Pierre-Emmanuel Guigo est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Est Créteil, spécialisé dans l'histoire politique et de la communication. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont une biographie de Michel Rocard (2020).
Pierre Mauroy. Le dernier socialiste
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- Nombre de pages384
- FormatePub
- ISBN979-10-404-0926-7
- EAN9791040409267
- Date de parution27/02/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille5 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPASSES COMPOSES
Résumé
Militant de la première heure, Pierre Mauroy est sans doute celui qui incarne le mieux la tradition socialiste telle qu'elle existe depuis la fondation de la SFIO : à la fois ouvrière et enseignante, laïque et enracinée dans les territoires. À tout juste 22 ans, il devient secrétaire national des Jeunesses socialistes ; un an plus tard, il fonde la Fédération nationale Léo-Lagrange, qui ouvre pour une éducation populaire ; à 38 ans, désormais conseiller municipal, il est nommé secrétaire général adjoint de la SFIO ; à 43 ans, le n° 2 du nouveau parti socialiste se voit confier les clefs de la mairie de Lille, qu'il gardera jusqu'en 2001.
Sa fidélité au parti et son sens du service public lui ouvrent les portes de Matignon en 1981 : aux côtés de François Mitterrand, il se veut le porte-parole de la majorité populaire, l'artisan des réformes sociales ; il sera aussi celui de la rigueur. Mais l'austérité économique n'avait de sens que liée à une véritable transformation sociale, pour cet éternel n° 2 qui continue d'incarner le train de réformes inédit de 1981 : la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, la semaine de 39 heures, l'augmentation du SMIC et des allocations.
Cette gauche de l'imagination sociale reste une source d'inspiration à l'heure où les acquis sociaux sont en voie de déconstruction.
Sa fidélité au parti et son sens du service public lui ouvrent les portes de Matignon en 1981 : aux côtés de François Mitterrand, il se veut le porte-parole de la majorité populaire, l'artisan des réformes sociales ; il sera aussi celui de la rigueur. Mais l'austérité économique n'avait de sens que liée à une véritable transformation sociale, pour cet éternel n° 2 qui continue d'incarner le train de réformes inédit de 1981 : la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, la semaine de 39 heures, l'augmentation du SMIC et des allocations.
Cette gauche de l'imagination sociale reste une source d'inspiration à l'heure où les acquis sociaux sont en voie de déconstruction.
















