Florence, 1497. L'année où Savonarole brûle les vanités. Matteo Zanca est peintre. Aveugle de naissance - il n'a jamais vu un visage, jamais vu la lumière, jamais vu rien. Pourtant ses portraits ont une précision que personne ne s'explique. Il touche les visages de ses modèles avec les deux mains, longuement, les yeux blancs et fermés. Il dit qu'il lit ce que le visage contient. Ce qu'il lit, il ne le dit pas toujours.
Fra Benedetto Corvi est dominicain. Théologien rigoureux, homme de méthode, chargé d'instruire un examen préliminaire contre le peintre. Il arrive à l'atelier un matin de mars avec ses six questions préparées. Il consent au toucher. Matteo lui touche le visage. Il demande ensuite de l'argile. Il travaille en silence pendant une heure. Quand il a fini, la sculpture montre le visage de Benedetto - avec une précision qui exclut le hasard - et une expression que Benedetto ne peut pas soutenir plus de trois secondes.
Dans la base de l'argile, une date est gravée : le vingt et un mars 1497. Dix-huit jours. Benedetto a dix-huit jours pour comprendre ce qu'il porte dans son visage sans le savoir. Pour regarder en face quelque chose qu'il a nommé mal depuis quatorze ans. Pour décider si la terreur dans l'argile est un destin ou une vérité qu'on peut traverser. Le Visage du dernier jour est un roman sur ce qu'on porte dans sa chair sans le voir.
Sur la différence entre une prophétie et un miroir. Sur ce que c'est d'avoir dix-huit jours pour regarder ce qu'on a passé une vie à ne pas regarder. Le roman ne répond pas à la question que vous vous poserez à la fin.
Florence, 1497. L'année où Savonarole brûle les vanités. Matteo Zanca est peintre. Aveugle de naissance - il n'a jamais vu un visage, jamais vu la lumière, jamais vu rien. Pourtant ses portraits ont une précision que personne ne s'explique. Il touche les visages de ses modèles avec les deux mains, longuement, les yeux blancs et fermés. Il dit qu'il lit ce que le visage contient. Ce qu'il lit, il ne le dit pas toujours.
Fra Benedetto Corvi est dominicain. Théologien rigoureux, homme de méthode, chargé d'instruire un examen préliminaire contre le peintre. Il arrive à l'atelier un matin de mars avec ses six questions préparées. Il consent au toucher. Matteo lui touche le visage. Il demande ensuite de l'argile. Il travaille en silence pendant une heure. Quand il a fini, la sculpture montre le visage de Benedetto - avec une précision qui exclut le hasard - et une expression que Benedetto ne peut pas soutenir plus de trois secondes.
Dans la base de l'argile, une date est gravée : le vingt et un mars 1497. Dix-huit jours. Benedetto a dix-huit jours pour comprendre ce qu'il porte dans son visage sans le savoir. Pour regarder en face quelque chose qu'il a nommé mal depuis quatorze ans. Pour décider si la terreur dans l'argile est un destin ou une vérité qu'on peut traverser. Le Visage du dernier jour est un roman sur ce qu'on porte dans sa chair sans le voir.
Sur la différence entre une prophétie et un miroir. Sur ce que c'est d'avoir dix-huit jours pour regarder ce qu'on a passé une vie à ne pas regarder. Le roman ne répond pas à la question que vous vous poserez à la fin.