Né en 1978, de mère bosniaque et de père serbe, Saša Stanišic a quatorze ans quand il doit fuir la ville de Višegrad en 1991, alors que la guerre embrase la Yougoslavie. Il se réfugie avec ses parents en Allemagne. Après le départ de ses parents vers les États-Unis, il choisira le pays de Goethe alors qu’il a à peine dix-sept ans. Remarqué et distingué dès sa scolarité au Deutsche Literaturinstitut de Leipzig, la beauté des images et la force de l’écriture de ce premier roman Le soldat et le gramophone démontrent que la langue et la littérature peuvent devenir la terre promise d’un apatride.
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- Nombre de pages158
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.184 kg
- Dimensions13,0 cm × 18,5 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-234-06327-3
- EAN9782234063273
- Date de parution10/11/2010
- CollectionLa Cosmopolite
- ÉditeurStock
- TraducteurFrançoise Toraille
Résumé
« Il y a quelque chose d’intime et de beau à écrire pour la scène. Cela s’inscrit dans l’acte de transformation – quand vos idées, vos pensées vont être “dites” (dansées, chantées) par d’autres, des gens que vous n’avez jamais rencontrés, par des étrangers qui ne vous connaissent pas mais qui connaissent vos mots, qui essaient de les interpréter en même temps que votre monde. Cela devient d’autant plus intime et fascinant quand ces idées et ces pensées ont une forte origine autobiographique, ce qui est le cas dans “Le Soldat”. » Saša StanišicOn se souvient du Soldat et le gramophone, premier roman mettant en scène le jeune Aleksandar dans une Yougoslavie bousculée par la guerre, traduit dans une trentaine de langues et qui fut un succès mondial. Saša Stanišic revient avec la pièce de théâtre adaptée du roman. Reprenant le texte, il reconstruit une autre logique : celle de l’instant théâtral. Le roman, composé en cercles concentriques, menait le lecteur du drame privé – la mort du grand-père chéri, ouverture du roman – au drame collectif – la guerre, suivie par l’exil, et l’interrogation de l’adulte sur l’impossible retour au pays natal disparu. Des destins individuels s’entrelaçaient pour construire une fresque aux multiples facettes. Dans la pièce tirée de ce roman, Saša Stanišic recompose une chronologie linéaire, et permet à la densité du roman de s’incarner à travers les différents personnages qui prennent tour à tour la parole.
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4.8/5











