Germanie Supérieure, 167 apr. J.-C. Trois forts romains décimés. Pas de blessures. Pas d'assaut. Des garnisons entières parties en ordre, les sandales rangées, les boucliers alignés contre les murs. Caius Varro, frumentarius du Castra Peregrina, traverse le Rhin en plein hiver avec quatre équipiers : Fulvia, médecin de Pergame qui analyse l'eau dans des flacons de verre au bord des feux de camp ; Celer, optio hanté par la perte de sa cohorte ; Ariovistus, guide marcoman dont les loyautés s'étendent dans les deux sens du fleuve ; et Maeve, gérante de mansio qui sait plus qu'elle ne dit - pour des raisons qu'elle ne dit pas encore.
Ce qu'ils trouvent dans les forts vides n'est pas une épidémie. C'est une opération. Un composé fongique dans les puits, introduit avec une précision qui suppose des plans architecturaux, des calendriers de ravitaillement, une connaissance de l'intérieur du système romain. Quelqu'un, en territoire romain, a livré ces informations à un réseau germanique depuis deux ans. Pendant ce temps, à Rome, un jeune scribe note des anomalies dans un registre de transit que personne ne lit.
Le préteur Vindex accumule des pièces dans un dossier. Galien reconstruit les symptômes depuis des rapports de seconde main. Chacun voit une partie de la même vérité sans pouvoir la partager avec les autres. Ce que l'eau tait est un thriller d'espionnage historique sur l'information qui circule et celle qui ne circule pas, sur la trahison ordinaire et ses spirales lentes, sur ce qu'on choisit de mettre dans un rapport et ce qu'on en laisse dehors - et sur ce qui survit, six siècles plus tard, quand les noms ont disparu.
Germanie Supérieure, 167 apr. J.-C. Trois forts romains décimés. Pas de blessures. Pas d'assaut. Des garnisons entières parties en ordre, les sandales rangées, les boucliers alignés contre les murs. Caius Varro, frumentarius du Castra Peregrina, traverse le Rhin en plein hiver avec quatre équipiers : Fulvia, médecin de Pergame qui analyse l'eau dans des flacons de verre au bord des feux de camp ; Celer, optio hanté par la perte de sa cohorte ; Ariovistus, guide marcoman dont les loyautés s'étendent dans les deux sens du fleuve ; et Maeve, gérante de mansio qui sait plus qu'elle ne dit - pour des raisons qu'elle ne dit pas encore.
Ce qu'ils trouvent dans les forts vides n'est pas une épidémie. C'est une opération. Un composé fongique dans les puits, introduit avec une précision qui suppose des plans architecturaux, des calendriers de ravitaillement, une connaissance de l'intérieur du système romain. Quelqu'un, en territoire romain, a livré ces informations à un réseau germanique depuis deux ans. Pendant ce temps, à Rome, un jeune scribe note des anomalies dans un registre de transit que personne ne lit.
Le préteur Vindex accumule des pièces dans un dossier. Galien reconstruit les symptômes depuis des rapports de seconde main. Chacun voit une partie de la même vérité sans pouvoir la partager avec les autres. Ce que l'eau tait est un thriller d'espionnage historique sur l'information qui circule et celle qui ne circule pas, sur la trahison ordinaire et ses spirales lentes, sur ce qu'on choisit de mettre dans un rapport et ce qu'on en laisse dehors - et sur ce qui survit, six siècles plus tard, quand les noms ont disparu.