OFFRE LISEUSES
Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin
Ni chose, ni personne. Le corps humain en question
Par :Formats :
Expédié sous 21 jours
Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 21 jours après la date de votre commande.
- Nombre de pages144
- PrésentationBroché
- Poids0.183 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,1 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-7056-6875-4
- EAN9782705668754
- Date de parution01/04/2009
- CollectionPhilosophie
- ÉditeurHermann
Résumé
Le corps humain est entré, à pas de loup, dans l'ère du soupçon. Jusqu'alors nous cohabitions paisiblement, nous étions indivisible : il était "moi" et j'étais "lui" . Mais ce vieux compagnon de tous les jours est devenu un autre, un quasi-étranger. Il n'est plus cette "enveloppe charnelle" que nous traitions familièrement sans même y penser, mais un gisement de valeur, composé d'organes et de cellules qu'on peut vendre, louer, breveter, une machine plus ou moins performante qu'on peut améliorer, une "monnaie vivante" pour tout dire.
Et on se pose des questions incongrues qu'on n'imaginait pas il y a seulement quinze ou vingt ans. Si notre corps n'est plus nous-mêmes, quel est alors son statut ? Une chose, un objet dont nous serions, au choix, l'inventeur, l'usager, le propriétaire ? Et, en retour, où logerait la personne ? Serait-elle devenue une catégorie impalpable, un concept vagabond, sans attaches, sans domicile fixe ? Entre chose et personne, notre identité vacille : nous sommes et ne sommes pas à la fois l'une et l'autre, et seule la mort nous réconcilierait peut-être avec nous-mêmes ; seule, elle réunirait ce qui fut séparé.
Car le cadavre, aujourd'hui, est sanctifié, glorifié, comme si le mépris porté au corps vivant se transmutait en vénération du corps du défunt. Etrange histoire philosophico-juridique qui ouvre sur un avenir encore indéchiffrable entre le monstrueux, le nihilisme ou qui sait ? une surhumanité.
Et on se pose des questions incongrues qu'on n'imaginait pas il y a seulement quinze ou vingt ans. Si notre corps n'est plus nous-mêmes, quel est alors son statut ? Une chose, un objet dont nous serions, au choix, l'inventeur, l'usager, le propriétaire ? Et, en retour, où logerait la personne ? Serait-elle devenue une catégorie impalpable, un concept vagabond, sans attaches, sans domicile fixe ? Entre chose et personne, notre identité vacille : nous sommes et ne sommes pas à la fois l'une et l'autre, et seule la mort nous réconcilierait peut-être avec nous-mêmes ; seule, elle réunirait ce qui fut séparé.
Car le cadavre, aujourd'hui, est sanctifié, glorifié, comme si le mépris porté au corps vivant se transmutait en vénération du corps du défunt. Etrange histoire philosophico-juridique qui ouvre sur un avenir encore indéchiffrable entre le monstrueux, le nihilisme ou qui sait ? une surhumanité.









