Pendant cent quarante-huit jours, quatre chercheurs ont assisté au procès des attentats de novembre 2015 commis à Paris et à Saint- Denis. Le 29 juin 2022, vingt hommes ont été déclarés coupables ; 2 318 femmes et hommes ont ensuite été confirmés dans leur statut juridique de victimes. Le verdict n'a pas été contesté. Ce livre propose une lecture inédite du déroulement de l'audience et déconstruit l'évidence du récit judiciaire.
Le procès a été présenté comme le jugement exemplaire de "monstres imprégnés de religion" et devenus des "machines à tuer". Or ce qui a été dit à la barre montre que le terrorisme se nourrit de bien d'autres choses. Le procès a été considéré comme une réparation offerte aux victimes et à la Nation. Or les victimes ont surtout été invitées à exposer leurs traumatismes. Certaines d'entre elles ont du reste pointé les manquements de l'Etat français - mauvais protecteur des vivants, gardien brutal des morts, éducateur défaillant des "jeunes de banlieue", ou acteur imprudent sur la scène internationale.
Le procès a-t-il permis d'éclairer le processus qui a conduit aux attentats ? Comment les avocats et les magistrats ont-ils pondéré droit et politique pénale antiterroriste ? Les sciences sociales proposent ici d'ouvrir le débat.
Pendant cent quarante-huit jours, quatre chercheurs ont assisté au procès des attentats de novembre 2015 commis à Paris et à Saint- Denis. Le 29 juin 2022, vingt hommes ont été déclarés coupables ; 2 318 femmes et hommes ont ensuite été confirmés dans leur statut juridique de victimes. Le verdict n'a pas été contesté. Ce livre propose une lecture inédite du déroulement de l'audience et déconstruit l'évidence du récit judiciaire.
Le procès a été présenté comme le jugement exemplaire de "monstres imprégnés de religion" et devenus des "machines à tuer". Or ce qui a été dit à la barre montre que le terrorisme se nourrit de bien d'autres choses. Le procès a été considéré comme une réparation offerte aux victimes et à la Nation. Or les victimes ont surtout été invitées à exposer leurs traumatismes. Certaines d'entre elles ont du reste pointé les manquements de l'Etat français - mauvais protecteur des vivants, gardien brutal des morts, éducateur défaillant des "jeunes de banlieue", ou acteur imprudent sur la scène internationale.
Le procès a-t-il permis d'éclairer le processus qui a conduit aux attentats ? Comment les avocats et les magistrats ont-ils pondéré droit et politique pénale antiterroriste ? Les sciences sociales proposent ici d'ouvrir le débat.