"Si un jour tu vas à ́la toundra, tu sentiras que la terre te porte".
Être accompagnée par celle qui vous a donnée accès à l'expression poétique et vous raconter accompagner de vos vers, c'est peut-être s'assurer un peu et ne rien laisser échapper dans votre autobiographie, montrer l'envers et l'endroit, dessiner un parcours singulier, fait de mots et de morceaux d’existences. Autobiographie à quatre mains donc avec ses poèmes, je le lis moi aussi accompagné des trois recueils de poésie de Joséphine Bacon, que je chéris. S'il faut parfois séparer l’homme de sa création, il ne faut pas séparer la poétesse de sa poésie dans ce cas. Une poésie qui on l’avait compris avec bonheur donnait accès à plusieurs dimensions de son être, qui ne s'envisageait pas sans sa terre d’origine, terre aussi onirique que réelle et prise dans une filiation de langue et d'ancêtres, un socle aux dimensions multiples. "Consolider ses vertèbres" comme disent les inus, et c'est vertèbre après vertèbre, vertèbre de l'amour, vertèbre de la connaissance, ... qu’on découvre son cheminement, ses égarements, sa quête ; cartographie indispensable pour une poétesse dont la poésie est pétrie de rencontres, de transmissions, d'apprentissage et de pas de cotés, pour celle qui n'hésite pas à dire avec sérieux et drôlerie qu'elle est née debout. Un demi siècle à fréquenter les aînés se raconte, question de partage et de transmission. Ainsi l’on découvre l’endroit d’un thé dans la toundra et son goût si particulier. Ainsi l’on reprend ce chant "rempli d'héritage", et une langue avec ses récits aux creux d'un territoire réel et rêvé, peuplé d'âmes et d'animaux. Retour en arrière et retour à Nutshimit, donner quelques clés et anecdotes qui n'en sont pas, participer du voyage.
"Si un jour tu vas à ́la toundra, tu sentiras que la terre te porte".
Être accompagnée par celle qui vous a donnée accès à l'expression poétique et vous raconter accompagner de vos vers, c'est peut-être s'assurer un peu et ne rien laisser échapper dans votre autobiographie, montrer l'envers et l'endroit, dessiner un parcours singulier, fait de mots et de morceaux d’existences. Autobiographie à quatre mains donc avec ses poèmes, je le lis moi aussi accompagné des trois recueils de poésie de Joséphine Bacon, que je chéris. S'il faut parfois séparer l’homme de sa création, il ne faut pas séparer la poétesse de sa poésie dans ce cas. Une poésie qui on l’avait compris avec bonheur donnait accès à plusieurs dimensions de son être, qui ne s'envisageait pas sans sa terre d’origine, terre aussi onirique que réelle et prise dans une filiation de langue et d'ancêtres, un socle aux dimensions multiples. "Consolider ses vertèbres" comme disent les inus, et c'est vertèbre après vertèbre, vertèbre de l'amour, vertèbre de la connaissance, ... qu’on découvre son cheminement, ses égarements, sa quête ; cartographie indispensable pour une poétesse dont la poésie est pétrie de rencontres, de transmissions, d'apprentissage et de pas de cotés, pour celle qui n'hésite pas à dire avec sérieux et drôlerie qu'elle est née debout. Un demi siècle à fréquenter les aînés se raconte, question de partage et de transmission. Ainsi l’on découvre l’endroit d’un thé dans la toundra et son goût si particulier. Ainsi l’on reprend ce chant "rempli d'héritage", et une langue avec ses récits aux creux d'un territoire réel et rêvé, peuplé d'âmes et d'animaux. Retour en arrière et retour à Nutshimit, donner quelques clés et anecdotes qui n'en sont pas, participer du voyage.