jouera aux côtés d'Hilary Swank et de Meryl Streep, sortira en salle fin mai 2014.
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