Née à Dublin, fille d'une peintre irlandaise et d'un écrivain italien, Margaret Mazzantini a quarante-deux ans. Actrice et romancière, mariée à l'acteur-cinéaste Sergio Castellitto, mère de trois enfants, elle est la nouvelle star de la scène culturelle italienne. Après avoir remporté le Premio Strega (le prix Goncourt italien) 2002, elle signe avec son mari, réalisateur du film, le scénario d'Ecoute-moi, et anime à la télévision, sur la 7, la seule chaîne nationale indépendante, Album, une émission consacrée à l'histoire récente de l'Italie. Ecoute-moi est son deuxième roman, le premier traduit en français.
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- Nombre de pages325
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.41 kg
- Dimensions13,8 cm × 21,6 cm × 3,0 cm
- ISBN2-221-09654-1
- EAN9782221096543
- Date de parution06/01/2004
- CollectionPavillons
- ÉditeurRobert Laffont
- TraducteurVincent Raynaud
Résumé
" Angela, adossée à ton corps innocent, il y a une chaise vide. A l'intérieur de moi, il y a une chaise vide. Je la regarde, je regarde son dossier, ses pieds, et j'attends, et il me semble entendre quelque chose. C'est le bruit de l'espoir. Je le connais, je l'ai entendu s'essouffler au plus profond des corps et affleurer dans les yeux des myriades de patients que j'ai eus devant moi. Je l'ai entendu se suspendre entre les murs de la salle d'opération, chaque fois que les gestes de mes mains décidaient du cours d'une vie. Je sais exactement de quoi je me persuade. Dans les grains de ce carrelage qui, à présent, bougent aussi lentement que des particules de suie, des ombres mourantes, je me persuade qu'une femme remplit cette chaise vide, ne serait-ce que le temps d'un éclair, pas de son corps, non, mais de sa pitié. Je vois deux chaussures échancrées couleur lie-de-vin, deux jambes sans bas, un front trop haut. Et déjà elle est devant moi pour me rappeler que je suis celui qui donne l'onction, un homme qui signe sans remords le front de ceux qu'il aime. Tu ne la connais pas, elle est passée dans ma vie quand tu n'étais pas encore là. Elle est passée, mais a laissé une empreinte fossile. Je veux te rejoindre, Angela, dans ces limbes de tubes où tu t'es pelotonnée, pour te parler de cette femme. "
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