OFFRE LISEUSES
Une liseuse achetée = une housse offerte* jusqu'au 21 juin
La logique totalitaire. Essai sur la crise de l'Occident
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages648
- FormatePub
- ISBN978-2-13-084476-1
- EAN9782130844761
- Date de parution27/02/2025
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille970 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPUF
Résumé
Notre époque est celle d'une crise totale. La crise contemporaine est l'événement en lequel se révèle la logique de l'Histoire qui s'y accomplit. Cette logique est ici restituée à partir de Hegel, qui découvre dans l'Histoire un processus de totalisation achevé dans la « totalité autonome » de l'État, régie par la terreur et la guerre. Cette figure de l'État correspond au concept de totalitarisme.
Or le nazisme, caractérisé par la désintégration de l'appareil d'État, montre que le totalitarisme n'est pas forcément étatique : il existe un processus immanent de totalisation dont les régimes totalitaires ne furent que des phénomènes. Ce processus est celui que Tocqueville a vu dans la massification des sociétés dites démocratiques. Il échoue à l'expliquer, le fondant sur la Providence divine, mais a vu son lien avec la révolution industrielle.
C'est Marx qui a pensé jusqu'au bout le processus de totalisation immanent au champ des pratiques, en découvrant dans le Capital la puissance de mobilisation et de massification motrice de l'industrialisation : le capitalisme est en cela l'essence du totalitarisme contemporain, et la mondialisation n'est autre que la totalisation propre au Capital. Le surmontement de la crise s'identifie dès lors au dépassement du capitalisme.
Mais le capitalisme se définit par l'autonomisation du système des objets par rapport à la communauté des sujets , l'automatisation propre au dispositif technique est plus fondamentale que le capitalisme. Notre époque est ainsi celle du « totalitarisme technocratique » analysé par Anders : menace d'une mécanisation de l'humanité, c'est-à-dire de sa déshumanisation. Reste alors à penser ce qui se dit dans une telle catastrophe.
Or le nazisme, caractérisé par la désintégration de l'appareil d'État, montre que le totalitarisme n'est pas forcément étatique : il existe un processus immanent de totalisation dont les régimes totalitaires ne furent que des phénomènes. Ce processus est celui que Tocqueville a vu dans la massification des sociétés dites démocratiques. Il échoue à l'expliquer, le fondant sur la Providence divine, mais a vu son lien avec la révolution industrielle.
C'est Marx qui a pensé jusqu'au bout le processus de totalisation immanent au champ des pratiques, en découvrant dans le Capital la puissance de mobilisation et de massification motrice de l'industrialisation : le capitalisme est en cela l'essence du totalitarisme contemporain, et la mondialisation n'est autre que la totalisation propre au Capital. Le surmontement de la crise s'identifie dès lors au dépassement du capitalisme.
Mais le capitalisme se définit par l'autonomisation du système des objets par rapport à la communauté des sujets , l'automatisation propre au dispositif technique est plus fondamentale que le capitalisme. Notre époque est ainsi celle du « totalitarisme technocratique » analysé par Anders : menace d'une mécanisation de l'humanité, c'est-à-dire de sa déshumanisation. Reste alors à penser ce qui se dit dans une telle catastrophe.








