Le Livre de saint Jacques et la tradition du Pseudo-Turpin. Sacralité et littérature
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- Nombre de pages202
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7297-1113-9
- EAN9782729711139
- Date de parution05/11/2019
- Protection num.NC
- Infos supplémentairesMulti-format incluant PDF avec W...
- ÉditeurPresses universitaires de Lyon
Résumé
Le Livre de saint Jacques est une compilation à la fois religieuse, pseudo-historique et littéraire, rédigée en latin dans la première moitié du XIIe siècle, qui exalte le pèlerinage de Compostelle et la figure de saint Jacques. La perspective originelle de ces textes est fondamentalement spirituelle, mais non point seulement édifiante : à l'instar de la relique et du sanctuaire qu'ils célèbrent, ils visent à enraciner le sacré dans l'espace et aussi dans l'histoire terrestres.
Cependant, cette perspective s'est progressivement estompée, et seule la quatrième partie du recueil, dite Chronique de Turpin, qui conte les guerres conduites en Espagne par le Charlemagne des légendes épiques, a connu, isolément, un succès et un rayonnement considérables, dans toute l'Europe et même au-delà du Moyen Âge. Au prix d'une ambiguïté, sans doute, ou du moins d'une métamorphose : séparée du contexte qui, initialement, faisait du récit de « merveilles » la marque et la garantie de la présence du surnaturel, cette fausse chronique a été perçue tantôt comme un témoignage à caractère historique, tantôt comme une pure fiction littéraire.
En même temps que s'estompait la perception profonde du sacré se sont donc précisées aussi bien la conscience d'une forme d'historicité que la reconnaissance du travail de l'imaginaire. C'est ce mouvement que les études réunies dans ce volume s'efforcent d'éclairer, en examinant quelques aspects particulièrement significatifs de la compilation du XIIe siècle, et les étapes les plus remarquables de la diffusion, dans la longue durée et de la Scandinavie à l'Italie, de la tradition issue de la Chronique de Turpin.
Cependant, cette perspective s'est progressivement estompée, et seule la quatrième partie du recueil, dite Chronique de Turpin, qui conte les guerres conduites en Espagne par le Charlemagne des légendes épiques, a connu, isolément, un succès et un rayonnement considérables, dans toute l'Europe et même au-delà du Moyen Âge. Au prix d'une ambiguïté, sans doute, ou du moins d'une métamorphose : séparée du contexte qui, initialement, faisait du récit de « merveilles » la marque et la garantie de la présence du surnaturel, cette fausse chronique a été perçue tantôt comme un témoignage à caractère historique, tantôt comme une pure fiction littéraire.
En même temps que s'estompait la perception profonde du sacré se sont donc précisées aussi bien la conscience d'une forme d'historicité que la reconnaissance du travail de l'imaginaire. C'est ce mouvement que les études réunies dans ce volume s'efforcent d'éclairer, en examinant quelques aspects particulièrement significatifs de la compilation du XIIe siècle, et les étapes les plus remarquables de la diffusion, dans la longue durée et de la Scandinavie à l'Italie, de la tradition issue de la Chronique de Turpin.
Le Livre de saint Jacques est une compilation à la fois religieuse, pseudo-historique et littéraire, rédigée en latin dans la première moitié du XIIe siècle, qui exalte le pèlerinage de Compostelle et la figure de saint Jacques. La perspective originelle de ces textes est fondamentalement spirituelle, mais non point seulement édifiante : à l'instar de la relique et du sanctuaire qu'ils célèbrent, ils visent à enraciner le sacré dans l'espace et aussi dans l'histoire terrestres.
Cependant, cette perspective s'est progressivement estompée, et seule la quatrième partie du recueil, dite Chronique de Turpin, qui conte les guerres conduites en Espagne par le Charlemagne des légendes épiques, a connu, isolément, un succès et un rayonnement considérables, dans toute l'Europe et même au-delà du Moyen Âge. Au prix d'une ambiguïté, sans doute, ou du moins d'une métamorphose : séparée du contexte qui, initialement, faisait du récit de « merveilles » la marque et la garantie de la présence du surnaturel, cette fausse chronique a été perçue tantôt comme un témoignage à caractère historique, tantôt comme une pure fiction littéraire.
En même temps que s'estompait la perception profonde du sacré se sont donc précisées aussi bien la conscience d'une forme d'historicité que la reconnaissance du travail de l'imaginaire. C'est ce mouvement que les études réunies dans ce volume s'efforcent d'éclairer, en examinant quelques aspects particulièrement significatifs de la compilation du XIIe siècle, et les étapes les plus remarquables de la diffusion, dans la longue durée et de la Scandinavie à l'Italie, de la tradition issue de la Chronique de Turpin.
Cependant, cette perspective s'est progressivement estompée, et seule la quatrième partie du recueil, dite Chronique de Turpin, qui conte les guerres conduites en Espagne par le Charlemagne des légendes épiques, a connu, isolément, un succès et un rayonnement considérables, dans toute l'Europe et même au-delà du Moyen Âge. Au prix d'une ambiguïté, sans doute, ou du moins d'une métamorphose : séparée du contexte qui, initialement, faisait du récit de « merveilles » la marque et la garantie de la présence du surnaturel, cette fausse chronique a été perçue tantôt comme un témoignage à caractère historique, tantôt comme une pure fiction littéraire.
En même temps que s'estompait la perception profonde du sacré se sont donc précisées aussi bien la conscience d'une forme d'historicité que la reconnaissance du travail de l'imaginaire. C'est ce mouvement que les études réunies dans ce volume s'efforcent d'éclairer, en examinant quelques aspects particulièrement significatifs de la compilation du XIIe siècle, et les étapes les plus remarquables de la diffusion, dans la longue durée et de la Scandinavie à l'Italie, de la tradition issue de la Chronique de Turpin.