Franz Werfel (1890-1945) appartient à la brillante génération d'écrivains de l'Empire austro-hongrois, tels Stefan Zweig et Arthur Schnitzler, dont il partagea la gloire entre les deux guerres. D'origine juive et tchèque, comme son ami Franz Kafka, il fut aussi l'époux d'Alma Mahler. Il finit sa vie d'exilé à Hollywood près de Thomas Mann, Arnold Schönberg et Bruno Walter. D'abord poète, puis dramaturge et enfin romancier, il acquit une renommée mondiale avec Les 40 Jours du Musa Dagh (Albin Michel 1936) puis avec Le Chant de Bemadette (Albin Michel 1946), un best-seller vendu à des millions d'exemplaires.
La mort du petit bourgeois. Récit
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- Nombre de pages128
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-8249-0279-1
- EAN9782824902791
- Date de parution25/11/2015
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurRépublique des Lettres
Résumé
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Franz Werfel. "- Regarde donc de vrais prolétaires en train de mourir. C'est tout simplement enthousiasmant. Ils n'ont ni peur ni exigences. C'est une chose faite. Ils s'abandonnent, ils sont contents, ils sont tranquilles. Tous les prolétaires meurent égaux. Il n'y a que les bourgeois qui meurent différemment. Jusqu'aux plus petits. Tout bourgeois a sa façon particulière de ne pas vouloir mourir.
Cela provient de ce qu'il craint, avec la vie, de perdre encore quelque autre chose, un compte en banque, un livret d'épargne crasseux, un nom considéré ou un sofa branlant. D'ailleurs, axiome: on appelle bourgeois celui qui possède un secret. (...) - Mon cher, puisque tu parles de la morale de la mort, moi j'ai appris jusqu'ici qu'il n'y a qu'une sorte d'homme qui meure vraiment à contre-cour. Tu veux savoir qui ? Vous, les Juifs."
Cela provient de ce qu'il craint, avec la vie, de perdre encore quelque autre chose, un compte en banque, un livret d'épargne crasseux, un nom considéré ou un sofa branlant. D'ailleurs, axiome: on appelle bourgeois celui qui possède un secret. (...) - Mon cher, puisque tu parles de la morale de la mort, moi j'ai appris jusqu'ici qu'il n'y a qu'une sorte d'homme qui meure vraiment à contre-cour. Tu veux savoir qui ? Vous, les Juifs."



















